Les logiciels de développement RAW sont bardés d'outils permettant d'effectuer des corrections en tout genre. Alors qu'il y a quelques mois, un lecteur nous interrogeait sur la différence entre les outils Vibrance et Saturation, la question de cette semaine porte sur les différents curseurs du panneau "Réglages de base" permettant de corriger l'exposition.

Cela fait maintenant quelque temps que j'utilise le logiciel Adobe Lightroom, mais les effets précis de certains curseurs du panneau Réglages de base m'échappent encore... Quelle est la différence entre les outils Hautes lumières et Blancs ? Entre les outils Ombres et Noirs ? Kévin, lecteur de Focus Numérique.

Le jeu des 7 différences

Si dans certains cas les outils "Exposition" et "Contraste" suffisent à corriger la tonalité d'une image, d'autres photos nécessitent des réglages plus poussés, du fait d'une erreur d'exposition à la prise de vue ou de la plage dynamique d'une scène photographiée assez étendue pour mettre en difficulté le capteur de l'appareil photo.

Il est ainsi possible d'éclaircir ou d'assombrir certaines zones d'une image en fonction de leur valeur tonale. Dans le panneau "Réglages de base" du logiciel Adobe Lightroom et du module Camera RAW, les paramètres permettant d'effectuer cette tâche sont nommés "Hautes lumières", "Ombres", "Blancs" et "Noirs".

Panneau Réglages de base d'Adobe Lightroom

Comme leur nom l'indique, les curseurs "Hautes lumières" et "Blancs" affectent l'exposition des pixels les plus clairs de l'image, tandis que les curseurs "Ombres" et "Noirs" affectent les pixels les plus sombres. Jusqu'ici, pas de problème... Pourquoi cependant attribuer une même fonction à deux outils différents ?

Tout comme la Saturation et la Vibrance, ces outils se différencient en agissant de façon plus ou moins sélective. Les curseurs "Blancs" et "Noirs" agissent ainsi sur une plage de tonalité relativement étendue et permettent d'ajuster respectivement le point blanc et le point noir d'une image, tandis que les curseurs "Hautes lumières" et "Ombres" agissent sur une plage de tonalité plus restreinte et influent ainsi de façon plus subtile sur l'image.



Noir c'est noir

Les notions de point blanc et de point noir sont notamment familières aux photographes qui ont intégré l'outil "Niveaux" du logiciel Photoshop dans leur chaîne de travail. Le réglage du point blanc permet de définir la luminosité au-dessus de laquelle il n'y aura plus détails (on dit alors que les blancs sont cramés). Le réglage du point noir permet quant à lui d'effectuer la même opération de l'autre côté de la courbe : il définit la luminosité en dessous de laquelle il n'y aura plus de détails (on dit alors que les noirs sont bouchés).

Pour manipuler ces outils au mieux, il convient de se référer à l'histogramme affiché par Lightroom et de connaître quelques raccourcis utiles du logiciel. Une simple pression sur la touche "J" de votre clavier permet ainsi de visualiser l'écrêtage, c'est-à-dire les zones de l'image dont la valeur tonale induit une perte de détails. Les blancs cramés s'affichent alors en rouge, et les noirs bouchés en bleu. Il est conseillé de faire jouer ces curseurs de façon à obtenir un contraste optimal tout en conservant tous les détails de l'image.

Corriger l'exposition avec les réglages de base de Lightroom

Notez qu'une pression sur la touche "Alt" de façon simultanée à l'ajustement de ces curseurs constitue une autre façon de visualiser l'écrêtage. Lors du réglage du point blanc, l'écran devient alors noir et affiche en couleur les zones cramées. Même chose lors du réglage du point noir, à ceci près que l'écran devient blanc et que cette fois, ce sont les zones bouchées qui apparaissent en couleur.

Pour conclure

Si l'importance accordée et l'ordre d'utilisation attribué aux outils du panneau "Réglages de base" varient bien entendu d'un utilisateur à l'autre, il convient de retenir que les curseurs "Blancs" et "Noirs" permettent de définir le contraste général de l'image, tandis que les outils "Hautes lumières" et "Ombres" sont bien souvent dédiés à la récupération ou à l'accentuation plus détaillée des valeurs tonales situées aux extrémités de l'histogramme.

Pour paraître agréable à l'œil humain, on considère souvent qu'une image doit contenir une grande variété de tonalités s'étendant du noir absolu au blanc le plus pur. L'histoire de la photographie proposant cependant de nombreux contre-exemples, nous vous conseillons avant tout de vous fier à votre propre sensibilité en fonction de chaque photographie.

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