

Le K10D permet de régler rapidement la balance des blancs en fonction des conditions lumineuses avec les données présélectionnées.


La balance des blancs personnalisée s'étend de 2500 à 10 000 K. Il est en outre possible de jouer sur les axes colorimétriques pour modifier plus simplement les teintes.
Pour cette option, le K10D offre une large palette de réglages. En plus des traditionnelles balances préréglées (automatique, lumière du jour, ombre, nuageux, fluo, tungstène, flash), vous retrouverez la balance manuelle ainsi que la possibilité de définir 3 réglages personnalisés. Ce dernier mode est intéressant, puisqu'il permet de régler précisément la température des couleurs en degré Kelvin et de modifier le rendu colorimétrique selon les axes Bleu - Ambre et Vert - Magenta.
Des fonctions très appréciables si l'on connaît bien son appareil, car il faut faire confiance au rendu colorimétrique de l'écran LCD qui n'est pas forcément très fidèle. Cette option peut s'avérer assez utile en studio lorsqu'il est possible de vérifier rapidement la colorimétrie des images sur un véritable écran d'ordinateur. Une fois de plus le format Raw (PEF ou DNG) permet de s'affranchir de cette contrainte avec tellement de facilité qu'il est parfois dommage de s'en passer.
Toutefois, pour ceux qui voudraient se servir de ces fonctionnalités, sachez qu'il est possible de réaliser une prévisualisation (prise de vue non conservée en mémoire) de la photographie à réaliser. Pour cela, il suffit de tourner la molette de mise sous tension sur la position testeur de profondeur de champs pour prendre un cliché et ainsi apporter les corrections colorimétriques avant la prise de vue.
La notice du K10D annonce un mode rafale dont la cadence atteint 3 images par seconde jusqu'à saturation de la carte mémoire si les photos sont en JPeg. En mode Raw (PEF et DNG), la capacité de l'appareil se limite à 10 vues et tombe à 6 images si vous avez activé le mode Raw + JPeg. Sur le terrain, nos tests ont corroboré ces affirmations sur tous les modes.
Une fois de plus nous regrettons que les constructeurs se "contentent" d'une cadence de 3 images/s. En effet, il est préférable d'avoir une cadence supérieure (5 images/s par exemple) pour rendre l'appareil polyvalent, notamment pour la photo sportive, et limiter le nombre d'images à 20 vues ce qui est largement suffisant dans la plupart des cas.
Le flash intégré au K10D fonctionne selon 7 modes : automatique, automatique + yeux rouges, forcé, forcé + yeux rouges, synchro lente, synchro lente + yeux rouges et synchro lente deuxième rideau.
Ce flash a un nombre guide de 11 à 100 ISO et nécessite une pression sur un bouton pour le déploiement pop-up. La correction du flash s'effectue de -2 à +1 par paliers de 1/3 IL.
Le système P-TTL de Pentax est disponible sur le K10D et permet une meilleure exposition grâce à la mesure de la lumière ambiante et celle du flash par le posemètre multizone avant que le miroir se relève.
En effet, une série de pré-éclairs permet au posemètre d'évaluer correctement l'intensité du flash pour exposer correctement la scène. L'obturateur mécanique du K10D permet une synchro flash au 1/180 s.
Pour des fill-in nécessitant une vitesse d'obturation plus élevée (par beau temps), il faudra se rabattre sur un flash externe de type AF540FGZ qui permet une synchro flash hautes vitesses.
Sur le modèle que nous avons eu, il est impossible de piloter un flash externe sans fil. Une lacune que devrait combler une mise à jour du firmware prévue pour le début d'année 2007.
Petite déception par contre concernant l'absence de prise synchro X pour relier des flashs studio. Sur un modèle semi-pro, c'est un point assez regrettable.
Le flash 540FGZ sera pilotable à distance et sans cordon lors de la mise à jour du firmware qui devrait être disponible au début de l'année 2007.