Autant vous le dire tout de suite, l’utilisation de cette optique, montée sur un 5D MK II, en situation réelle de prise de vue et non pas enfermé dans un studio avec des mires, est un vrai plaisir. Malgré son ouverture minimale de f/4, les flous d’arrière plan sont très agréables. Le sujet au premier plan se détache parfaitement, et l’arrière plan ne se transforme pas en grosse masse informe. Cet objectif permet au superbe capteur du 5D MKII de pleinement s’exprimer. Les deux forment une très jolie paire. Autre très bon point à noter, l’absence quasi permanente d’aberrations chromatiques. Toutefois, il est des cas où, notamment dans les coins, nous avons pu noter la présence de franges colorées. Cela n’est néanmoins visible que dans des cas où la luminosité est très forte, avec par exemple un fort contre jour et un ciel très lumineux.

Canon EF 24-105 mm f/4 L IS USM : exemples de franges colorées et d'aberrations chromatiques. Celles-ci sont assez bien contenues et peuvent facilement se traiter avec un logiciel comme Adobe Lightroom.

Scène photographique plus classique. Nous montrons ici l'évolution du piqué à 105 mm à différentes ouvertures.

Canon EF 24-105 mm f/4 L IS USM - évolution du piqué en fonction de l'ouverture de f/4 à f/16 au centre de l'image à 105 mm.

Même scène, mais photographiée à 24 mm. Ici, le bracketing d'ouverture met en évidence les différences de rendu de l'objectif.

Canon EF 24-105 mm f/4 L IS USM - évolution du piqué en fonction de l'ouverture de f/4 à f/16 au centre de l'image à 24 mm.

Autofocus et stabilisation
En ce qui concerne l’autofocus, il est à la hauteur de la construction globale de l’objectif, très performant et surtout discret. La course est rapide grâce à l’USM et la reprise manuelle du point très efficace. En revanche, on ne peut pas en dire autant du stabilisateur optique. S'il est efficace et permet, tout comme sur le 18-200 mm (test), un vrai gain de quatre diaphragmes, il est par contre assez bruyant, et son petit bruit devient vite agaçant. On l’entend très perceptiblement quand on a l’œil collé au viseur et il se déclenche dès que l’autofocus est enclenché. Il est donc conseillé de ne le mettre en fonction qu’en cas de nécessité, et surtout pas en mode vidéo. En effet, si cela peut s’avérer très pratique pour compenser les inévitables tremblements, le micro très sensible du boitier capte tous les bruits du boîtier, de l’autofocus et encore plus du stabilisateur. N’oubliez donc pas le micro externe si vous voulez profiter de son efficacité.

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