Canon PowerShot G10 test

Nombreux sont les photographes à la recherche d'un compact expert à la fois performant, polyvalent et léger. Chez Canon, cette gamme d'appareils est baptisée G et séduit les photographes exigeants depuis les années 2000 avec la sortie du PowerShot G1.

Au fil des versions (8 au total), les G ont su évoluer, parfois de manière surprenante (le G7 qui ne disposait plus du format Raw, ou la disparition de l'écran LCD monté sur rotule...) affichant aujourd'hui une belle maturité. Le Canon PowerShot G10 s'offre une fiche technique en béton avec un zoom grand-angle (enfin) 28-140 mm assez polyvalent et doté d'un système de stabilisation optique, un superbe écran LCD 3 pouces (460 000 points) et d'un nouveau capteur CCD de 14,7 millions de pixels (!).

D'un point de vue technique, on appréciera également l'arrivée d'un format Raw (.CR2) éditable avec le logiciel phare de Canon, DPP (Digital Photo Professional) livré en standard avec le compact. Pour traiter l'importante "masse" d'information, le G10 intègre une nouvelle puce de traitement des images, le DIGIC 4. Cette dernière devrait en outre améliorer le rendu du bruit électronique et apporte une nouvelle compression pour les vidéos : l'encodage H.264 (fichier .mov). On notera également l'apparition du mode i-contraste qui, selon Canon, "analyse une scène pendant la prise de vue ou la lecture, puis augmente la luminosité dans les zones sombres. Ceci améliore le contraste tout en conservant les détails dans des conditions d'éclairage difficiles. La série G est également reconnue pour être un modèle d'ergonomie. Le nouveau modèle est une réussite avec de nombreux barillets pour régler directement la sensibilité ISO, le mode de prise de vue, modifier la correction d'exposition. Vous retrouverez également l'incomparable roue codeuse, pour changer rapidement les paramètres ou naviguer dans les menus.

La série G, c'est également une fabrication de haut niveau avec un boîtier métal, un viseur optique, une bonne prise en main et une griffe porte flash compatible avec certains flashes cobra de la marque (Speedlite 580EX par exemple) pour profiter des modes d'exposition.

Le Canon PowerShot G10 est-il le compact expert et ultime ? Réponse dans notre test.

  •  
  • Capteur :

    CCD 14,7 mégapixels 1/1,7 pouce
  • Optique :

    5x, 28-140 mm, f/2,8-4,5
  • Stabilisation :

    oui, par déplacement de lentilles
  • Mode macro :

    oui, 1 cm
  • Viseur :

    optique avec zoom image réelle
  • Écran :

    3 pouces (7,62 cm), 461 000 points
  • Mise au point :

    multizone sur 9 points AF, 1 zone sélectionnable et détection des visages, manuelle
  • Mesure d'exposition :

    Évaluative (liée à la fonction de cadrage AF avec détection de visage), moyenne à prédominance centrale, mesure spot (centrale ou liée à la fonction de cadrage AF avec détection de visage ou FlexiZone AF)
  • Modes d'exposition :

    Auto, P,A,S,M, modes résultats, modes scènes, 2 modes personnalisables C1 et C2, panoramique et vidéo
  • Vitesse d'obturation :

    60 - 1/4000 s
  • Sensibilité ISO :

    AUTO, ISO Auto élevé, 80, 100, 200, 400, 800, 1600, mode hautes sensibilités 3200 ISO
  • Mémoire :

    SD, SDHC, MMC, MMCplus, HC MMCplus
  • Format image :

    RAW (CR2), RAW+JPEG, JPEG : 4416 x 3312 pixels
  • Format vidéo :

    640x480 pixels, QuickTime .MOV, encodage H.264
  • Alimentation :

    batterie Li-Ion propriétaire 1050 mAh, NB-7L
  • Connexion :

    USB 2, sortie vidéo, télécommande
  • Dimensions :

    109,1 x 77,7 x 45,9 mm
  • Poids :

    396 g (avec batterie, carte SD)
  • Logiciels :

    ZoomBrowser EX / ImageBrowser, PhotoStitch, RemoteCapture.

Ergonomie

Un compact expert se distingue de ses congénères "grand public" par des accès directs à de multiples fonctionnalités comme la sensibilité ISO, les différentes mesures d'exposition ou la correction d'exposition.

Dans ce domaine, le nouveau G est un élève exemplaire et l'ergonomie a encore été améliorée. Vous trouverez notamment un double barillet sur l'épaule droite du boîtier qui donne accès à la fois à la sensibilité ISO (auto, Hi, 80-1600 ISO) et aux différents modes d'exposition (auto, P,S,A,M, scènes, panoramique et vidéo). Sur l'épaule gauche de l'appareil, la molette de réglage de la sensibilité du PowerShot G9 est remplacée par le correcteur d'exposition (là aussi sous la forme d'une molette).
Le G10 conserve naturellement la roue codeuse située à l'arrière du boîtier pour modifier les paramètres de prise de vue (mode à priorité) ou naviguer dans les menus. Pas de molette placée à l'avant du boîtier donc, mais au final, cette position se trouve être très confortable. Le revêtement de la roue est également nouveau, avec des "crans" plus marqués pour une meilleure manipulation.

La prise en main du nouveau compact expert reste très agréable avec une poignée certes discrète, mais bien pratique pour la préhension de l'appareil. L'ensemble des commandes est facilement accessible et l'on peut juste regretter la position un peu basse et trop près du bord de la roue codeuse qui oblige à une contorsion du pouce pour effectuer les réglages de l'appareil.
À l'intérieur de la roue codeuse, vous trouverez un classique joypad qui permet d'accéder rapidement à la mise au point manuelle, le mode macro, la gestion du flash et la cadence rafale. Au centre, la touche Func. SET active une interface sur l'écran LCD pour régler d'autres paramètres comme la balance des blancs ou la qualité des images. Enfin, 4 touches d'accès direct sont disponibles pour modifier l'autofocus, la mesure de la lumière, l'affichage sur l'écran et le menu.

Canon PowerShot G10 test

Le Canon PowerShot G10 arbore fièrement son zoom optique 5x stabilisé. Nouveauté appréciable, le zoom commence désormais (et enfin) à 28 mm.

Canon PowerShot G10 test

Le dessus du compact a largement été modifié : correcteur d'exposition, molette pour la sensibilité et le mode d'exposition font leur apparition pour une plus grande souplesse d'utilisation.

Canon PowerShot G10 test

Le tableau de bord arrière du Canon PowerShot G10 est impressionnant. Dominé par un large écran 3 pouces (460 000 points), le dos de l'appareil est parsemé de nombreux raccourcis. L'affichage de l'écran est très fluide, même en basse lumière. Dans ce cas, le fourmillement est important et les détails s'estompent rapidement. Toutefois, la colorimétrie reste souvent plus juste qu'avec d'autres modèles, même en faible luminosité.

Canon PowerShot G10 test

La roue codeuse est l'une des pièces maîtresses de l'ergonomie du G10. Elle permet à la fois de régler rapidement les paramètres de prise de vue, de parcourir les menus ou les images enregistrées.

Canon PowerShot G10 test

Malgré une taille relativement similaire à celle du G7, le nouveau compact expert Canon est un peu plus lourd (50g).

Canon PowerShot G10 test Canon PowerShot G10 test

Si le Canon G10 mérite bien son appellation de "compact expert", il est toutefois assez volumineux, surtout comparé au Nikon P6000 et même à l'un de ses prédécesseurs (G7).

Le Canon G10 dispose d'un viseur optique. Celui-ci est peu fidèle, mais permet toutefois de cadrer soit pour économiser de la batterie, soit lorsque le soleil rend l'écran LCD trop brillant.

Canon PowerShot G10 test Canon PowerShot G10 test

Le viseur dispose d'un réglage dioptrique et de deux témoins lumineux (pour la mise au point et la recharge du flash). Sa couverture est d'environ 80%.

Menus

L'interface graphique du Canon G10 n'a guère évolué depuis les précédents modèles, mais reste un modèle de simplicité. Les menus de configuration de l'appareil sont clairs, bien agencés et défilent linéairement. Pour la prise de vue, les réglages sont également facilement accessibles par une simple pression sur la touche FUNC. Les différentes options apparaissent sur la gauche de l'écran et il suffit de jouer avec la molette pour modifier rapidement un paramètre.

Canon PowerShot G10 test Canon PowerShot G10 test

En faisant tourner la roue codeuse en mode priorité Tv, un indicateur des vitesses apparaît sur l'écran. Les menus intègrent quelques nouveautés comme le i-contraste.

Spécificités techniques

Zoom
L'optique du Canon G10 a notablement évolué. Le compact expert est désormais équipé d'un modèle grand-angle 28 mm qui s'allonge jusqu'à 140 mm (5x). Le mode télé est donc un peu plus court que le précédent modèle (210 mm), mais la courte focale est très intéressante. La luminosité du zoom ne varie pas sensiblement et l'on reste sur un f/2,8-4,5 classique et "relativement rapide". Toutefois, nous aurions aimé une optique un peu plus rapide à l'image des premiers G (f/2-2,5 ou f/2-3). Ne boudons pas notre plaisir, nous attendions depuis pratiquement 8 années l'arrivée du grand-angle, il est ENFIN là.

Canon PowerShot G10 test Canon PowerShot G10 test

Le déploiement complet du zoom requiert environ 1,7 secondes, ce qui est honorable.

Le zoom optique en action sous la surveillance des caméras vidéo...

Canon PowerShot G10 test Canon PowerShot G10 test

Amplitude du zoom optique du Canon G10 : 28 mm à gauche, télé (140 mm) à droite.

Canon PowerShot G10 test

Le zoom numérique permet d'augmenter la puissance du zoom (jusqu'à 20x) au détriment de la qualité. Les photos restent toutefois exploitables.

Canon PowerShot G10 test

Le mode macro du G10 permet de photographier les objets avec une distance de mise au point de 1 cm.

Distorsion

Canon PowerShot G10 test Canon PowerShot G10 test

En grand-angle (gauche), la distorsion est visible, mais pas catastrophique : on a déjà vu bien pire sur des compacts de la marque. Au télé, le défaut est vraiment peu visible. Sur la plupart des scènes courantes, la distorsion ne sera que peu sensible.

Stabilisation optique
Le système de stabilisation optique du Canon PowerShot G10 fonctionne assez bien et permet de gagner pratiquement 3 vitesses. Un confort à la prise de vue très appréciable.

Canon PowerShot G10 test Canon PowerShot G10 test

Exemple de photo réalisée à main levée au 1/8 s (focale 64mm eq. 24x36) avec la stabilisation optique. Vous pouvez télécharger l'image en cliquant dessus.

Alimentation
Le Canon PowerShot G10 est livré avec une batterie Li-Ion propriétaire 1050 mAh d'un tout nouveau format et donc incompatible avec les précédents modèles. Alors que l'autonomie était un des points faibles de la série G, cette nouvelle source d'alimentation est beaucoup plus performante. En effet, lors des tests, nous avons réalisé un peu moins de 600 vues (et vidéos) dans le cadre d'une utilisation classique : visualisation des images sur l'écran, réglage de l'appareil, utilisation du flash, rafale, utilisation du zoom... Une autonomie relativement confortable donc.

Canon PowerShot G10 test

Une nouvelle batterie plus performante et qui se recharge assez rapidement (environ 1h30).

Stockage et connectique
Dans le même compartiment que la batterie, vous trouverez le logement pour carte SD/SDHC (MMC et MMCPlus). Un fichier JPEG pèse entre 3 et 10 Mo et les fichiers Raw entre 10 et 22 Mo.

Canon PowerShot G10 test

Sur le côté droit de l'appareil, une trappe dissimule les différentes connectiques : sortie A/V, télécommande et USB. Le G10 ne dispose pas de sortie HDMI pour une connexion facilitée de l'appareil sur un téléviseur HD. Dommage.

Performances / autofocus
Le compact expert est un boîtier relativement véloce. Le G10 est prêt à déclencher en moins de 2 secondes et le système autofocus est assez performant dans la plupart des situations. Malgré la taille importante des images enregistrées par le capteur à 14,7 millions de pixels, le compact est disponible en moins de 2 secondes. L'enregistrement des fichiers Raw ralentit un peu l'appareil et pénalise la rafale. Une cadence rafale un peu décevante pour un compact expert.
L'autofocus est très réactif en pleine lumière et dispose de nombreux modes (détection des visages, flexizone...) pour "coller"" au mieux les différents sujets. Dans la pénombre, le G10 peine un peu plus à réaliser le point.

Performances
Canon PowerShot G10
1ère image : 1,6 secondes
Entre 2 images JPeg: 1,8 secondes
Entre 2 images Raw : 2,3 secondes
Mise au point en studio (grand-angle): 0,6 seconde
Mise au point en studio (télé moyen) : 0,6 seconde
Mise au point en studio (pénombre) : 1,4 secondes
Rafale JPeg fin : 10 images en 6,64 seconde, soit 1,5 i/s
Rafale Raw : 10 images en 11,64 secondes, soit 0,9 i/s

Flash
Le G10 est équipé d'un flash intégré (non pop-up). La portée du flash est annoncée de 30 à 4,6 m au grand-angle et jusqu'à 2,8 m au télé. Les menus offrent de nombreux réglages comme la compensation d'expositions sur +/-2 IL, la synchro lente (1er et 2e rideaux) et la correction des yeux rouges. Bien sûr, il est possible de fixer un flash externe sur la griffe du G10 (Speedlite 220EX, 580EX et le dernier 430EX II). Vous pouvez également réaliser les réglages des flashes cobra sur l'appareil (correction exposition, sync lente...). Ces flashes cobra offrent un supplément de puissance non négligeable dans certaines conditions.

Globalement, le flash intégré donne de bons résultats. La puissance est suffisante pour la plupart des situations courantes (portrait de nuit par exemple) et la balance des blancs est assez juste.

Canon Powsershot G10 test

Exemple de portrait réalisé avec le flash intégré à une distance de 1,50 m.

Qualité des images

Précision
Le capteur 14,7 millions de pixels du Canon G10 est très exigeant sur la qualité de l'optique. Sur notre mire ISO, les résultats sont tout à fait conformes à nos attentes et le compact délivre une belle qualité d'image avec une excellente précision. Le logiciel HyRes dénombre un peu plus de 2500 lignes ! Un excellent score qui flirte avec les résultats obtenus avec le Canon EOS 50D (15 Mpix) et l'optique 18-200 mm IS de la marque.
Le format Raw offre encore plus de précision. Un fichier brut traité par défaut dans DPP (le Raw est désormais éditable par le logiciel professionnel) atteint le score, faramineux (le plus haut score atteint par un appareil sur Focus Numérique), de 2700 lignes ! (vous pouvez télécharger le fichier traité).
Il est intéressant de noter que les meilleurs résultats sont obtenus à pleine ouverture (f/2,8), les effets de la diffraction étant probablement perceptibles à f/5,6.

Sur la mire ISO, le logiciel HyRes dénombre 2514 lignes au grand-angle à f/5,6 et 80 ISO sur un fichier JPeg. Beau score !

Aberrations chromatiques, franges pourpres (blooming)
Les aberrations chromatiques sont bien contenues et il faut fortement zoomer sur les images pour voir les petits défauts. Sur la plupart des tirages, les aberrations chromatiques ne sont qu'assez peu visibles.
Le phénomène des franges pourpres est également assez discret. En cherchant bien et à 100% sur écran, vous trouverez des liserés, mais vraiment rien de rédhibitoire. Il faudra réaliser des tirages papier de grande taille pour percevoir ces défauts.

canon G10 aberrations chromatiques canon g10 franges pourpres

Sur notre mire, à pleine ouverture et au grand-angle, les aberrations chromatiques (gauche) sont bien contenues. Sur une scène de "la vraie vie", on note également des aberrations chromatiques dans les branches d'arbre et de petits liserés violets. Le phénomène n'est toutefois pas réellement contraignant et peut se corriger à l'aide de logiciels spécialisés comme Adobe Camera Raw ou Lightroom 2.

Balance de blancs et couleurs
En mode automatique, la balance des blancs est plutôt pertinente avec un éclairage naturel. Habituellement, la balance des blancs faillit sur les éclairages plus complexes et artificiels. La balance automatique du G10 surprend agréablement. Sous un éclairage fluo (type lumière froide), la neutralité est presque parfaite. Sous un éclairage tungstène (plus difficile à gérer), les résultats sont assez bons sans être parfaits. Les images conservent une dominante un peu chaude, mais c'est globalement très satisfaisant et cela permet de conserver une coloration d'ambiance. Il est bon de noter que le préréglage tungstène donne de meilleurs résultats que la balance automatique. Dans des ambiances lumineuses délicates, il est préférable de photographier en Raw pour peaufiner la balance des blancs sur l'ordinateur.

canon powershot G10 test canon powershot G10 test

Sous un éclairage tungstène (gauche), l'image tire sur le rouge alors que sous un éclairage de type fluo (droite), le blanc est assez neutre.

canon powershot G10 test

Le rendu des couleurs du G10 n'est pas vraiment fidèle. On note des variations dans les tons chauds (rouge, jaune), une grande saturation dans les tonalités de bleu. Globalement, le rendu est assez "grand public" avec des images clinquantes et flatteuses.

Exposition
Le compact expert Canon expose correctement dans la plupart des situations. Vous pouvez choisir entre une mesure matricielle, pondérée centrale et spot. De quoi satisfaire les plus créatifs. Le G10 est équipé de la fonction i-contraste qui permet de révéler des détails dans les zones d'ombre tout en préservant les hautes lumières. Le système est relativement efficace (et applicable à la lecture des images également), mais ne peut être modulé sur plusieurs niveaux. Les fichiers Raw ne sont pas concernés par cette fonctionnalité.

Gestion du bruit électronique
Avec l'évolution des technologies dans la fabrication des photodiodes, nous avons vu sur plusieurs boîtiers que la présence de bruit électronique n'est pas directement proportionnelle au nombre de pixels. Pour une sensibilité donnée, le bruit électronique est souvent identique entre un capteur 8 Mpix et 12 Mpix. De plus, la plus haute définition permet de diluer plus finement les pixels colorés sur l'image et à l'impression, les artéfacts sont plus petits et donc moins visibles.
Le capteur 14,7 millions de pixels (l'une des plus hautes densités de pixels pour un compact) du G10 est donc très attendu pour les images en haute sensibilité. Sagement, Canon a limité la plage de sensibilité de 80 à 1600 ISO et l'arrivée d'un nouveau processeur de traitement des images devrait être bénéfique à la qualité des images.
En observant les images à 100% sur un écran, on constate que les images en basses sensibilités (80-100 ISO) sont très propres et la réduction du bruit est très légère (comparaison avec les images Raw). De 200 à 400 ISO, le moutonnement est un peu présent, mais le bruit chromatique est bien contenu. Sur notre mire ISO, les détails sont encore bien visibles et les images de bonne qualité. À 800 ISO, le lissage des détails est plus important et le bruit chromatique devient plus visible sous la forme de tâches diffuses. 1600 ISO est une limite raisonnable pour le Canon G10. Le lissage est dans ce cas important et les détails sont fortement dilués et le bruit chromatique est encore plus prononcé. Nous n'avons pas utilisé le mode 3200 ISO (mode scène) qui réduit la définition des images à 2 millions de pixels (1600x1200 pixels).
Globalement, le G10 n'offre pas des performances exceptionnelles sur la gestion du bruit électronique et l'on est assez proches des images produites par le précédent modèle.

canon g10 bruit électronique

Évolution de la précision des images en fonction de la sensibilité ISO. On note une forte baisse des performances à partir de 800 ISO et une dégradation plus importante de la précision des images à 1600 ISO.

Ci-dessous des détails 100% (l'image est téléchargeable en cliquant dessus) de la scène à différentes sensibilités. Nous avons également comparé les résultats JPeg avec des fichiers Raw développés avec Canon DPP et traité avec le logiciel Noiseware, les options étant calées par défaut.

Canon PowerShot G10 80 - 800 ISO
Canon PowerShot G10 1600 ISO
Canon PowerShot G10 80 - 800 ISO Raw (DPP) avec Noiseware
Canon PowerShot G10 1600 ISO Raw (DPP) avec Noiseware

Vous pouvez comparer les résultats du Canon G10 avec les images du Canon PowerShot G9 ou les clichés du Panasonic Lumix LX3. Comme nous l'avons précisé précédemment et malgré la différence importante du nombre de pixels (50% en plus pour le G10), la différence de traitement du bruit entre le G9 et le G10 est assez ténue. Toutefois, la haute définition du G10 permet de recadrer plus facilement une image.

Canon PowerShot G9 80-800 ISO
Canon PowerShot G9 1600 ISO

Le traitement du bruit du Panasonic Lumix LX3 est assez différent de celui du Canon G10. Le lissage est un peu moins important (le grain est un peu plus visible) et globalement il semble que le rendu du Panasonic soit plus agréable. les images délivrées à 1600 ISO sont quasiment équivalente concernant la reproduction des détails. Toutefois, le LX3 prend l'avantage par l'absence remarquable de bruit chromatique.

Panasonic Lumix DMC-LX3 80 - 800 ISO
Panasonic Lumix DMC-LX3 1600 - 3200 ISO

Mode vidéo
Le mode vidéo du Canon PowerShot G9 est sans doute LA déception : toujours pas de vidéo HD. Le mode 1024x768 pixels (15 i/s) disparaît même, ne laissant qu'un banal mode en 640x480 pixels. La seule nouveauté vient du format d'enregistrement...qui ne plaira pas à tout le monde. En effet, le G10 abandonne le format AVI au profit du conteneur .MOV et d'une compression H.264. Ce format, répandu sur Mac OS X, est beaucoup plus difficile à utiliser sur Windows et notamment avec les outils livrés en standard comme Movie Maker. Les appareils Canon délivrent généralement une excellente qualité de vidéo avec toutefois un inconvénient : la taille des fichiers. Ici, la compression H.264 devrait permettre de réduire la taille des fichiers tout en conservant un bon rendu.
Sur une séquence test de 30 secondes, le G10 produit un fichier de 39 Mo alors que le G7 (AVI) enregistre un fichier de 57,5 Mo. Une différence significative surtout au regard de la qualité. La compression H.264 est plus performante dans les ambiances lumineuses délicates (le fourmillement est moins visible). En pleine lumière, les différences sont moins sensibles et certains pourront même préférer le rendu du format AVI.

Canon G10 test vidéo

Vous pouvez également télécharger la vidéo réalisée avec le PowerShot G7 pour comparer les deux formats.

Exemples


1/160 s, f/4, ISO 80
1/250 s, f/4, ISO 160(auto)
1/200 s, f/4,5, ISO 200
1/125 s, f/4, ISO 80
1/8 s, f/2,8, ISO 400
1/20 s, f/3,2, ISO 1600
1/250 s, f/4,5, ISO 200
1/60 s, f/2,8, ISO 250(auto)
1/320 s, f/4,5, ISO 80
1/25 s, f/2,8, ISO 200

Conclusion

Après plusieurs années d'attente, le Canon PowerShot G10 offre enfin un grand-angle à la gamme des compacts experts de la marque. Certes la plage focale est un plus réduite que sur le précédent modèle (5x contre 6x sur le G9), mais le grand-angle 28 mm apporte un indéniable confort d'utilisation. Bien sûr, ce "G" est un digne héritier de la gamme : sa fabrication est superbe et vous disposez de nombreux raccourcis pour paramétrer rapidement l'appareil. La nouvelle interface est encore plus efficace et vous pouvez désormais accéder aux réglages de la sensibilité, du mode d'exposition ou du correcteur d'exposition via de simples molettes. Pratique et très rapide. L'ergonomie réussie du G10 est sans doute son principal atout.
Tous les modes manuels sont présents et bénéficient de la roue codeuse à l'arrière du boîtier. Le mode RAW évolue également puisqu'il est maintenant directement éditable et modifiable via le logiciel professionnel DPP. La griffe flash (compatible avec les flashes cobra de la marque) et le superbe écran LCD de 3 pouces (460 000 points) viennent compléter une fiche technique déjà impressionnante.
L'autre nouveauté incontournable reste bien sûr le capteur de 14,7 millions de pixels. Associé à l'optique, il délivre une superbe qualité d'image en basse sensibilité (le meilleur score sur nos mesures de résolution). La gestion du bruit électronique est sans (bonne) surprise et le G10 délivre des images parfaitement exploitables jusqu'à 400 ISO voire 800 ISO. À 1600 ISO, les plus exigeants seront sans doute déçus et un reflex numérique fait aujourd'hui beaucoup mieux. Il faudra probablement traiter les images pour des impressions en grandes tailles.
Le Canon G10 est équipé d'un nouveau processeur DIGIC 4 qui assure une bonne réactivité de l'appareil. La mise en route est assez rapide et les temps d'enregistrement ne pénalisent pas trop le photographe, même en mode RAW, ce qui est plutôt appréciable. Seul le mode rafale peine à satisfaire avec une cadence à 1,5 i/s en JPeg et seulement 0,9 i/s en Raw...
Ce tableau positif est un peu terni par quelques oublis et notamment le mode vidéo HD. On regrette également que l'appareil ne dispose pas d'une sortie HDMI pour profiter des images sur un téléviseur à la norme.

Au final, le Canon PowerShot G10 reçoit facilement un Recommandé pour son ergonomie quasi parfaite, une bonne réactivité et une qualité d'image excellente jusqu'à 400 ISO.

Points forts

Zoom 5x optique stabilisé de belle qualité
Mode macro 1 cm
Bonne autonomie de la batterie
Écran LCD 3 pouces (460 000 points) de bonne qualité
Appareil utilisable en Raw (rapide) et fichiers Raw éditables avec DPP (livré)
Flash intégré et griffe compatible avec les flashes cobra de la marque

Points faibles

Gestion du bruit électronique perfectible au-delà de 400 ISO
Pas de vidéo au format HD
Pas de sortie HDMI
Pas d'écran LCD rotatif comme sur les premiers appareils de la gamme
Viseur optique peu fidèle
Mode rafale décevant, même en JPeg
Canon G10 recommande
Canon PowerShot G10
Qualité de fabrication :
Confort d'utilisation :
Vitesse :
Caractéristiques :
Qualité des images :
8,5/10
8,5/10
8/10
9/10
8/10

La concurrence

Le Panasonic LX3 est sans doute le concurrent le plus direct du Canon PowerShot G10. D'une très belle construction, le LX3 offre également des modes manuels et la possibilité d'enregistrer au format Raw (propriétaire hélas, mais bientôt pris en compte par Lightroom...). Si l'ergonomie générale du LX3 est un cran en dessous de la prestation du G10, le compact de Panasonic dispose d'atouts non négligeables comme un grand-angle plus large (limité toutefois à 60 mm en télé), une luminosité supérieure (f/2-2,8), un mode rafale plus rapide et surtout un mode vidéo en haute définition (1280x720 pixels). En outre, le Lumix LX3 est à la fois plus petit, plus léger et donc plus discret. Il ne dispose pas d'un viseur optique et le modèle optionnel est à la fois outrageusement cher et peu pratique.
L'autofocus du G10 est un peu plus rapide et les deux appareils sont finalement assez agréables à utiliser en mode Raw. La définition des images est en faveur du Canon G10, mais le traitement du bruit électronique est plus plaisant avec le compact expert de Panasonic.

Panasonic Lumix LX3

L'autre boîtier concurrent est naturellement le P6000 de Nikon. Celui-ci dispose d'arguments intéressants comme un grand-angle 28 mm, un capteur à 13,5 Mpix et quelques fonctionnalités audacieuses comme la présence d'un GPS intégré pour géolocaliser les clichés et une connexion Ethernet pour transférer directement les images sur le service d'hébergement en ligne de Nikon.

Nikon P6000

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