Focus Numérique
 
Pentax K10D

Ergonomie / prise en main, Mise sous tension

 

Le K10D tranche réellement avec l'ancienne gamme de reflex estampillée *ist. Beaucoup plus imposant (le *ist D revendiquait lors de sa sortie le titre du plus petit reflex numérique), le K10D reste toutefois d'un encombrement bien moindre qu'un Nikon D200 par exemple et se rapproche plutôt d'un Canon 30D. Finalement, avec les mensurations suivantes, 14,1 x 10,1 x 14 cm (et 14,1 x 10,1 x 17 cm avec le parasoleil), le K10D n'est pas vraiment encombrant et se manie assez facilement même avec de petites mains. Le plus « surprenant » vient du poids du reflex. En effet, avec le kit 18-55 complet (carte, batterie, objectif, parasoleil), le K10D affiche près de 1050 g sur la balance, ce qui est loin d'être négligeable lorsque l'on porte l'appareil pendant plusieurs heures autour du cou où à la main. Un poids qui renforce toutefois l'impression de robustesse.

Il faut dire que Pentax n'a pas fait dans la demi-mesure avec le K10D pour séduire le photographe expert : châssis en magnésium, revêtement antiruissellement (avec la présence de 72 joints toriques aux endroits les plus sensibles à l'eau et à la poussière) et viseur pentaprisme. Du lourd donc, mais appréciable. La prise en main est franche et le revêtement assez agréable. Malgré une poignée un peu courte en hauteur (le petit doigt passe largement sous le socle du boîtier), le renflement est particulièrement bien adapté à la main.

Si le K10D est relativement ramassé, c'est surtout au niveau du poids et de la finition que le K10D fait la différence par rapport aux autres boîtiers à 1000 euros.

Mise sous tension
Pentax K10D

Classiquement chez Pentax, la mise en route du K10D s'effectue par la rotation de la couronne située autour du déclencheur, la couronne de mise en route sert également de testeur de profondeur de champ. Un positionnement assez astucieux, puisque qu'il permet d'être rapidement opérationnel pour déclencher (le doigt n'a pratiquement pas de chemin à parcourir). Une troisième position sur la couronne (en plus du On/Off) permet à la fois de tester la profondeur de champ ou de prendre une photo « témoin » sans pour autant l'enregistrer sur la carte. Une fonctionnalité qui peut paraître de prime abord curieuse, mais qui permet par exemple de contrôler la balance des blancs.

Le K10D est très rapide et requiert moins d'une demi-seconde pour être prêt. Le dernier Pentax semble ne dormir que d'un œil et s'échappe du mode veille presque instantanément. Le nettoyage du capteur par vibration nécessite une seconde et ne peut être interrompu. Il n'est pas obligatoire et peut être désactivé dans les menus. La stabilisation requiert également quelques secondes avant d'être opérationnelle. Un témoin dans le viseur vous permet d'être informé en permanence sur l'activité de la fonction de stabilisation.


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