En extérieur

Un week-end à la campagne, du soleil, rien de tel pour pousser cette optique dans ses retranchements et voir comment elle se comporte en situation de reportage, sa première vocation. Première étape, le marché. Avec ses couleurs vives et par grand soleil, c’est l’endroit idéal pour s’assurer de la bonne restitution des teintes et surtout voir comment est géré le problème de la diffraction. Et là, bingo. Regardez ces beaux radis, biens rosés, qui ne donnent pas l’impression de « baver » sur le légume voisin. Et ces nappes, resplendissantes, qui donnent toute la mesure de leur éclat. On prend plaisir à rentrer dans l’image, chercher les détails. Les images sont flatteuses, sans excès, juste vraies.

Canon 18-200 mm IS exemple 50 mm Canon 18-200 mm IS exemple 18 mm
Canon 18-200 mm IS exemple 135 mm Canon 18-200 mm IS exemple 200 mm

Forte amplitude du zoom : la même scène à 18, 50, 135 et 200 mm. Vous pouvez télécharger les images en cliquant sur les vignettes.

Une fois de retour à la maison, prenons un peu de temps pour analyser précisément la qualité de l’image. Le jardin sera notre lieu d’expérimentation. Après avoir obtenu l’autorisation du lapin, de la statue et de la chaise, nous pouvons commencer nos investigations.

Comme nous pouvons le voir sur les images, à pleine ouverture, ce 18-200mm offre un très bon piqué. Les détails de la statue sont très bien restitués, et au 200mm, les craquelures de Jacquot le lapin sont, à son plus grand regret, bien visibles. Même avec une matière très réfléchissante comme la pierre blanche de la statue, les contours restent bien définis et la présence de franges colorées est quasi imperceptible. Sans atteindre le piqué et le rendu très subtil d’une optique de gamme L, cet objectif présente à toutes les focales un rendu plus qu’agréable, bien défini, homogène et sans exagération. Avec des images à pleine ouverture, et donc très faible profondeur de champs, les flous en arrière-plan sont très doux. Le dégradé du net au flou se fait sans douleur, tout en subtilité. Aux longues focales, ici testées au 135mm, on va même découvrir un flou « circulaire », qui peut surprendre à première vue, mais qui devient très vite agréable et donne un aspect particulier aux images. Au 50mm, soit l’équivalent d’un 80mm, les dégradés de flous sont parfaitement maîtrisés, ce qui fait également de cette optique une bonne alternative pour quelques portraits.

Canon 18-200 mm IS exemple 200 mm

Le flou arrière n'est pas trop nerveux et présente une belle matière.

On peut rester éloigné de son sujet sans problème, les détails seront toujours présents aux longues focales, et nul besoin de réfréner ce léger tremblement qui secoue notre main à la vue de la sublime image qui se forme dans le viseur grâce au stabilisateur optique intégré.

Stabilisation optique
Canon promet, grâce au stabilisateur, un gain de quatre diaphragmes. À première vue, on se dit « quel bel argument marketing », surtout au vu de la publicité pour ce système, représentant un photographe à trois jambes. Ce stabilisateur est-il aussi efficace qu’une troisième jambe ? Est-ce seulement une belle promesse commerciale ?

Et bien pas seulement. Le dispositif est réellement efficace. Que ce soit en plein jour ou dans un environnement faiblement éclairé, on peut facilement réduire le temps de pose, pour ne pas trop faire grimper la sensibilité par exemple, sans risquer de voir apparaître un horrible flou de bougé.
Le stabilisateur est efficace, mais ne fait pas de miracles. Pour éviter tout flou de bougé, il est normalement conseillé de ne pas prendre un temps de pose inférieur à 1/focale, soit au 1/200ème sec au 200mm et 1/120ème sec au 120mm. Dans notre exemple en plein jour, la fleur a été photographiée à 200 mm. Nous avons réussi à descendre au 1/30ème sec, soit un gain de 2 diaphs 2/3, ce qui nous a permis de conserver une ouverture à f/16 et rester à 400 iso. Cela représente déjà un gain très bénéfique, mais c’est encore plus impressionnant avec notre exemple par faible luminosité. Pour photographier cette bougie, nous avons mis notre optique en position 120 mm. En temps normal, il nous aurait été impossible de descendre en dessous du 1/100ème sec. Grâce au système Canon, la photo a été réalisée au 1/8ème sec, et vous pouvez constater que par rapport à l’image faite sans stabilisateur optique, le flou est très bien contenu. Nous avons donc bien ici un gain de quatre diaphs. Bravo Canon, mission accomplie. De plus, l’optique possède son propre "petit cerveau intelligent" qui permet de détecter les mouvements horizontaux, quand vous suivez par exemple une voiture lancée à pleine vitesse, et désactive ainsi la stabilisation pour conserver le filet donnant l’impression de vitesse. Ce procédé de stabilisation, que de nombreuses marques tentent de démocratiser sur les optiques en plus de certains boîtiers, est ici parfaitement opérationnel.

Canon 18-200 mm IS 200 mm stabilisation Canon 18-200 mm IS 200 mm stabilisation>

Les effets, bénéfiques, de la stabilisation optique. À main levée, il est possible de prendre des photos au télé (120 mm) au 1/8 s soit un gain appréciable de 4 vitesses. (sans stabilisation à gauche et avec stabilisation à droite).


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