Cette semaine, découvrez les sublimes photos de rue de la cité phocéenne par le photographe Pierre Belhassen dans sa série intitulée Marseille Allogene

allogène \\a.lɔ.ʒɛn\\
(Anthropologie) Qui est installé depuis relativement peu de temps sur un territoire, en parlant d’un groupe originaire d’ailleurs, et qui présente encore des caractères nationaux ou ethniques qui le distinguent de la population autochtone.
(Géologie) Qui a pris naissance ailleurs que dans la roche où ils se trouvent, en parlant des matériaux et constituants de roches."
« Dès le premier regard, je t'ai reconnu.
Il fallait venir jusqu'ici pour que mes yeux s'ouvrent sur toi.
Embrasser la ville.
Tes multiples visages te rendent insaisissable, peut-être est-ce pour cette raison que tant de clichés te dépeignent... ce que l'esprit ne comprend pas il l'explique... mais Marseille est inexplicable.
Terre nouvelle où tout est contraste, cité indéchiffrable et profonde, les couleurs me guident dans ton labyrinthe.
Marseille tu m'as adopté et pour te raconter, je m'adresse aux sens, j'ai toujours préféré la rêverie ordinaire aux élans de l'esprit.
Mon regard vagabonde à la recherche d'une image, un moment qui n'est pas arrivé mais qui déjà disparaît... je cherche ma distance, trop loin, trop proche... sans même lutter, je me perds au cœur de ton chaos.
L'énergie phocéenne, matière inépuisable nourrie de lumière mais aussi de parfums, d'accents et de couleurs, sensuelle, parfois lointaine, m'absorbe et me consume.
La mer m'éblouit, la chaleur m'écrase, je me replie dans tes ruelles sinueuses, là où l'ombre enveloppe nos secrets, là où souffle tes mystères.
Dans ce monde en mouvement, j'impose mon silence.
Une danse immobile, un chant silencieux, une photographie.
J'avance dans tes collines de roches ou de béton, paysages rêveurs où se perdent les cris des hommes, ici une odyssée moderne s'écrit.
Loin des fastes rutilants des autres capitales, ta richesse est ailleurs, là dans le sourire d'un gamin, dans le parfum rageur d'une femme, dans la voix déchirée d'une âme perdue, dans les embruns que le vent arrache aux vagues.
La chaleur du jour retombe doucement et je reviens vers la mer.
Déjà le crépuscule efface mes souvenirs.
Dans mes mains tes images creusent des sillons, lignes imaginaires où basculent parfois la peur, parfois le désir.
L'horizon nous contemple, sous le rire moqueur des Goélands.
Tu es ton propre voyage, et alors que mes yeux se ferment je repense à Baudelaire :
"Aimer à loisir, aimer à mourir, au pays qui te ressemble."
»

Pierre Belhassen

Pierre Belhassen : Marseille Allogene

Pierre Belhassen : Marseille Allogene

Pierre Belhassen : Marseille Allogene

Pierre Belhassen : Marseille Allogene

Pierre Belhassen : Marseille Allogene

Pierre Belhassen : Marseille Allogene

Pierre Belhassen : Marseille Allogene

Pierre Belhassen : Marseille Allogene

Pierre Belhassen : Marseille Allogene

Pierre Belhassen : Marseille Allogene

Pierre Belhassen : Marseille Allogene

Pierre Belhassen : Marseille Allogene

Pierre Belhassen : Marseille Allogene

Pierre Belhassen : Marseille Allogene

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