Sigma Art 12-24 mm f/4 DG HSM : les meilleures offres


Sigma Art 12-24 mm f/4 DG HSM

Le Sigma Art 12-24 mm f/4 DG HSM, zoom ultra grand-angle disposant d'une ouverture constante f/4, est le compagnon idéal du 24-105 mm. Au programme, on trouve une ambitieuse formule optique composée de 16 lentilles réparties en 11 groupes incluant des lentilles asphériques (dont 1 moulée de 8 cm de diamètre) et 5 lentilles en verre FLD (faible dispersion). Sigma annonce bien entendu une très haute qualité d'image sur l'ensemble du champ, une compatibilité avec les capteurs de 50 Mpx ou plus, une faible présence d'aberrations chromatiques et de flare, ainsi qu'une absence totale de distorsions.

Bien entendu, ce nouveau zoom est dans la lignée de la gamme Art. On commence par une construction en métal avec des éléments internes en TSC (un matériau optimisé pour les dilatations thermiques) et une protection contre les intempéries (baïonnette avec joint d'étanchéité, traitement déperlant sur les lentilles externes. On retrouve également la nouvelle version du moteur HSM. L'objectif est compatible avec le Dock USB, la bague d'adaptation en monture FE (monture EF) et éligible au programme de changement de monture. Il pèse tout de même 1,15 kg pour des dimensions de 10,2 x 13,1 cm. Sa distance minimale de mise au point est de 24 cm et il intègre un diaphragme à 9 lamelles.

Ce nouveau zoom s'oppose directement au magnifique 11-24 mm f/4 de Canon, qui est toujours notre coup de cœur. Celui-ci avait d'ailleurs fortement impressionné M. Kazuto Yamaki, le PDG de Sigma que nous avions rencontré lors de la dernière édition du CP+ et à qui nous avions demandé quel était le produit qui l'avait le plus marqué en optique sur les 5 dernières années.

En ce qui concerne la technologie pure, je dirais les verres à diffraction de Nikon. Et pour le produit, je dirais le Canon EF 11-24 mm f/4 L USM. Beaucoup, beaucoup de technologies et savoir-faire se retrouvent dans cet objectif. Le seul problème est le prix. Katzuto yamaki, PDG de Sigma.

Canon EF 11-24 mm f/4 L USM

Canon EF 11-24 mm f/4 L USM

Au final, Canon signe encore une très belle optique qui en fera rêver plus d'un ! La firme nippone propose un outil de travail redoutable pour les photographes de paysages et d'architecture. 

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Caractéristiques

Monture : Canon EF, Nikon F, Sigma
Format couvert : 24 x 36 mm
Plage focale : 12-24 mm
Équivalent 24x36 sur capteur APS-C : 18-36 mm
Ouverture maximale : f/4
Ouverture minimale : f/22
Distance de mise au point : 0,24 m
Nombre de lamelles du diaphragme : 9
Construction : 16 lentilles réparties en 11 groupes
Éléments spécifiques : 5 verres FLD, 3 verres asphériques, 1 verre SLD
Échelle des distances : oui
Rapport de reproduction : 0,2x
Motorisation : oui
Stabilisation : non
Dimensions : 102 x 131,5 mm
Diamètre filtre : NA
Poids : 1 150 g
Pare-soleil : oui, intégré
Étui souple : oui

Prise en main

Quel bel objet ! La lentille frontale bombée de près de 10 cm de diamètre est un délice pour les yeux. On a envie de la frotter pour y lire l'avenir, telle une boule de cristal. La qualité de fabrication est exemplaire et le design, sobre et élégant. On est dans la droite ligne des standards établis sur la gamme Art de chez Sigma.

Sigma Art 12-24 mm f/4 DG HSM : prise en main

L'objectif est imposant et lourd : plus de 1 kg sur la balance. C'est vraiment le maximum que l'on peut utiliser à main levée avec un boîtier du calibre d'un EOS 5D Mark IV sans subir un déséquilibre violent pour le poignet. Attention toutefois aux longues séances de prises de vue à main levée ! Niveau encombrement, grâce à son pare-soleil intégré, les dimensions de l'objectif ne changent pas en fonction de la focale utilisée. De plus, ce pare-soleil sert de pare-chocs à la lentille frontale lorsque l'on porte l'appareil à l'épaule.

Sigma Art 12-24 mm f/4 DG HSM : prise en main

La bague de zoom est assez lourde à manier (diamètre des lentilles à déplacer), mais sa fluidité est tout à fait correcte. On dispose de 6 repères de focale allant du 12 au 24 mm, ce qui assure une assez bonne précision. Cette bague est par contre un peu étroite et aurait mérité quelques millimètres de largeur supplémentaires.

Sigma Art 12-24 mm f/4 DG HSM : prise en main

Il en va de même pour la bague de mise au point manuelle située vers l'extérieur, qui offre cependant d'une fluidité proche de la perfection. La course est relativement modérée et on dispose de repères de butées aux deux extrémités (infini et distance minimale de mise au point). Bien entendu, un indicateur de distance de mise au point dynamique vient parfaire ce joli tableau.

Sigma Art 12-24 mm f/4 DG HSM : prise en main

Sur le côté, un seul et unique interrupteur permet de désactiver l'autofocus. Malgré cela, la retouche manuelle du point est évidemment possible. Notons que cet objectif est bien entendu compatible avec le Dock USB et éligible au programme de changement de monture probablement en catégorie 2. Il est livré avec un étui semi-rigide. Seule déception : le bouchon de protection avant est réalisé dans un plastique léger qui n'est pas au niveau du reste de l'objectif.

Test labo

La notion de piqué est assez délicate à traiter. C'est ce que l'on peut assimiler à la "sensation de netteté" et/ou à la "précision" que l'on observe sur une image. Elle peut être très différente d'un objectif à un autre, d'une focale à une autre et d'une ouverture à une autre. Elle peut aussi varier entre le centre et les bords de l'image. On a coutume de dire que le piqué est optimal au centre et aux ouvertures moyennes : f/8 ou f/11 par exemple.

De plus, le piqué va dépendre de la définition du capteur de votre appareil (nous avons testé l'objectif avec un Canon 5DsR de 50 Mpx) et de la taille de son capteur (24 x 36 mm pour le 5DsR). Plus les pixels sont petits, plus le système montrera ses limites à cause de la diffraction. Ce phénomène s'amplifie à mesure que l'on ferme le diaphragme de l'objectif.

Le 5DsR dispose d'une définition de 8 736 x 5 856 px. Chaque pixel mesure donc 4 micromètres de côté. L'ouverture minimale conseillée pour éviter les problèmes de diffraction est donc de f/11 !

La qualité optique que procure ce nouvel objectif est impressionnante. Le niveau de piqué est très élevé et l'homogénéité, remarquable, le tout dès la plus grande ouverture f/4. L'objectif avale sans sourciller les 50 millions de pixels du 5DsR.

Aux 12 et 16 mm, c'est à f/8 et f/11 que l'objectif délivre le meilleur de lui-même, avec une homogénéité quasi parfaite sur l'ensemble des images. Aux plus grandes ouvertures, on souligne que les bords sont légèrement en retrait par rapport au centre. Aux 20 et 24 mm, l'effet "wahou" est un peu moins prononcé, mais le niveau du piqué est néanmoins très élevé.
Seul fait surprenant : le piqué baisse très légèrement au centre à f/8. On observe aussi un décalage de piqué entre le centre et les bords extrêmes des images aux plus grandes ouvertures. Pour ces deux focales, c'est à f/11 que l'objectif délivre son maximum. Enfin, on peut également saluer les très faibles aberrations chromatiques.






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Nous venons seulement de finir de mettre en place notre nouvelle scène test. Tout n'est pas encore calé (choix des zones d'intérêt, optimisation de l'exposition, exploitation des leds pour la dynamique, les aberrations chromatiques, le bokeh...), mais nous vous proposons une première série de planches réalisées avec le 12-24 mm. Une chose est sûre : il va falloir revoir nos critères visuels de piqué, et nous sommes convaincus que notre nouvel outil est paré pour affronter sans sourciller des 100 ou 150 millions de pixels.




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Impossible de ne pas comparer ce nouveau 12-24 mm à ses concurrents plus ou moins directs : on pense évidemment au Canon EF 11-24 mm f/4 L USM, mais aussi au Nikon 14-24 mm f/2,8 (que nous n'avons malheureusement pas eu l'occasion de tester). Dans un souci de cohérence, nous avons passé tous les fichiers sur une base de 20 Mpx (la définition des images faites avec le 11-24 mm Canon sur le Canon EOS 6D).



Pas de doute, ces deux objectifs sont tout simplement excellents et proposent des résultats tout à fait comparables. Néanmoins, force est de constater que Sigma prend l'avantage sur le piqué et l'homogénéité, un cran au-dessus de ce que délivre le Canon.

Attention, n'oublions pas que le modèle Canon démarre à 11 mm, contre 12 mm pour le Sigma. Cela fait assez peu de différence, mais c'est tout de même à prendre en compte.








Test terrain

La focale

Une focale correspond à un angle de champ – ou angle de vision – couvert par l'appareil équipé de l'objectif. Plus la focale est importante, plus l'angle de champ est réduit : on parle de longue focale. À l'inverse, plus la focale est courte, plus l'angle de champ est large : on parle de grand-angle.

Voici ce que l'on obtient avec le 12-24 mm monté sur un Canon EOS 5DsR (équipé d'un capteur 24 x 36 mm). En l'utilisant sur un reflex équipé d'un capteur APS-C, on obtiendrait un équivalent 19-38 mm (coefficient de conversion de 1,6x chez Canon).

L'usage premier de cet objectif est le paysage et les grands espaces, ou encore l'architecture (intérieure ou extérieure). Le Sigma Art 12-24 mm f/4 DG HSM a la particularité de ne présenter que très peu, voire pas de déformations. Les usages sont donc très larges, sans jeu de mots. Grâce aux très hautes définitions, on peut même envisager la réalisation de panoramiques (avec recadrage bien entendu).

Marque : Canon
Modèle : Canon EOS 5DS R
Vitesse : 1/50 s, ouverture : f/4.0
Sensibilité : 100 ISO
Focale : 24 mm, décalage expo : 0 IL
Objectif : Sigma Art 12-24 mm f/4 DG HSM
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Marque : Canon
Modèle : Canon EOS 5DS R
Vitesse : 1/40 s, ouverture : f/5.6
Sensibilité : 100 ISO
Focale : 12 mm, décalage expo : 0 IL
Objectif : Sigma Art 12-24 mm f/4 DG HSM
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Marque : Canon
Modèle : Canon EOS 5DS R
Vitesse : 1/20 s, ouverture : f/4.0
Sensibilité : 160 ISO
Focale : 12 mm, décalage expo : 0 IL
Objectif : Sigma Art 12-24 mm f/4 DG HSM
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Le vignetage

Tous les objectifs donnent une image dont la périphérie, et particulièrement les coins, sont plus sombres. Le vignetage se mesure en IL (Indice de Lumination) : la valeur indiquée mesure la différence, en IL, entre la quantité de lumière reçue par les bords et celle reçue au centre.

Le vignetage est bien présent, principalement au 12 mm. À cette focale, il est visible à toutes les ouvertures aux extrêmes coins des images. Passé 12 mm, on le ressent uniquement à la plus grande ouverture f/4.





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Distorsions

Les objectifs ont tendance à "tordre la réalité". Les aberrations géométriques apparaissent lorsque l'on s'éloigne des conditions de Gauss. On rencontre deux types de distorsions géométriques : les distorsions en coussinets et les distorsions en barillets.

Distorsions, passez votre chemin ! Bien entendu, avec une toute petite distance de mise au point, on voit tout de même des choses, mais dès que l'on passe en mise au point éloignée, bye bye les déformations !





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Bokeh

Le bokeh est à mettre en relation avec la profondeur de champ. On peut le comparer à la "qualité" du flou ou encore à la manière dont l'objectif passe du net au flou – notion très subjective, même si certains éléments permettent de prévoir les choses – sur des images à faible profondeur de champ. Il dépend de nombreux paramètres dont principalement la conception de l'objectif, la forme et la taille du diaphragme.

Grand-angle et une ouverture maximale de f/4 ne sont pas de bonnes bases de départ pour effectuer des effets de profondeur de champ très marqués, même avec un capteur 24 x 36 mm. Quoi qu'il en soit, en optimisant les choses — faible distance de mise au point, important écart entre le sujet principal et son arrière-plan —, on peut tout de même dégager un sujet principal de son arrière-plan.





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Galerie terrain

Marque : Canon
Modèle : Canon EOS 5DS R
Vitesse : 1/20 s, ouverture : f/4.0
Sensibilité : 320 ISO
Focale : 17 mm, décalage expo : 0 IL
Objectif : Sigma Art 12-24 mm f/4 DG HSM
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Marque : Canon
Modèle : Canon EOS 5DS R
Vitesse : 1/15 s, ouverture : f/4.0
Sensibilité : 100 ISO
Focale : 12 mm, décalage expo : 0 IL
Objectif : Sigma Art 12-24 mm f/4 DG HSM
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Marque : Canon
Modèle : Canon EOS 5DS R
Vitesse : 1/15 s, ouverture : f/8.0
Sensibilité : 200 ISO
Focale : 12 mm, décalage expo : 0 IL
Objectif : Sigma Art 12-24 mm f/4 DG HSM
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Marque : Canon
Modèle : Canon EOS 5DS R
Vitesse : 1/50 s, ouverture : f/4.0
Sensibilité : 100 ISO
Focale : 12 mm, décalage expo : 0 IL
Objectif : Sigma Art 12-24 mm f/4 DG HSM
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Marque : Canon
Modèle : Canon EOS 5DS R
Vitesse : 1/20 s, ouverture : f/4.0
Sensibilité : 640 ISO
Focale : 24 mm, décalage expo : 0 IL
Objectif : Sigma Art 12-24 mm f/4 DG HSM
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Marque : Canon
Modèle : Canon EOS 5DS R
Vitesse : 1/20 s, ouverture : f/4.0
Sensibilité : 200 ISO
Focale : 24 mm, décalage expo : 0 IL
Objectif : Sigma Art 12-24 mm f/4 DG HSM
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Marque : Canon
Modèle : Canon EOS 5DS R
Vitesse : 1/15 s, ouverture : f/4.0
Sensibilité : 1000 ISO
Focale : 12 mm, décalage expo : 0 IL
Objectif : Sigma Art 12-24 mm f/4 DG HSM
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Marque : Canon
Modèle : Canon EOS 5DS R
Vitesse : 1/100 s, ouverture : f/5.6
Sensibilité : 100 ISO
Focale : 12 mm, décalage expo : 0 IL
Objectif : Sigma Art 12-24 mm f/4 DG HSM
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Verdict

Sigma Art 12-24 mm f/4 DG HSM recommandé par focus

Design, prise en main, qualité optique : tout y est ! Le Sigma Art 12-24 mm f/4 DG HSM n'est pas encore parfait, mais les points d'amélioration que nous avons soulevés commencent à relever du pinaillage.

Commençons par la prise en main : rien à redire, si ce n'est des bagues de réglage un peu étroites et un bouchon de protection avant trop "cheap". Pour ce qui est de la qualité optique, c'est excellent. On apprécie le très haut niveau de piqué et la très belle homogénéité des images dans presque toutes les configurations. Le comportement général de l'objectif est très bon, si ce n'est un léger recul du piqué au centre des images à f/8 aux 20 et 24 mm. Bon point, les aberrations chromatiques sont extrêmement faibles, les distorsions parfaitement maîtrisées, et le vignetage assez contenu.

Sigma signe de nouveau (cela devient une habitude) une excellente optique. Ils avaient rêvé devant le 11-24 mm Canon, eh bien ils n'ont absolument pas à rougir de leur propre zoom ultra grand-angle à ouverture constante f/4. Alors oui, cette version est un peu moins large que le Canon (on parle de 1 mm de différence), mais elle est largement à son niveau, voire supérieure, pour ce qui est de la qualité optique et n'a rien à envier question prise en main.

Pour parfaire le tableau : le prix, annoncé à 1729 €, il est nettement moins cher que le modèle Canon, vendu à plus de 2 500 € (annoncé à 3 200 €). Nous réaliserons prochainement un duel entre ces deux objectifs, mais nul doute que Sigma en sortira vainqueur.

Points forts

Points faibles

Design, prise en main et qualité de fabrication

Objectif un peu lourd

Qualité optique générale

Bagues de réglage un peu étroites

Niveau du piqué et homogénéité

Léger recul du piqué au centre à f/8 pour le 20 et 24 mm

Très faibles distorsions

Manque d'homogénéité du piqué entre le centre et les bords extrêmes aux plus grandes ouvertures

Très faibles aberrations chromatiques

 

Vignetage bien maîtrisé

 


Sigma Art 12-24 mm f/4 DG HSM : les meilleures offres

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