Avec un prix très attractif, Tamron a forcément dû consentir à quelques compromis au niveau de la finition. L’optique est ainsi livrée sans pochette de rangement, qui pourtant aurait été plus que bienvenue, étant donné que l’optique ne sera sans doute pas constamment utilisée et sera soumise à divers allers-retours entre le boîtier et le sac.
Seul accessoire fourni, le parasoleil, assez large et de bonne facture. Sa matière plastique peut faire peur au premier abord, mais manipulé avec le minimum de soins, il n’y a aucun risque. La découpe est efficace et saura faire face aux différents cas de flare.

Tamron 10-24 mm f/3,5-4,5 Di II test Tamron 10-24 mm f/3,5-4,5 Di II test

Le Tamron SP AF 10-24 mm f/3,5-4,5 Di II monté sur un Nikon D90

L’optique en elle-même est plutôt bien construite bien que tout en plastique. La baïonnette est toutefois en métal, gage de solidité. Pour le prix, on ne pouvait guère espérer une construction plus luxueuse, mais le grand-angle 10-24 mm de Tamron propose l'essentiel. La plus grande partie du fût est occupée par la bague de zoom. Très large, elle est pourvue d’un grip qui permet une bonne préhension grâce à ses stries rapprochées. La course est souple et l’on peut passer assez facilement d’un extrême à l’autre. Si la bague de zoom est agréable à manipuler, il n’en est pas de même pour la bague de mise au point. Les constructeurs doivent estimer qu’avec les autofocus présents sur tous les boîtiers, plus personne n’utilise la mise au point manuelle. Mais pour ceux qui, comme moi, font encore confiance à leurs yeux pour effectuer la mise au point, ou quand la luminosité devient trop faible pour l’autofocus, la bague de mise au point est ici bien trop petite. Quand l’œil est collé au viseur, il faut tâtonner un petit moment avant de tomber dessus. La bague de zoom aurait pu être légèrement plus petite pour laisser un peu de place à la bague de mise au point. Mais une fois celle-ci bien en main, la mise au point est tout à fait agréable, les stries permettent une bonne accroche, et la course est assez fluide pour permettre de faire le point rapidement et efficacement.

Tamron 10-24 mm f/3,5-4,5 Di II test Entre les deux bagues, on trouve le traditionnel rappel du modèle de l’optique, de ses caractéristiques et la marque. Mais ici, le tout semble imprimé sur un simple adhésif collé à la va-vite, et qui peut se décoller à tout instant. Pas très sérieux. Enfin, l’échelle des distances se trouve à l’extrémité de l’optique, simplement gravée sur le fût, et non pas placée derrière une vitre comme chez d’autres constructeurs, ce qui démontre l’absence de tropicalisation, ou du moins de protection contre les poussières ou petites gouttes de pluie. Le test grandeur nature sous la pluie n’a pas été effectué, mais je doute que l’optique résiste longtemps à des mauvaises conditions climatiques.
Une fois ces considérations esthétiques passées, intéressons-nous à la qualité des images produites, avec les tests de mires et dans la vraie vie.

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