Avec son capteur relativement petit (17,3 x 13 mm) et une définition assez élevée, l'Olympus E-420 n'est clairement pas à l'aise dans les hautes sensibilités. Si le capteur est relativement bien connu (il doit équiper le Panasonic L10), la gestion du bruit électronique avec ce système n'est pas encore à la hauteur de la concurrence.

Le E-420 dispose de 4 niveaux de réduction du bruit électronique : sans, faible, standard, fort.
Sans réduction du bruit, le moutonnement est visible dès la plus basse sensibilité (100 ISO). Celui-ci est relativement bien contenu jusqu'à 400 ISO, devient très présent à 800 et il dégrade énormément les images à 1600 ISO. Toutefois, c'est bien sûr dans ce mode que les images conservent le plus de détails. La définition de 10 Mpix permet de réaliser des tirages A3+ sans trop de problèmes jusqu'à 800 ISO.
Avec la réduction du bruit enclenchée, les algorithmes effectuent un lissage progressif des images afin de limiter l'apparition du moutonnement. Visuellement, sur un affichage plein format sur un écran 24 pouces ou sur un tirage A3+, le lissage permet de gagner une vitesse et les clichés à 800 ISO sont parfaitement exploitables. Sur les 3 niveaux, le mode standard offre sans doute le meilleur compromis détails/lissage du bruit. Il est intéressant de noter que le traitement de fichier Raw à l'aide d'un logiciel spécialisé comme NoiseWare (NoiseNinja, NeatImage...) donne souvent de meilleurs résultats que le traitement interne du boîtier.

Dans les hautes sensibilités, on note également un autre problème, peut-être plus contraignant : la forme du bruit électronique. En effet, celui-ci se présente sous la forme d'une trame malheureusement souvent trop visible et trop artificielle. Celle-ci apparait clairement sur les photos sombres sur lesquelles on tente de remonter les valeurs (voir l'exemple ci-dessous).
Vous pouvez visualiser ci-dessous notre mire aux différentes sensibilités et mode de réduction du bruit et comparer ces résultats avec les autres boîtiers du moment (Pentax K200D, Nikon D60, Alpha 350 ou Canon EOS 450D). Sur ce terrain, l'E-420 est sans doute l'appareil qui produit les clichés les plus dégradés dans les hautes sensibilités.

olympus e-420 couleur test

Evolution de la résolution en fonction de la sensibilité. On note une première dégradation importante à 800 ISO, mais la précision reste tout à fait acceptable. La seconde dégradation est sensible à 1600 ISO.

olympus e-420 bruit électronique

Dans les zones sombres (bord de la cheminée), on peut facilement voir le bruit électronique qui forme une trame assez désagréable.


Olympus E-420 réduction du bruit désactivée
Olympus E-420 réduction du bruit faible
Olympus E-420 réduction du bruit standard
Olympus E-420 réduction du bruit forte
Olympus E-420 réduction du bruit avec le logiciel NoiseWare

Les fichiers ci-dessus sont issus d'un développement Raw sans réduction de bruit (la colorimétrie est également un peu différente). Ensuite, le logiciel NoiseWare est utilisé pour réduire les artéfacts.
Les résultats sont assez significatifs : le lissage est moins important, les détails mieux préservés et le moutonnement mieux traités. Pour les hautes sensibilités, il est donc préférable de travailler en mode Raw et de travailler ses images avec un logiciel spécialisé. Le flux de travail peut être considérablement rallongé.

Vous pouvez comparer la gestion du bruit électronique du E-420 avec d'autres boîtier comme le Pentax K200D, le Canon EOS 450D, le Nikon D60 ou le Sony Alpha 200.

Pentax K200D réduction du bruit forte
Canon EOS 450D réduction du bruit activée
Nikon D60 100 - 1600 ISO réduction du bruit automatique
Nikon D60 3200 ISO réduction du bruit automatique
Sony Alpha 200 100 - 1600 ISO réduction du bruit
Sony Alpha 200 3200 ISO réduction du bruit
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