Avec la gamme G, Nikon abandonne définitivement la bague de diaphragme, présente depuis les débuts de la monture F. Il faut tout de même avouer que depuis un bon nombre d'années et a fortiori depuis l'arrivée du numérique, plus personne ne se sert de cette bague, préférant bloquer le diaphragme sur sa plus petite ouverture et se servir de la molette située à côté de la poignée, bien plus pratique et fonctionnelle. Ainsi, la main n’a plus à jongler entre la mise au point et le diaphragme.
Par ailleurs, cette absence donne un aspect bien plus sobre et épuré à cette optique. Et plus c’est épuré, mieux c’est. Surtout sur un objectif qui se doit d’être le plus simple et le plus fiable à utiliser. Une bague de moins qui tourne, c’est aussi une porte d’entrée de moins pour les poussières et l’humidité. C’est donc un bon point pour cette optique de base. Cette bonne impression est confirmée par la première prise en main, très agréable. Le poids est raisonnable, assez lourd pour donner une impression de sérieux et apporter un peu de stabilité quand on descend dans les basses vitesses. On a trop souvent vu des 50 mm poids plume, moins chers, pratiques pour êtres transportés partout, mais à la finition bien trop légère pour inspirer autant de confiance que ce Nikon. La robe dorée de la boîte donne toujours cette impression "pro", et la présence d’un pare-soleil et d’une housse renforce la confiance que l’on peut accorder en terme de qualité et de sérieux à la marque jaune. Avant même d’avoir monté l’optique sur le boîtier, on est rassuré par la prise en main, et la moitié du chemin vers la satisfaction est déjà parcourue. Nikon fait partie de ces marques qui ont une vraie expérience dans le marketing photo, et qui ont compris depuis très longtemps que le client devait être conquit dès la prise en main de la boîte. C’est ici encore une fois réussi.

La bague de mise au point est bien faite, fluide, mais pas trop pour ne pas glisser entre les doigts. Le crantage est toujours agréablement construit, de manière à bien accrocher en toutes circonstances. On pourra cependant regretter que cette bague ne soit pas plus large, surtout que de la place aurait pu être récupérée avec l’absence de la bague de diaphragme. Un caoutchouc occupant la quasi-totalité du fût aurait été le bienvenu, et apporterait un confort supplémentaire. C’est le seul point vraiment décevant dans la construction. Même si l’autofocus est de plus en plus performant et donc de plus en plus utilisé, il n’en reste pas moins qu’il est bon d’avoir à disposition une bague de mise au point efficace et agréable à utiliser. C'est d'autant plus regrettable que le Nikkor 50 mm AF-S f/1,4 G dispose de deux modes de mise au point : M/A (autofocus à priorité manuelle) et M. Ici on se sent frustré, on la cherche un peu des doigts, et finalement on remet l’autofocus. Dommage. Pour le reste, encore une fois, rien à redire. Même le bouton de mise en fonction de l’autofocus tombe bien et ne nécessite pas de devoir lever l’œil du viseur pour l’actionner. Pour finir, l’aspect granuleux de la matière est comme toujours très agréable au toucher, et donne un aspect plus robuste à l’ensemble. Quand on vous dit que le moindre détail a son importance, on peut même être séduit par une simple granulation. Une belle construction c’est bien, mais une bonne qualité optique c’est encore mieux. Voyons donc voir ce que nous propose ce 50 mm 1,4 G Nikon.

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