Olympus OM-D E-M1 II : les meilleures offres

Pas de révolution dans cette nouvelle mouture de l'Olympus OM-D E-M1 (Mark II), mais les concepteurs du boîtier ont apporté quelques changements bien sentis. 
Olympus OM-D E-M1 II test review vue de face capteur
E-M1 II : un boîtier à l'épreuve des intempéries. Il faut toutefois penser à mettre un objectif devant !

La construction interne ne change et nous retrouvons dans l'E-M1 II un châssis en alliage de magnésium à la fois solide et léger. En bon boîtier professionnel, le nouvel hybride dispose d'une finition à l'épreuve des intempéries. Ce Mark II ne résistera pas à un bain forcé en piscine, mais vous pourrez affronter sans la moindre inquiétude une pluie, une tempête de neige ou des bourrasques poussiéreuses. Vous pourrez également le passer sous l'eau pour un nettoyage rapide. Il faudra toutefois veiller à un bien utiliser une optique également tropicalisée.

Gabarit

L'E-M1 II se positionne comme un boîtier professionnel et doit donc assurer une bonne prise en main avec une large poignée. L'adoption d'un capteur 4/3" permet toutefois de réduire considérablement l'encombrement général du boîtier. L'hybride d'Olympus est significativement plus compact que le reflex Nikon D500 ou le Canon 7D Mark II. En outre, l'encombrement des objectifs est également plus réduit. 

Olympus OM-D E-M1 II comparaison dimensionsOlympus OM-D E-M1 II test review comparaison dimensions

Toutefois, il faut bien garder en tête qu'en matière d'autonomie — nous y reviendrons —, l'adoption d'un grip pour accéder à une batterie supplémentaire est presque incontournable pour atteindre environ 800 vues, soit peu ou prou ce que peut offrir un reflex de cette catégorie... sans poignée additionnelle. 

Au final, il faut donc ajouter quelques centaines d'euros (299 €) et quelques centimètres à son boîtier, ou penser à prendre plusieurs batteries — donc plusieurs dizaines de grammes — dans son fourre-tout.

Question poids justement, là encore, l'E-M1 II se démarque en accusant 574 g tout équipé (sans optique). À titre de comparaison, le Nikon D500 grimpe à 860 g et le 7D Mark II, à 910 g, poids auxquels il faut naturellement ajouter les optiques qui sont plus lourdes pour les boîtiers reflex APS-C. Au final et malgré ce problème de batterie, l'E-M1 Mark II permet de gagner en volume et en poids, ce qui n'est pas négligeable.

Interface

Le dessus du boîtier présente un tableau de bord pour le moins impressionnant avec de nombreux leviers, molettes et touches. C'est un peu le signe distinctif d'Olympus, mais cette profusion de commandes peut également rebuter certaines photographes, notamment les professionnels qui travaillent finalement dans des configurations fixes.

Olympus OM-D E-M1 II test review vue de dessus
Notez la présence, sur l'avant du boîtier d'une prise synchro flash.

Sur l'épaule gauche, vous trouverez un faux barillet (ressemblant aux anciennes molettes qui permettaient de rembobiner les pellicules). Celui-ci regroupe le levier pour la mise sous tension et deux commandes pour accéder à la motorisation (/ HDR) et le mode de mise au point, ainsi que la mesure d'exposition. La sélection d'une commande affiche deux menus en haut et en bas de l'écran, le choix des options s'effectuant avec la molette avant (menu haut) et la molette arrière (menu bas).

Olympus E-M1 II test review menu HDR

Sur l'épaule droite se dresse un imposant barillet pour le choix des modes d'exposition (PSAM), mais aussi les modes personnalisés C1/C2/C3, le mode vidéo et les filtres artistiques. Sur l'arrière de la poignée, vous aurez accès à deux boutons personnalisables, le premier étant réservé par défaut à la courbe de rendu, le second à la vidéo. Par défaut aussi, le correcteur d'exposition est positionné sur la molette du boîtier qui a tendance à tourner assez facilement. Pendant nos essais, nous avons régulièrement photographié avec une sous- ou sur-exposition. Il faudra penser à affecter la correction à une autre touche.

Le dos de l'appareil est un peu plus sobre. Vous trouverez une commande pour basculer l'écran en mode rappel des fonctionnalités (tactile). Le levier permet de basculer sur une deuxième configuration des commandes. Vous trouverez un trèfle de sélection, un bouton d'accès aux collimateurs AF, ainsi que les commandes Menu, Lecture et Corbeille. 

Olympus OM-D E-M1 II test review vue de dos
L'E-M1 II intègre de nombreuses commandes et de nombreux raccourcis directs pour certaines fonctionnalités. C'est très appréciable, d'autant que la plupart de ces commandes sont personnalisables. C'est pratique, mais configurer le boîtier à sa mesure peu prendre des allures de véritable parcours du combattant. 

Olympus E-M1 II menu personnalisation

Menus

Les menus du boîtier hybride n'ont pas été simplifiés... au contraire ! Ils sont denses et parfois assez complexes malgré l'aide contextuelle. Il n'est pas simple de comprendre tous les réglages et il faut souvent se reporter à la documentation pour comprendre les réglages. Ainsi, il est possible de paramétrer le Scanner AF. Mais qu'est-ce que le scanner AF ? L'aide est pour le moins laconique...

Olympus E-M1 II menu personnalisation

Olympus propose pléthore d'options pour personnaliser le boîtier. C'est un atout, mais parfois, on a l'impression que les ingénieurs sont allés un peu trop loin : ainsi, il est possible de choisir la durée de pression pour les différentes commandes nécessitant un appui prolongé...

Olympus E-M1 II menu personnalisation


Visée

Écran

Les ingénieurs d'Olympus ont décidé d'intégrer un écran LCD orientable et monté sur une rotule. Un système que nous apprécions tout particulièrement, puisqu'il offre une plus grande liberté de mouvement. Le seul problème est l'accès à la connectique, située sur la gauche de l'appareil, lorsque l'écran est ouvert. C'est un problème récurrent — les boîtiers Panasonic présentent le même — qui n'a pas trouvé de solution jusqu'à maintenant pour une utilisation en vidéo.

Olympus OM-D E-M1 II test review écran

L'écran est toujours tactile et permet de déplacer le collimateur AF à l'aide du pouce lorsque vous utilisez le viseur électronique à la manière d'un trackpad (il faut toutefois activer la fonction dans les menus). Malheureusement, toute l'interface du boîtier n'est pas optimisée pour une utilisation tactile. Ainsi, les menus ne sont pas modifiables au doigt. Par contre, il est possible de sélectionner directement les options dans le menu graphique info.

Viseur

Olympus a reconduit le viseur électronique de la précédente version avec une dalle assez précise de 2 360 000 points et un grossissement important de 0,74x (eq. 24x36). Nous aurions toutefois aimé une amélioration en matière de définition, à l'image de l'exceptionnel viseur électronique du Leica SL avec ses 4,41 Mpx. La fréquence de rafraîchissement est de 120 ips, ce qui offre une belle fluidité d'affichage, même en basse lumière.

Autre point important, l'E-M1 est capable d'ajuster la luminosité de l'affichage en fonction de la lumière ambiante pour conserver une visée plus naturelle. Une fonction qu'il est possible de débrayer pour ceux qui souhaitent justement pouvoir mieux voir dans l'obscurité. La visée électronique a certains avantages sur la visée optique : un cadrage 100 %, la possibilité d'afficher de nombreuses informations (histogramme d'exposition, niveau électronique, grille d'aide à la composition, courbe de tonalité...) et vous pouvez également prévisualiser certains réglages comme la balance des blancs ou les filtres artistiques.

Malgré tous les progrès, la visée électronique reste en retrait face à la visée optique sur certains points. Elle n'est pas aussi précise et pas aussi réactive. En effet, le passage brutal d'une zone sombre à une zone lumineuse n'est pas immédiatement retranscrit dans la visée, qui doit s'adapter pendant un petit laps de temps. Il en va de même pour des changements brutaux de balance des blancs.

Fonctionnalités

L'E-M1 II propose différents modes de prise de vue, comme le Live Time ou Live Composite pour faciliter la captation de feux d'artifice, de lightpainting ou de déplacement d'étoiles. 

Crédit photo : Robin Wong

Vous disposez également des filtres artistiques déjà présents dans les boîtiers Olympus depuis de nombreuses années. Ceux-ci permettent d'obtenir des rendus singuliers très rapidement sans passer par un logiciel de retouche. Nous apprécions tout particulièrement le filtre dramatique et les différents rendus noir & blancs.


Différents rendus de filtres artistiques.

Le Créateur de couleur est également une fonctionnalité intéressante qui permet de pousser très facilement une dominante colorée via une interface circulaire.

Habituellement présent dans les modes scènes, le mode panoramique n'est plus disponible sur cette nouvelle version de l'E-M1.

Autonomie et connectique

Nouvelle batterie

L'imposante batterie de l'E-M1 II est finalement un peu décevante. En effet, malgré les 12,8 W.h de la batterie Li-Ion, l'autonomie du boîtier peine à dépasser 500 vues et lors de nos tests, dans des conditions normales d'utilisation, nous étions plus proches de 400 déclenchements que de 500...

Cette autonomie limitée reste donc un vrai talon d'Achille face aux reflex. Il faudra impérativement investir dans une seconde batterie (80 € tout de même), voire dans une poignée d'alimentation. Attention, la poignée ne permet de transporter qu'une seule autre batterie, contrairement à la poignée du Fujifilm X-T2


Olympus OM-D E-M1 II test review autonomie / batterie
La nouvelle batterie BLH-1 est beaucoup plus volumineuse que sa sœur BLN-1.

L'hybride Olympus est livré avec un chargeur de batterie externe. Ce dernier est assez rudimentaire, avec un seul témoin de charge. Malgré la présence d'une prise USB C, il n'est malheureusement pas possible de recharger l'appareil photo à partir d'une batterie externe ou simplement un chargeur de téléphone. La recharge de la batterie est toutefois beaucoup plus rapide que sur les précédents modèles et c'est déjà un progrès très intéressant. En outre, l'E-M1 II dispose d'un mode "veille rapide" qui permet d'économiser de manière importante la durée de vie de la batterie. 

Connections

Côté connectique, l'E-M1 II est doté d'une entrée micro stéréo et d'une sortie casque afin de vérifier la captation sonore. Une sortie HDMI est également au programme, et une puce Wi-Fi a trouvé sa place afin de transférer les images vers un smartphone, mais aussi pour piloter le boîtier à distance sans fil. 




Vous pouvez désormais avoir un contrôle complet sur la prise de vue. Ainsi, vous pouvez agir sur le mode d'exposition (PSAM), la sensibilité ISO et la balance des blancs. Vous pouvez également définir la zone de mise au point directement sur l'écran de votre smartphone. Enfin, vous pouvez également marquer vos images avec les données GPS de votre téléphone, l'E-M1 II ne disposant pas de dispositif prévu à cet effet.

Nous regrettons toutefois qu'Olympus n'ait pas déployé un système de transfert similaire au SmartBridge de Nikon, via une puce Bluetooth, pour une connexion moins gourmande en énergie et plus simple à mettre en place.

Olympus E-M1 II wifi


Bruit au déclenchement

Le boîtier hybride est plutôt discret avec un obturateur mécanique feutré et assez agréable à l'oreille. Il est également possible d'utiliser un obturateur électronique pour un déclenchement totalement silencieux. Une fonctionnalité parfaite pour la photographie de spectacle.


Olympus OM-D E-M1 II : les meilleures offres
Contact Vie privée, Cookies Conditions Générales d'Utilisation