Visée

Le viseur optique est le véritable point noir du nouveau reflex d'Olympus. Malgré un grossissement en progrès (on passe de 0,92x sur le E-420 à 0,96x sur le E-620), la visée reste très petite et peu lumineuse (il faudrait un grossissement 1,85x pour obtenir une visée équivalente sur un capteur 24x36). La couverture de champ (95%) est honnête pour cette gamme d'appareils.
Les informations, qui sont nombreuses et complètes, retrouvent une place plus "académique" dans le viseur (en bas de la visée).

E-620 test
E-620 test


Pour viser, vous pouvez également utiliser l'écran LCD de 2,7 pouces. Celui-ci est de qualité et dispose de la technologie HyperCrystal III qui assure une bonne luminosité même en pleine lumière. Les angles de vision sont assez larges, mais on aurait préféré une définition un peu plus importante. La visée offre un champ de 100% et l'affichage reste propre même en basse lumière. On pourra toutefois lui reprocher un manque de fluidité dans certaines situations. En mode Liveview (visée directe), il est possible d'afficher de nombreuses informations sur l'écran (comme sur un compact). Ainsi, vous pourrez profiter d'un histogramme d'exposition, de plusieurs grilles d'aide à la composition (échelle, tiers...), d'une prévisualisation de la balance des blancs ou de la compensation d'exposition. Vous pourrez même zoomer sur une partie de la scène afin de vérifier la mise au point (7x ou 10x). Cette fonction s'avère très pratique pour les macros ou les prises de vue en studio, où il est possible de peaufiner sa mise au moins de façon très précise.

Autofocus

L'autofocus du E-620 est un tout nouveau modèle, développé pour l'occasion. Le module AF dispose de 7 collimateurs doublés (2 lignes de détection). 5 points AF sont en croix pour une meilleure détectivité.

En pleine lumière, le nouveau module s'avère rapide et plutôt efficace, la zone couverte étant assez large. Même en basse lumière (la plupart des reflex échouent à ce test), le E-620 arrive à faire le point. Certes, il est beaucoup plus lent, mais le module s'avère plus performant que la moyenne.

Nous avons également mesuré le temps de mise au point de l'Olympus E-620 avec le 14-42 mm sur une mire placé à 80 cm de l'appareil. L'objectif est placé à 14 mm  en enregistrant le son lors de la mise au point à la fois avec le module par différence de phase et la mise au point par détection de contraste.

Olympus E-620 test Olympus E-620 test

En pleine lumière, l'autofocus du E-620 est plutôt réactif. Sur notre mire, il faut un peu moins de 0,35 s pour que le reflex fasse le point  avec un objectif sans motorisation ultrasonique. En mode liveview, le temps de mise au point est également plus court que sur les modèles précédents. Ainsi, il faut environ 1 seconde pour l'appareil réalise le point en visée directe ce qui est plutôt honorable. Pour mémoire, il fallait presque le double de temps avec le E-520.

En basse lumière, les choses se corsent. En mode différence de phase, la mise au point devient plus aléatoire, mais globalement beaucoup plus longue. En moyenne, il faut patienter un peu plus de 2 secondes avant de pouvoir déclencher. Attention, ce résultat est long, mais l'appareil arrive à faire le point, ce que la plupart des autres boîtiers n'arrivent pas.

Olympus E-620 test Olympus E-620 test

En basse lumière, l'E-620 rest assez performant en général. Avec le nouveau module 7 points par différence de phase, il faut compter en moyenne plus de 2 secondes sur notre mire pour faire le point. Sur le terrain, le module AF sur 7 point est assez aléatoire. En fin de journée, le E-620 patine parfois assez longtemps (un peu trop) pour réaliser la netteté.

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