Pentax K10D

L'écran LCD est d'une facture désormais assez classique et s'étend sur une diagonale de 6,35 cm pour une définition de 210 000 pixels. La qualité d'affichage est également sans réelle surprise et les angles de visions assez larges pour un bon confort de visualisation. On pourra toutefois reprocher à Pentax une vitre de protection assez brillante qui peut perturber la visibilité des images lorsque le soleil est trop présent. Pour cela, on préféra le système de protection en plastique adopté par Nikon sur son D80 qui non seulement protège l'écran, mais qui plus est diminue la réflexion de la vitre tout en pénalisant pas l'affichage.

Les menus du reflex Pentax sont toujours aussi linéaires. Dommage que l'interface graphique soit aussi minimaliste.

 

Le menu personnalisation est relativement complet (6 écrans) et permet de peaufiner au mieux les réglages de l'appareil.

Menus

Pas de révolution dans les menus Pentax. Vous disposez toujours du menu rapide accessible via la commande Fn pour modifier le mode rafale, la sensibilité ISO, le mode flash ainsi que la balance des blancs. Il n'existe toujours pas de réelle interface graphique, les menus sont présentés de manières très linéaires. C'est simple à comprendre, mais l'accès à certaines options nécessite parfois beaucoup de manipulation, notamment pour le formatage de la carte par exemple. Comparée aux Olympus E-400, Nikon D40 ou Canon 400D, l'interface K10D prend un sacré coup de vieux. En "vieux", le reflex de Pentax propose toujours un petit écran LCD sur le dessus de l'appareil pour rappeler constamment les principaux paramètres de prise de vue. Ce dernier est relativement complet, même s'il ne permet pas de connaître de manière précise la sensibilité utilisée ainsi que la balance des blancs. Notez toutefois que vous retrouvez un complément d'information et notamment la sensibilité et le mode de balance des blancs sur l'écran LCD arrière. Une pression sur la touche Info vous conduit à un écran beaucoup plus complet en mode prise de vue. Le mode lecture est également très riche et efficace. Vous pouvez afficher soit l'image en vignette avec les données de prise de vue, soit l'image en plein écran avec l'histogramme de luminosité en surimpression ou encore l'image en vignette avec la répartition des pixels colorés (rouge, vert et bleu) sur 3 histogrammes différents pour une information plus précise sur la qualité de l'exposition.

Enfin, les plus patients et les plus érudits se pencheront avec délectation sur le menu de personnalisation qui permet de peaufiner au mieux les réglages du K10D. Affichage du collimateur AF, réglage des paliers pour la température des couleurs, paramétrages des molettes dans les modes Sv, Tv et Av, rotation automatique des images, bracketing... les options sont nombreuses et permettent de se concocter un K10D aux petits oignons.

Infos et Bracketing

En appuyant simplement sur le bouton Info à l'arrière du boîtier, vous affichez sur l'écran LCD arrière les principaux réglages de la prise de vue.
Grâce au menu bracketing avancé vous pouvez choisir entre balance des blancs, saturation, netteté ou contraste.


Le K10D permet de régler rapidement la balance des blancs en fonction des conditions lumineuses avec les données présélectionnées.

La balance des blancs personnalisée s'étend de 2500 à 10 000 K. Il est en outre possible de jouer sur les axes colorimétriques pour modifier plus simplement les teintes.

 

Balance des blancs

Pour cette option, le K10D offre une large palette de réglages. En plus des traditionnelles balances préréglées (automatique, lumière du jour, ombre, nuageux, fluo, tungstène, flash), vous retrouverez la balance manuelle ainsi que la possibilité de définir 3 réglages personnalisés. Ce dernier mode est intéressant, puisqu'il permet de régler précisément la température des couleurs en degré Kelvin et de modifier le rendu colorimétrique selon les axes Bleu - Ambre et Vert - Magenta.

Des fonctions très appréciables si l'on connaît bien son appareil, car il faut faire confiance au rendu colorimétrique de l'écran LCD qui n'est pas forcément très fidèle. Cette option peut s'avérer assez utile en studio lorsqu'il est possible de vérifier rapidement la colorimétrie des images sur un véritable écran d'ordinateur. Une fois de plus le format Raw (PEF ou DNG) permet de s'affranchir de cette contrainte avec tellement de facilité qu'il est parfois dommage de s'en passer.

Toutefois, pour ceux qui voudraient se servir de ces fonctionnalités, sachez qu'il est possible de réaliser une prévisualisation (prise de vue non conservée en mémoire) de la photographie à réaliser. Pour cela, il suffit de tourner la molette de mise sous tension sur la position testeur de profondeur de champs pour prendre un cliché et ainsi apporter les corrections colorimétriques avant la prise de vue.

Mode rafale

La notice du K10D annonce un mode rafale dont la cadence atteint 3 images par seconde jusqu'à saturation de la carte mémoire si les photos sont en JPeg. En mode Raw (PEF et DNG), la capacité de l'appareil se limite à 10 vues et tombe à 6 images si vous avez activé le mode Raw + JPeg. Sur le terrain, nos tests ont corroboré ces affirmations sur tous les modes.

Une fois de plus nous regrettons que les constructeurs se "contentent" d'une cadence de 3 images/s. En effet, il est préférable d'avoir une cadence supérieure (5 images/s par exemple) pour rendre l'appareil polyvalent, notamment pour la photo sportive, et limiter le nombre d'images à 20 vues ce qui est largement suffisant dans la plupart des cas.

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