Sigma sd quattro test review avec 18-35mm
Le Sigma sd Quattro et l'excellent 18-35 mm f/1,8 maison.

Exit la visée reflex, place à l'hybride ! En février dernier, lors du salon CP+, nous découvrions l'évolution, attendue, de la gamme Sigma sd avec ce sd Quattro. Si la cage reflex disparaît, le tirage optique, lui, est conservé, un peu à la manière du feu K01 de Pentax.

Afin de maintenir la compatibilité avec le parc d'optiques Sigma en monture SA, les ingénieurs ont conservé le tirage optique imposé. De ce fait, le sd Quattro n'est pas aussi compact que certains l'auraient sans doute souhaité, mais c'est le prix à payer pour la rétrocompatibilité avec les optiques de la marque.

Test Sigma sd quattro review vue sur la monture SA
Le levier de mise sous tension est placé sur le fût de la monture.

Le design du nouveau sd (qui se déclinera en 2 versions : Quattro et Quattro H) est plus classique que les très singuliers dp (dp0, 1, 2, 3), mais le décroché en biseau de la base du boîtier lui confère un look unique, que je trouve pour ma part plutôt réussi.

Comme la dernière série dp, le nouveau sd Quattro est superbement réalisé. Le boîtier en métal (alliage de magnésium) a le bon poids : ni trop léger ni trop lourd pour un bon équilibre. La finition noir mat est très agréable et résistante : pendant toute la durée de notre test (une quinzaine de jours), nous n’avons pas noté d'éraflures sur le boîtier. Sa résistance, d'ailleurs, est également assurée par des joints d'étanchéité qui le protège des intempéries. En le couplant à des optiques également tropicalisées, il sera possible de sortir sous la pluie ou dans la neige sans courir le moindre risque.
test sigma sd quattro hybride review vue de face capteur
Un petit décroché qui singularise le sd Quattro.

En outre, un filtre anti-poussière placé au niveau de la monture permet un nettoyage facile, là aussi sans risque pour le capteur. Sachez que ce filtre antipoussière est également un filtre infrarouge. Il sera donc possible de transformer son boîtier pour la photographie IR en ajoutant le filtre adéquat devant l'objectif.

La poignée est large et bien dessinée : la préhension est franche et solide. L'accès aux différentes commandes est assez aisé. Sur l'avant du sd Quattro, vous trouverez le bouton pour déverrouiller les optiques, ainsi que la prise synchro flash pour le travail en studio.

test sigma sd quattro poignée hybride prise en main review
Le filtre antipoussière est également le filtre IR. Il peut facilement se retirer.

Le dessus de l'appareil est assez dépouillé : aucune molette pour le choix de mode d'exposition, par exemple. La commande de mise sous tension est située sur la baïonnette ; une position un peu surprenante au départ, qui s'avère finalement très pratique une fois le sd Quattro en main. Avec la petite mais assez lourde optique 18-35 mm f/1,8, il faut tenir l'appareil à deux. La mise sous tension s'effectue très facilement avec le pouce de la main gauche.

Test Sigma sd quattro review vue de dessus hybride
Sigma sd Quattro : sobriété, efficacité.

D'autres commandes sont disposées sur la poignée et l'épaule gauche. Vous trouverez le déclencheur serti d'une couronne pour le réglage des options. En dessous, la touche QS (Quick Setting) donne accès à un menu rapide de configuration. Il sera possible de jouer avec la sensibilité ISO, la balance des blancs, la courbe de rendu, le focus peaking, la qualité des images, le ratio et les profils couleur.

Test Sigma sd quattro review menu QS

Ces réglages ne vous conviennent pas ? Aucun problème, vous pouvez les modifier avec une palette de 22 possibilités.

En dessous, une tirette permet de verrouiller le boîtier afin de ne pas avoir de mauvaise surprise à chaque sortie de sac. Enfin, au niveau du cale-pouce, vous trouverez une deuxième molette de réglage. Plus discrète, vous trouverez également une molette de réglage de la dioptrie, pour le viseur électronique.

Le dos de l'appareil est déjà plus dense : un beau tableau de bord ! Bon point, les touches sont larges (sauf celles contre l'écran), avec un beau relief. Elles sont donc très faciles à utiliser. Sigma sd quattro test review vue de dos
Un beau tableau de bord. Il manque toutefois un écran tactile.

C'est d'ici que vous piloterez le sd Quattro à l'aide du trèfle de sélection et des différentes commandes. Le long de l'écran s'alignent quelques raccourcis pour régler rapidement la sensibilité ISO, la mesure d'exposition ou le mode d'exposition (les modes PSAM et modes personnalisés C1/2/3). Rien de révolutionnaire dans cette approche, mais c'est simple et plutôt efficace.

Menus

L'organisation des différents paramètres est assez classique, avec une partie consacrée à la prise de vue, une autre à la lecture des images et une dernière aux paramètres du boîtier. Une aide contextuelle serait bienvenue pour aider le novice à effectuer certains réglages, car les dénominations (Mode SFD, affichage hors cadre, mode étendu...) manquent parfois un peu de clarté.

test sigma sd quattro menu




Visée

Exit donc la visée reflex optique, place à la visée électronique. Elle est confiée à une dalle affichant 2 360 000 points. Le grossissement est important : 1,1x, soit 0,73x en équivalent 24x36. Sur ce plan, le sd Quattro tutoie donc les reflex les plus haut de gamme comme le Canon 1D X Mark II ou le Nikon D5. C'est spacieux et confortable. La définition assure une assez bonne restitution des détails des scènes cadrées, mais le rafraîchissement de l'affichage et la perte de précision pendant la recherche du point viennent gâcher un peu la fête.

L'écran LCD est de bonne facture, avec une bonne précision et des angles de vision larges. Nous regrettons toutefois qu'il ne soit pas orientable ou tactile (ce sera sans doute pour la prochaine édition). Bon point, l'écran LCD principal jouxte un autre écran de rappel avec les principaux réglages de la prise de vue.

Modes de prise de vue

Le sd Quattro, comme les boîtiers de la série dp, propose certains modes de prise de vue intéressants, dont le ratio d'image 21/9 au rendu très cinématographique. Toujours dans les rendus, nous apprécions aussi le mode monochrome, qui délivre des clichés riches en détail et en modulations.

Marque : SIGMA
Modèle : sd Quattro
Vitesse : 1/160 s, ouverture : f/4.0
Sensibilité : 100 ISO
Focale : 20 mm, décalage expo : 0 IL
Objectif : Sigma 18-35 mm f/1,8
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Autonomie

La plupart des hybrides sont assez gourmands en énergie et souffrent souvent d'une autonomie assez limitée (les compacts experts dp sont d'ailleurs vendus avec une seconde batterie). Le sd Quattro n'échappe malheureusement pas à cette règle : la batterie (environ 30 €) offre une autonomie entre 250 et 300 clichés selon l'utilisation du boîtier. Un grip d'alimentation PG-41 (environ 300 €) permet d'embarquer 2 batteries supplémentaires, en plus de celle présente dans le boîtier. L'autonomie s'en trouve ainsi largement améliorée.

grip d'alimentation sigma PG-41
Une poignée d'alimentation pour emporter deux batteries supplémentaires.

Logiciel

Si les fichiers bruts de la gamme Merrill sont désormais pris en charge par des logiciels tiers comme Adobe Lightroom, les images X3F des Quattro ne connaissent pas (encore) le même sort et il faudra utiliser le logiciel maison Sigma Photo Pro 6 pour développer les fichiers bruts.

Celui-ci gagne en célérité à chaque nouvelle version, mais il reste beaucoup plus lent que la plupart des autres logiciels de développement de fichiers bruts. Un ordinateur puissant est donc recommandé pour traiter les fichiers en provenant des boîtiers Quattro. Le nouveau mode SFD (Super Fine Detail) est encore plus vorace en ressources processeur.

Sigma sd quattro test review logiciel
L'indispensable Sigma Photo Pro 6.

bruit au déclenchement

Contrairement aux dp, le sd Quattro n'est pas un appareil silencieux. Le déclenchement est toutefois assez discret et feutré.
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