Olympus OM-D E-M1 II : les meilleures offres

Olympus E-M1 II test review recommandé

Vous êtes nombreux à attendre notre conclusion sur le nouvel Olympus OM-D E-M1 II ; au fil de nos tests, le boîtier hybride s'est montré largement à la hauteur et nous a impressionnés sur de nos nombreux aspects. Il n'y a donc pas de suspens : le boîtier d'Olympus reçoit haut la main un recommandé.

Mais, nous le répétons régulièrement, il n'y a pas d'appareil photo parfait ; tous ont leurs avantages et leurs inconvénients. C'est à vous de choisir le bon boîtier en fonction de votre pratique photographique, de vos envies, de vos besoins et naturellement de votre budget.

Le plus cher, le plus complet

Le budget justement est un point essentiel. L'E-M1 II est le boîtier Micro 4/3, le plus cher de l'histoire (le Panasonic GH5 est sans doute en compétition dans cette catégorie...). L'E-M1 II est également le plus performant et le plus avancé du moment. Olympus, comme la plupart des constructeurs d'appareils photo, se positionne désormais sur des modèles haut de gamme. En franchissant la barre symbolique des 2 000 €, l'E-M1 Mark II vient "jouer" dans la même cour que des boîtiers équipés de capteurs 24x36 comme le Sony A7R, le Nikon D750 ou le Pentax K-1.

En matière de qualité d'image, les plus grands capteurs offrent une meilleure prestation avec, globalement, une gestion du bruit électronique plus fine jusqu'à 6 400 ISO et une latitude de travail en photo et vidéo plus souple. Une fois de plus, tout le monde n'est pas concerné par ces nécessités. Reste la profondeur de champ. Le petit format du capteur 4/3" rend le flou arrière un peu moins présent que sur les capteurs 24x36, à moins de préférer des optiques très lumineuses comme le récent 25 mm f/1,2.

Pour le reste des fonctionnalités, l'OM-D E-M1 II est impressionnant et rivalise sans problème avec des appareils plus haut de gamme, à commencer par la prise en main. Avec sa finition à l'épreuve des intempéries, nous avons vraiment le sentiment d'utiliser un boîtier robuste, un boîtier "pro" comme nous aimons le dire. Nous regrettons seulement que les différentes informations sur le boîtier ne soient pas gravées, mais simplement sérigraphiées. Nous savons, d'expérience, que les différentes manipulations de l'appareil finissent toujours pas émousser et faire disparaître ces informations.

S'il est un peu lent – tout est relatif – à la mise sous tension, l'E-M1 II sait rattraper son retard. L'autofocus est très rapide en pleine lumière ou dans la pénombre et la latence au déclenchement est inexistante. Animé par deux processeurs 4 cœurs, l'E-M1 propose, en plus d'un autofocus de haute volée, des modes rafales qui viennent surclasser les reflex sportifs chez Canon et Nikon (respectivement les 1D X Mark II et D5) avec des cadences à 10 ips avec un obturateur mécanique et jusqu'à 18 ips en obturation électronique. Certes, le capteur est plus petit que le 24x36 des modèles précédemment cités, mais les chiffres sont là et sont réellement impressionnants ! Toutefois, le suivi AF reste un cran en dessous des reflex professionnels. 

Ce n'est pas encore assez ? Le mode Pro Capture est pour vous. Vous pouvez alors déclencher à la cadence de 60 ips – oui, comme une vidéo, non en simple 4K, mais bien en 5K... – en RAW/JPEG. En outre, les 14 images précédents le déclenchement sont également enregistrées pour une rafale complète de 99 images. À l'opposé, le mode Haute Résolution intéressera les photographes de studio pour des packshots acérés.

Restons dans le monde de la vidéo. L'E-M1 II propose une avancée significative par rapport aux précédents modèles et même tous les autres modèles de la marque. La qualité d'image en HDTV 1080 est largement améliorée avec des débits supérieurs, toutes les cadences habituelles (60/50/30/25 et  24p) en compression inter (IPB) ou intra (ALL-I les images sont compressées individuellement). Les effets de rolling shutter sont également moins visibles. Vous pouvez également filmer en 4K/UHD (uniquement IPB). La sortie HDMI n'est pas compressée, mais Olympus n'a pas encore le raffinement d'un Sony A7S en matière de fonctionnalités. Vous n'avez pas accès à des zébras pour l'exposition ou un enregistrement en Log, mais il y a un mode flat pour faciliter l'étalonnage. Nous avons toutefois noté que les très hauts débits annoncés ne sont pas au rendez-vous.

En vidéo, la stabilisation mécanique est réellement impressionnante. Couplée à l'optique 12-100 mm, elle aussi stabilisée, elle permet à l'E-M1 II de pratiquement se dispenser de tout autre système de stabilisation de type steadycam ou gimbal.

En photo, cette stabilisation est également impressionnante avec gain de plus de 4 IL avec une optique stabilisée. Là encore, le confort est réel et, avec une optique très lumineuse, l'hybride d'Olympus sera à l'aise dans pratiquement toutes les conditions.

Le juste équilibre ?

Avec un boîtier léger, compact et performant, l'E-M1 II est donc un boîtier bien équilibré. Il n'est pas le meilleur dans tous les secteurs (gestion des plus hautes sensibilités ISO, viseur électronique...), mais il apparaît comme un excellent compromis entre compacité, polyvalence du système et compacité.

L'E-M1 II n'est pas exempt de défaut (il y en a toujours) et son plus grand défaut, comme beaucoup de boîtiers Olympus, réside dans la relative complexité d'utilisation. Le boîtier comporte beaucoup de raccourcis et les menus sont aussi interminables que parfois abscons. Si l'E-M1 II est facilement personnalisable, il reste bien moins intuitif que le Fujifilm X-T2 avec son contrôle manuel du diaphragme, de l'ouverture et du temps de pose. L'autonomie de la batterie est certes en progrès, mais là encore, il sera impératif de s'équiper d'une ou deux batteries supplémentaires pour partir en toute sérénité.

Points forts

Points faibles

Belle qualité de fabrication du boîtier

Appareil parfois trop complexe à utiliser

Gestion du bruit électronique de qualité jusqu'à 3 200 ISO

Autonomie de la batterie encore trop réduite (environ 500 vues)

Rafale jusqu'à 18 ips et 60 ips en obturation électronique !

Pas le meilleur viseur électronique du marché

Autofocus très rapide dans la plupart des situations lumineuses

Dynamique des images plus limitée que les modèles APS-C

Le meilleure suivi autofocus dans le segment Micro 4/3

Gestion des hautes sensibilités ISO plus compliquée que les modèles APS-C

Stabilisation mécanique très efficace en photo et vidéo. Possibilité de synchronisation avec stabilisation optique.

Lissage un peu trop appuyé en JPEG pour les hautes sensibilités ISO

Viseur électronique spacieux et fluide

Écran tactile limité : pas d'interaction avec les menus, monopoint

Écran LCD orientable (rotule) et tactile

Pas de rétroéclairage des commandes

Boîtier facilement personnalisable

Pas de recharge via la prise USB C

Excellent système antipoussière

Pas de puce GPS intégrée

Mode vidéo 4K et UHD complet (micro / casque...)

Pas de transfert des images par Bluetooth

Parc d'optiques intéressant

Pas de mode panoramique par balayage

Nombreux filtres artistiques et fonctionnalités : Pro-capture, LiveBulb, Créateur de Couleur, HDR, multi-exposition...

Pas de Log en vidéo. Qualité d'enregistrement 1080 décevant.

 

Format RAW propriétaire (.ORF)


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