Notre premier test de drone, avec le Parrot Bebop 2, ne s'était pas révélé très concluant. Particulièrement enthousiastes lors de la prise en main et des premiers vols, une fois revenus devant notre PC, les images obtenues nous avaient déçus et avaient tué dans l'œuf nos velléités de captation aérienne. Nous attendions donc beaucoup du 3DR Solo. Mérite-t-il son surnom de drone intelligent ? Est-il vraiment facile à prendre en main ? Peut-on se passer de chef opérateur pendant le vol et surtout est-il capable de satisfaire qualitativement les amateurs d'image aérienne ? Voici notre verdict !

3DR Solo test review vue générale

Étant donné la réglementation très stricte qui encadre l'usage des drones, nous avons pratiqué notre essai dans un cadre de loisir, en gardant l'appareil à vue, à une altitude inférieure à 150 m (dans la pratique nous avons à peine dépassé les 100 m), loin de toute agglomération, habitation, zone d'aérodrome ou personne. Notre cher Val-d'Oise nous a encore rendu de fiers services.

3DR Solo test review en vol

Présentation

Soyons francs, nous attendions beaucoup du Solo. Après notre test du Bebop 2, plusieurs questions restaient en suspens : est-il possible de se procurer un drone à un tarif abordable qui ne soit pas qu'un jouet ? Est-il possible pour un amateur éclairé (photographie/vidéo) de s'initier à la prise de vue aérienne facilement sans faire de concession sur la qualité d'image ? La société américaine 3D Robotics, basée à Berkeley et fondée par Chris Anderson (ancien rédacteur en chef de Wired) et Jordi Munoz semble avoir tout mis en œuvre pour répondre à nos questions.

Initialement développé en réponse au Phantom 3 de DJI, le Solo se distingue par sa capacité à proposer des modes de prise de vues à la fois ludiques et efficaces (voir ci-dessous). Le Solo tente clairement de concilier facilité d'usage, efficacité de pilotage et qualité de la prise de vue — il a été d'ailleurs développé en partenariat avec GoPro.

3DR Solo test review gopro

Si le partenariat n'est pas exclusif (ce n'est plus un secret, GoPro travaille au développement de son propre drone), 3D Robotics a fait le choix de proposer le Solo nu, laissant à l'utilisateur le choix de l'équiper de la caméra d'action GoPro de son choix. Un modèle économique pas si absurde : les fabricants d'appareils photo vendent bien leurs boîtiers nus eux aussi, laissant aux photographes le soin de monter les objectifs de leur choix. Ainsi, le Solo est compatible avec les GoPro Hero3+, Hero4, Silver et Black et, dans un futur proche, devrait l'être avec des caméras d’action Sony et 360° comme la Kodak SP 360. En outre, 3D Robotics a fait le choix d'ouvrir ses avancées aux communautés de développeurs tiers : il sera donc possible à terme d'adjoindre un module dédié au vol intérieur, un parachute balistique ou le flight rewind pour récupérer ses données de vols.

3DR Solo test review pack

Configuration de test

Nous avons utilisé pour ce test un drone 3DR Solo équipé de sa nacelle électrique stabilisée 3 axes, du contrôleur de vol, et d'une GoPro Hero4 Black (voir notre comparatif avec une Sony FDR-X1000).

Hors caméra d'action, cette configuration est proposée à 1298 €. Si la somme peut paraître rondelette (et elle l'est), il faut relativiser cet investissement. Nous ne sommes pas ici en possession d'un simple jouet permettant de partager quelques vidéos sur Facebook : le Solo est un drone développé pour la prise de vue aérienne à moindre coût et embarque non seulement une somme de technologies impressionnante, mais aussi des fonctionnalités dédiées à la captation. Rares sont les boîtiers semi-pro en dessous de cette somme et même si la comparaison n'est pas des plus heureuses, nous sommes un peu (dans l'esprit) en face du Canon 7D Mk II des drones...

3DR Solo test review controler

Prise en main

À la prise en main, le 3DR Solo affiche clairement ses ambitions. Son design racé, les courbes d'un noir mat de sa plateforme et les teintes brillantes de la batterie sur lesquelles se détache le logo 3DR jouent la carte du sérieux et font de l'œil aux professionnels. Un positionnement à rebours du Phantom 3, (référence pour nos essais), qui se pare plutôt d'un revêtement plastique blanc uniforme et un peu jouet.
Nous sommes loin aussi de la plateforme du Parrot Bebop 2, évidée pour perdre du poids. Ici, avec notre nacelle stabilisée et la GoPro, le poids s'élève à 1 800 g !

Surtout, la coque cache l'intégralité des composants et on ne voit pas les coussins amortisseurs, par exemple. Les diodes en plastique bleu et rouge occupent une large surface des bras et sont visibles facilement jusqu'à une trentaine de mètres. Au-delà le drone, devient trop petit dans le ciel pour arriver à distinguer l'avant de l'arrière, même avec une bonne vue.

3DR Solo test review nacelle

Étonnamment d'ailleurs compte tenu de sa puissance et ses capacités, le Solo garde des dimensions raisonnables : 23 cm de large x 18,8 cm de haut x 33 cm de long. C'est finalement assez peu eu égard à son poids et surtout ses caractéristiques. Avec ses moteurs brushless 880 Kv (soit 880 tr/min par volt, Kv désignant la constante de vélocité du moteur), le Solo pointe à 88 km/h et atteint une vitesse ascensionnelle de 25 m/s. Des chiffres qui feront trembler quelques racers !

3DR Solo test review batterie

En outre, le secret du Solo réside dans sa technologie embarquée et le couplage du logiciel de contrôle de vol APM (un système de stabilisation de vol) et ses deux processeurs PixHawk 2, l'un dans le contrôleur, l'autre dans le quadricoptère permettant des scénarios de vol automatisés, appelés aussi smartshots. Nous reviendrons un peu plus loin sur les aspects liés à la captation, mais c'est ici que réside la spécificité du Solo : au-delà de ses différents modes de pilotages plus ou moins débridés, on pourra à l'aide de l'application dédiée exécuter des commandes de captation totalement automatisées !

Préparatifs de vol

Charge et installation des hélices

S'inscrivant dans la tradition des drones Ready To Fly (RTF) 3D Robotics s'est attelé à rendre le plus simple possible l'utilisation de son Solo. Une fois la batterie LiPo 4S (14,8 V) de 5 200 mAh chargée et clipsée (un peu moins de 1 heure de charge pour 20 minutes de vol),  il ne vous reste plus qu'à visser les hélices auto-maintenues 10 x 4.5" sur les moteurs. Ces dernières, comme sur le Phantom, sont de type auto-serrantes et ne nécessitent aucun outil pour les installer ou les retirer.

3DR Solo test review helices

Allumage

L'allumage du drone se fait par l'unique bouton d'alimentation présent sur le dos à l'arrière. Une fois celui-ci enclenché, les diodes arrière clignotent et indiquent le niveau de charge de la batterie, lequel est divisé en 8 segments. Une tonalité bi-ton signale l'activation du Solo... et il ne vous reste plus qu'à attendre. Si l'un des grands avantages du Solo est qu'il ne nécessite pas l'installation de l'application Solo pour décoller, il lui est en revanche nécessaire (pour profiter d'un vol stabilisé) de bénéficier de l'acquisition des satellites... et il lui en faut au moins 7 pour être prêt. Cette manœuvre doit se faire en terrain dégagé et requiert une certaine patience. Si elle se fait la plupart du temps en quelques secondes, il faut parfois attendre pas loin de 10 minutes pour enfin prendre les airs ! Profitons donc de cette latence pour détailler la télécommande.

3DR Solo test review helices

Télécommande

La télécommande est dans la lignée  du drone avec un look assez affirmé, à mi-chemin entre une radiocommande et une manette de console. On retrouve de nombreux boutons permettant de déclencher les différents modes du 3DR Solo, d’effectuer des réglages d'angle de caméra, d'en enregistrer certains, de personnaliser des touches, ou encore de déclencher photos et vidéos.

Un petit écran (en plus de l’affichage avec l’application) indique les informations essentielles. À noter que le retour vidéo se fait, sans accessoire supplémentaire, en HD 720 vers votre smartphone ou 1080 sur une tablette. Il est aussi possible d'avoir un retour via une sortie HDMI.

Décollage

Enfin la mention "Push the fly button to start motor" s'affiche et le Solo est prêt à fendre le ciel !
Pour décoller, il suffit soit de maintenir la touche Fly enfoncée une seconde fois, soit de pousser la manette des gaz ! Le Solo décolle alors sans brusquerie jusqu'à 2 m du sol et attend vos instructions.

3DR Solo test review telecommande moteur controler

Il est important de noter qu'il est possible de ne pas perdre de temps à attendre l'acquisition des satellites et de décoller en vol libre, mais le Solo ne disposant pas de GPS/Glonass, nous ne vous recommandons pas d'utiliser ce mode à moins d'être un pilote expérimenté. Le Solo en effet ne se stabilisera pas et dérivera au gré du vent ou de sa propre inertie. Votre serviteur en a fait les frais dans une cimenterie abandonnée, las d'attendre un quart d'heure l'acquisition des satellites sous la pluie : bien mal m'en a pris, mon impatience m'a coûté un jeu d'hélices.

L'application

Le nombre de drones crashés dès le premier vol ne se compte plus et vu le prix de l'engin, il est préférable de vérifier le bon réglage de chacun des paramètres et de se familiariser avec l'interface. En outre, cela fait aussi partie de l'ambiance "pilotage".

L'application se télécharge sur l'App Store ou Google Play et s'installe classiquement. Vérifiez néanmoins la compatibilité de votre terminal. Équipés d'un LG G3, nous n'avons pu en bénéficier et avons dû utiliser un Motorola Moto X.

Une fois l'application Solo installée il vous suffit d'appairer votre smartphone avec le drone en Wi-Fi via un mot de passe, puis de la lancer. 

drone 3DR Solo test review interface logiciel

Nous vous recommandons de cliquer sur l’icône des paramètres (l'engrenage en bas à droite) et de naviguer dans les menus.

drone 3DR Solo test review interface logiciel

drone 3DR Solo test review interface logiciel

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Un menu déroulant apparaît alors. Il faut cliquer sur Solo pour régler les paramètres de vol et de pilotage. Cette opération est essentielle pour ne pas se retrouver avec un drone totalement débridé capable de bondir à près 90 km/h au moindre coup de gaz.

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drone 3DR Solo test review interface logiciel

drone 3DR Solo test review interface logiciel

Là aussi, on se retrouve avec une liste de menus déroulants ; il faut rentrer dans les sous-menus pour effectuer chacun des réglages. L'opération est fastidieuse et l'application, bien moins graphique que celle du Beebop 2. Ne vous laissez néanmoins pas rebuter par son apparente austérité : il est vraiment important d'appréhender ces différents paramètres afin de voler sereinement. En ce qui nous concerne, nous avons gardé nos habitudes de contrôle de commande des gaz et du roll sur le manche gauche, et avons attribué la profondeur et le lacet au manche droit.

drone 3DR Solo test review interface logiciel

Pour la gestion de la vitesse de déplacement et le contrôle de l'axe haut bas de la nacelle, nous sommes respectivement restés sur une vitesse médiane et très lente. Dans le cas contraire, un message vous informe que les paramètres choisis ne seront pas optimaux pour une captation stable.

drone 3DR Solo test review interface logiciel

De même, nous nous sommes limités à limite d'altitude de 100 m maximum, en ne dépassant même pas dans la pratique les 80 m. Si le Solo paraît imposant de prime abord, il devient bien vite minuscule à même pas 30 m du sol. Attention donc à vouloir trop rapidement jouer les pilotes chevronnés : on perd vite ses repères dans le ciel.



À propos de pilotage, il faut rentrer dans la configuration des touches A et B de la télécommande pour déterminer le mode de pilotage que l'on souhaite activer.

drone 3DR Solo test review interface logiciel

drone 3DR Solo test review interface logiciel
drone 3DR Solo test review interface logiciel

Modes de pilotage

Le 3DR Solo propose 6 modes de pilotage (Fly, Manual, Stabilize, Acro, Drift et Sport) permettant d'appréhender le quadricoptère différemment selon des modes plus ou moins débridés.... et sa propre expérience.

Sachez que le mode Acro est le plus avancé et s'adresse aux pilotes adeptes de voltige ou de figures aériennes. N'ayant aucune velléité en la matière, puisque nous testons le Solo exclusivement pour ses capacités de prise de vues aériennes, nous nous en sommes tenus au mode Fly. Mais après tout, il est non seulement appréciable de pouvoir enfiler les Ray-Ban de Maverick quelques instants, mais surtout on se rend compte ici de l'étonnante polyvalence de ce drone qui s'adresse aussi bien aux amateurs d'image qu'à un public friand de figures aériennes.

Paramètres de prise de vues

De retour sur l'écran principal on a accès aux réglages des paramètres de prise de vues. Le Solo ayant été développé pour accueillir une caméra GoPro, on accède aux paramètres de celle-ci directement depuis l'interface de vol.

drone 3DR Solo test review interface logiciel

Notre caméra est une GoPro Hero4 Black ; il est donc possible de filmer au mieux en HDTV 720 120p et 60p, HDTV 1080 120p et 60p, 1440 80p, 2,7K 60p et 4K 30p.

En mode HDTV 1080 et 2,7K  il est possible de choisir les angles narrow, medium et wide — dans ce dernier, les hélices et les patins d'atterrissage sont visibles — ainsi que la fonction Superview, qui est en fait l'équivalent d'un 1440 : la GoPro la conforme automatiquement au format 16/9 en étirant les bords.

Malheureusement, en photo, il n'est pas possible de travailler en Raw et la définition s'arrête à 12 Mpx. On pourra utiliser les modes Rafale pointant à 30 images par seconde pendant 1 seconde, ou Time lapse avec des intervalles allant de 0,5 s à 1 min.

Test drone 3DR Solo logiciel

Voici deux tableaux résumant les possibilités de captation d'image fixes et animées :

Modes vidéo de la GoPro Hero 4 Black



Vous l'aurez sans doute remarqué, il n'est pas possible de piloter la caméra avec son smartphone. Ce dernier sert uniquement de poste de pilotage et de retour image.

Pilotage et prises de vues

Si nous avions été particulièrement enjoués lors de notre test du Parrot Bebop 2, nous atteignons ici des sommets de réjouissance que nous ne soupçonnions pas lors de la création de cette rubrique de test.

Le Bebop 2 avait pour lui son excellente maniabilité et sa facilité d'usage, mais sa qualité d'image était très décevante. Le Solo, quant à lui, a les arguments nécessaires pour séduire un public allant de l'amateur d'aéromodélisme au pro de la vidéo.

Très facile à prendre en main, le Solo se pilote sans appréhension particulière dès les premières minutes. Extrêmement stable il répond promptement à la moindre sollicitation des commandes sans nervosité ni latence. La douceur des commandes du contrôleur participe à cet engouement, d'autant qu'il est possible de commander l'axe haut bas de la nacelle avec le joystick d'index gauche et qu'on peut, d'une pression du doigt, commander des angles de caméra prédéfinis grâce aux boutons d'index droit.

3DR Solo test review en vol

Scénarios de prises de vues

En outre il est possible d'activer des scénarios de prises de vues prédéfinis via l'application : Selfie, Cable Cam, Orbit et Follow.

Test review drone 3DR Solo 
Selfie permet de réaliser des autoportraits en altitude et de vous montrer dans un très large environnement. Cable Cam définit deux points de vue et vole entre les deux tout en réglant la caméra, ce qui est idéal pour les travellings aériens. Orbit verrouille le drone sur un point central et vole en suivant une trajectoire circulaire autour de celui-ci. Enfin le mode Follow est capable de suivre un sujet (le porteur du contrôleur) même en mouvement.


Test des modes smart shot Selfie et Cable Cam.

Malheureusement, la météo n'a pas été très clémente avec nous. Nous avons testé le Solo dans des conditions de vol assez moyennes, avec des rafales de vent allant de 15 à 25 km/h et un ciel entrecoupé d'averses. Le Solo a fait preuve d'une étonnante stabilité et d'une belle capacité à lutter contre les éléments. Cette lutte se répercute néanmoins sur l'autonomie de la batterie : nous n'avons guère pu dépasser le quart d'heure de vol avec une batterie. Si celle-ci atteint un seuil de 20 % d'autonomie, une alerte vous informe que vous devez rentrer à la base. Lorsque l'autonomie devient critique, le Solo monte rapidement à une altitude de 25 m pour se repérer puis retourne à sa base.

3DR Solo test review en vol

Vous êtes responsables de tout ce qui arrive avec votre drone et nous ne vous recommandons pas de traîner lorsque l'alerte surgit. Point négatif, en activant la fonction Return to home, le Solo n'est pas capable d'éviter les obstacles : veillez donc à le faire atterrir sur une surface bien dégagée.

En outre nous avons noté aussi qu'il était très sensible aux champs magnétiques. Nous avons voulu le faire décoller d'un pont et il a fallu essayer plusieurs endroits avant de trouver la zone de décollage adéquate. Tout en sachant qu'à chaque fois que vous le bougez, comme tous les drones pour le coup, il faut qu'il exécute de nouveau une acquisition des GPS.

Pour terminer sur les points négatifs de vol, comme écrit un peu plus haut, le Solo n'est pas équipé du système GPS/Glonass qui lui garantirait une stabilité en intérieur. Consciente de ce handicap, 3DR a ouvert la plateforme de son drone en open source aux communautés de développeurs et la baie d'accessoires est prête à accueillir les prochaines technologies en développement, comme le LiDAR pour le contrôle ultra précis de l’altitude, ou un capteur optical flow pour le positionnement en intérieur.

En comparaison, le Phantom 3 est plus nerveux et moins souple à piloter ; quant au Beebop 2, s'il est plus accessible encore, sa légèreté le rend évidemment moins stable par mauvais temps, mais très agile en intérieur.

Qualité d'image

Le retour vidéo HD 720 sur l'écran de notre smartphone était flatteur, mais échaudés par les résultats obtenus avec le Bebop 2, nous ne pouvions déborder d'enthousiasme sans juger sur pièce.

Si nous connaissions déjà la très bonne qualité d'image de la GoPro Hero4 Black, nous étions curieux de voir comment elle se comporterait dans les airs, accrochée à sa nacelle, et comment son capteur gérerait les mouvements aériens. Le résultat est sans appel : c'est excellent ! En tout cas très suffisant pour être intégré à un flux vidéo professionnel et répondre à la demande de certains clients.

Notez à ce titre que le 3DR Solo est homologué d’origine et donc livré avec les attestations de conception de type et de conformité au type pour les scénarios S1 & S3.


Montage vidéo réalisé à partir des rush 1080, 2.7K et 4K.

Pour réaliser des images, le Solo est donc optimisé avec les GoPro Hero3 et Hero4. Cette dernière s'intègre parfaitement aux connecteurs dédiés de la nacelle électrique et est alimentée par la batterie du drone. Tout son fonctionnement passe directement par l'application Solo ; il n'est donc jamais utile de la défaire de son socle, sauf pour extraire la carte mémoire. 

Sachez que le Solo prend tout son sens avec son stabilisateur et que, pour 250 € de supplément, on s'économise des heures de stabilisation en post-production sans avoir la garantie d'une image aussi coulée qu'avec la gimbal. Nous pensons que pour réaliser des images aériennes, c'est un investissement nécessaire.


Extrait vidéo HDTV 1080 60p.


Extrait vidéo 2,7K 60p.


Extrait vidéo 4K 30p.

Les images vidéo sont piquées et fourmillent de détails. Même en mode 4K 30p, elles sont fluides, très précises et elles ne saccadent pas. On reste un peu déçu par l'impossibilité de prendre complètement la main sur l'exposition, mais on dispose tout de même des modes ProTune qui aplatissent un peu l'image pour une meilleure latitude de montage en post-prod.

Vous pouvez visualiser sur notre chaîne YouTube des rushs 4K et 2,7K.

3DR Solo test review en vol
En photo, l'image est bien exposée mais les détails sont lissés en haute sensibilité.

Il n'est malheureusement pas possible d'extraire des fichiers Raw des images photo. Les seuls fichiers disponibles sont des JPEG traités par la caméra. Du coup, le traitement est un peu excessif. Si le mode ProTune permet d'aplatir un peu l'image et de récupérer de l'information en post-production, comme en vidéo, le résultat n'est pas extraordinaire. Attention aux hautes sensibilités et au lissage qui grignote les fins détails.

3DR Solo test review en vol
Photo réalisée avec le mode Photo.

Conclusion

3DR Solo recommandé
Le 3DR Solo frôle la perfection et devient notre référence de test. Certes, il n'est pas encore parfait et comporte des défauts qui pourront faire grincer quelques dents, surtout dans sa configuration maximale qui, GoPro comprise, s'approche des 2 000 €... mais son spectre d'usage est si étendu qu'il ravira sans aucun doute aussi bien la plupart des amateurs d’aéromodélisme que ceux de prises de vues aériennes.
De ce point de vue, l'investissement, même s’il peut paraître élevé, est à relativiser. À condition d'avoir toutes les licences et autorisations nécessaires, un freelance pourra rapidement le rentabiliser.

Au chapitre des doléances, nous regrettons prioritairement deux points : le temps d'acquisition des GPS, trop long, et l'impossibilité pour le moment de bénéficier d'un vol stabilisé en intérieur. En outre, vous devrez veiller attentivement à vos manœuvres lors des vols retour, car alors le Solo ne bénéficie pas d'une fonction d'évitement d'obstacle.

3DR Solo test review en vol

Néanmoins ces quelques points ne nous empêchent pas de recommander chaudement ce 3DR Solo qui s'avère non seulement un excellent outil de travail, mais procure un vrai plaisir d'utilisation. Sa construction est sérieuse, le design est flatteur, l'application, bien qu'austère, est facile à utiliser et, par-dessus tout, les fonctions de prises de vues automatisées permettent de réaliser très facilement de superbes plans vidéo ! Nous en tenons pour preuve l'exclamation de certains de nos collègues (pourtant habitués à l'univers des technologies audiovisuelles) : "On se croirait dans Des racines et des ailes !"
Le Solo trouvera sans aucun doute une place dans la besace de l'amateur de belles images, d'autant plus qu'il sera toujours possible de retirer la GoPro pour d'autres captations extrêmes.

Si la qualité d'image est assez proche de celle du DJI Phantom 3, le Solo a pour lui une meilleure finition et, surtout, un contrôleur beaucoup plus agréable à utiliser, mieux dessiné et mieux équipé ; l'ensemble fait beaucoup moins jouet. Le Bebop 2 quant à lui reste très agréable à utiliser, offre une interface ludique et vol stabilisé en intérieur ; toutefois la qualité d'image est bien loin derrière.

En bref, 3DR a frappé un grand coup en proposant son Solo à un large public, d'autant plus que de nombreuses évolutions sont en gestation grâce à la très active communauté de développeurs tiers. Mais méfiance : au détour d'un nuage, nous entendons déjà le Phantom 4 gronder...

Points forts

Points faibles

Homogénéité de son utilisation

Temps d'acquisition des satellites

Finition et design

Vol en intérieur difficile à stabiliser (pour le moment)

Facilité de prise en main

Pas de détection des obstacles en mode retour automatique

Télécommande de qualité avec écran intégré en couleur

L'application aurait pu être moins austère

Retour automatique quand l'autonomie est critique

Tous les smartphones ne sont pas compatibles avec l'application

Autonomie correcte (sans plus)

Pas de possibilité de piloter le drone avec son smartphone

Qualité des images vidéos (GoPro Hero4 Black)

 

Modes de prise de vues automatiques

 

Streaming HD 720p

 

Excellente stabilité de la nacelle

 



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