Présentation

Bien que plus connu pour ses objectifs photo, le fabricant japonais Sigma développe parallèlement une gamme de filtres optiques au design relativement classique et dont la fabrication octroierait, selon la marque, robustesse et qualité d'image.

Cette gamme se décline en 5 modèles de filtres : anti-UV déperlant, protecteur, protecteur déperlant, protecteur déperlant en céramique et polarisant circulaire déperlant. C'est aujourd'hui le filtre Sigma protecteur qui fait l'objet de notre test.

Filtre Sigma protecteur

Prise en main

La boîte

Tous les filtres Sigma sont livrés avec une boîte de protection identique, dont la taille permet d'accueillir jusqu'aux plus grands diamètres. Son design sobre et classique ne dépaysera pas les habitués des filtres optiques ; les côtés crantés autorisent une bonne préhension et un mouvement de rotation permet l'ouverture de l'étui.

La tranche de la boîte de protection étant transparente, il est possible de déterminer la nature du filtre qu'elle contient sans avoir à l'ouvrir au préalable. Notez que son aspect teinté ne facilite cependant pas la lecture des informations situées sur le filtre lorsque les conditions lumineuses ne sont pas clémentes.

Filtre Sigma protecteur

Filtre Sigma protecteur

Le filtre

Tout comme le filtre Sigma anti-UV déperlant (WR-UV), le filtre Sigma protecteur présente une épaisseur d'environ 4 mm hors filetage ainsi qu'une excellente qualité de fabrication. Les diamètres proposés vont de 46 à 105 mm.

Filtre Sigma protecteur

Filtre Sigma protecteur

Rappelons que le rôle de ce filtre neutre est purement et simplement de protéger la lentille frontale d'un objectif contre les chocs et les rayures. Contrairement aux autres accessoires de la gamme, ce filtre ne possède donc pas de propriétés déperlantes ou de caractéristiques optiques particulières.

Test labo

Les tests labo visent à vérifier les caractéristiques techniques annoncées par le constructeur ainsi que la quantité et la qualité de la lumière retranscrite par chaque filtre. Nous allons donc nous attarder sur les modifications de température de couleur, d'éclairement lumineux et de piqué engendrées par le filtre optique.

L'analyse spectrale de la lumière produite par une lampe à incandescence halogène est effectuée à l'aide d'un spectrophotomètre (X-Rite Colormunki associée à Argyll CMS). Aux résultats d'une première mesure sans filtre sont comparés les résultats d'une deuxième mesure avec filtre.

Pour exprimer des différences de température de couleur, on utilise couramment les mireds. On définit le mired (noté M ou MK-1 pour mégakelvin inverse) comme un million de fois l'inverse de la température de couleur, soit 106/TC. Selon les conditions d'évaluation, le seuil à partir duquel un observateur ordinaire décèle une différence de température de couleur entre deux sources lumineuses est au plus de 5,5 mireds et au moins de 0,5 mired.

La température de couleur de la lampe à incandescence utilisée est de 2 823 K, soit 354,2 M, tandis qu'une deuxième mesure à l'aide du filtre Sigma protecteur permet de déceler une température de couleur de 2 811 K, soit 355,7 M. Cette différence de 1,5 M est réellement négligeable : le filtre Sigma n'influe donc pas de façon perceptible sur la qualité de la lumière retranscrite.

L'intérêt d'un simple filtre protecteur est d'influer au minimum la quantité de lumière atteignant le capteur, ce qui est bel et bien le cas du filtre Sigma. Pour une scène donnée, l'indice de lumination reste ainsi rigoureusement identique lorsque le Sigma protecteur est vissé sur l'objectif utilisé.

La notion de piqué est assez délicate à traiter. C'est ce que l'on peut assimiler à la "sensation de netteté" et/ou à la "précision" que l'on observe sur une image. Elle peut être très différente d'un objectif à un autre, d'une focale à une autre, d'une ouverture à une autre et varier entre le centre et les bords de l'image. Le piqué peut aussi être détérioré par l'utilisation d'un filtre. On a coutume de dire que le piqué est optimal au centre et aux ouvertures moyennes : f/8 ou f/11 par exemple.

Nous avons testé le filtre Sigma protecteur avec un boîtier Canon EOS 5Ds R et un objectif Tamron 28-75 mm f/2,8 SP XR Di LD Aspherical (IF).





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À f/8, le filtre Sigma protecteur ne détériore le piqué de l'objectif Tamron 28-75 mm f/2,8 sur aucune partie de l'image. La balance des blancs est de plus strictement identique et nous n'observons aucune dérive colorimétrique. Ces résultats mettent en évidence une parfaite neutralité du filtre.

Verdict

Filtre Sigma protecteur recommandé par Focus Numérique

Le filtre Sigma protecteur présente une bonne qualité de fabrication et remplit complètement son rôle de filtre neutre : aucune altération du piqué, de la balance des blancs ou encore de la luminosité n'est à déplorer. Si nous recommandons ce filtre aux photographes à la recherche d'un filtre neutre peu onéreux et dans sa plus simple expression, il convient de rappeler que la détérioration de l'image engendrée par le filtre Sigma anti-UV déperlant (WR-UV) est également nulle — ces deux types de filtres sont d'ailleurs bien souvent choisis par les photographes pour une même utilisation protectrice.

Points forts

Points faibles

Bonne qualité de fabrication

 

Aucune perte de piqué

 

Aucune altération de la balance des blancs

 

Aucune perte de luminosité

 


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