Les mires ont parlé. Voyons maintenant ce qu’il en est en utilisation quotidienne. Pour ces tests, seuls ont voulu poser pour nous la poubelle et les pots de peinture. Vous excuserez donc le manque de glamour de ces images. Les nounours viennent quelque peu sauver l’intérêt photographique de ce test.
Les photos à la lumière du jour confirment nos observations en studio.
À pleine ouverture, le vignettage est notable et la distorsion un peu visible, la distorsion se faisant moins sentir, de par la scène photographiée. L’image des pots de peinture laisse quand même apparaître une belle déformation dans les coins, donnant l’impression que l’image a été imprimée sur papier et les coins cornés. À cela s’ajoute l’apparition de contours colorés verts, visibles sur l’image de la poubelle. Ils sont très légèrement présents jusqu’à f /2, s’estompent au-delà pour complètement disparaître à f/5,6. Ces aberrations colorées savent rester discrètes et ne viendront pas gâcher votre photo, même en cas de forte luminosité. On constate les mêmes qualités de piqué qu’au studio. À f/2, cela est bon, et très bon à partir de f /2,8.

Même si la pleine ouverture fournit les meilleurs flous (logique, me direz-vous, avec si peu de profondeur de champ), cette tendance se perpétue aux ouvertures suivantes, et on peut vraiment dire que cette optique donne tout son potentiel à f/2. Un très bon piqué et un dégradé de flou vraiment très esthétique, qui permettra sans problème d’utiliser cet objectif pour du portrait. Sur la photo d’exemple, le flou est propre, que ce soit avant ou après la zone de mise au point, ce qui permet d’avoir un portrait tout en douceur et sans cassure dans les dégradés de flou.

Aberrations chromatiques

Nikkor AF-S 50 mm f/1,4 G test AC Nikkor AF-S 50 mm f/1,4 G test AC Nikkor AF-S 50 mm f/1,4 G test AC

Les aberrations chromatiques sont très discrètes. Avec certains reflex de la marque (D300 et D700), elles sont traitées directement par le processeur interne de l'appareil pour les sorties JPeg. Ici, les images vont de f/1,4 (gauche) à f/2,8 (droite).

Distorsion

Nikkor AF-S 50 mm f/1,4 G test distorsion Nikkor AF-S 50 mm f/1,4 G test distorsion Nikkor AF-S 50 mm f/1,4 G test distorsion

Évolution de la distorsion de f/1,4 à f/2,8 (de gauche à droite). Les déformations géométriques sont assez bien contenues.

Vignetage

Nikkor AF-S 50 mm f/1,4 G test vignetage Nikkor AF-S 50 mm f/1,4 G test vignetage Nikkor AF-S 50 mm f/1,4 G test vignetage

Diminution du vignetage de f/1,4 à f/2,8 (de gauche à droite). À partir de f/2,8, le vignetage devient quasiment imperceptible et ne peut être considéré comme un problème.

Autofocus
Bien sûr l'une des nouveautés importantes reste la motorisation ultrasonique SWM (Silent Wave Motor) qui procure une mise au point rapide et silencieuse. Sur le terrain, le Nikkor AF-S 50 mm f/1,4 G se révèle effectivement très silencieux, bien plus que son prédécesseur AF-D. Sur la rapidité de mise au point, le gain est plus délicat à mettre en évidence, même si on a l'impression que globalement l'objectif fonctionne de manière plus fluide.
Attention, à pleine ouverture et même en mode autofocus, la mise au point est délicate, la profondeur de champ est très réduite et la moindre erreur est immédiatement visible.

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