Les boîtiers Sigma n'ont jamais brillé par leur réactivité. Si le sd Quattro améliore un peu la donne, l'hybride de la marque reste très en retrait par rapport à la concurrence. 

Autofocus

L'une des nouveautés du sd Quattro est l'adoption par Sigma d'un module autofocus hybride qui allie un système à corrélation de phase et un à détection de contraste. Le premier sert à dégrossir rapidement et sans effet de pompage la mise au point, alors que la détection de contraste permet d'affiner le focus.

Le sd Quattro dispose de 9 collimateurs AF et vous pouvez également passer en mode "libre" afin de déplacer le point AF sur une zone restreinte de la visée.

Sigma sd quattro test review configuration collimateurs af
À gauche, la zone de mise au point libre est plus claire. À droite, les différents points AF sélectionnables.

Sur le terrain, le Sigma sd Quattro s'est globalement comporté comme les boîtiers de la série dp. L'autofocus reste assez lent (dans tous les cas plus lent que la moyenne des autres hybrides). Bon point, la corrélation de phase permet dégrossir rapidement le travail de l'autofocus, mais la détection de contraste demeure lente et saccadée.

Il arrive parfois que le boîtier n'arrive tout simplement pas à faire le point. Le système de corrélation de phase se perd et se bloque. Il faut alors faire le point sur un autre sujet. Ces cas sont assez rares et se sont présentés sur des sujets peu contrastés.

En studio, le Sigma sd Quattro a obtenu les chronos suivants :

Mise sous tension (1re image sans autofocus) 3,4 s
Latence au déclenchement (avec mise au point préalable) 0,1 s
Mise au point (de l'infini à 1,5 m) en pleine lumière 1,4 s
Mise au point (de l'infini à 1,5 m) sous 3 lux 2,5 s

Mode rafale

Le Sigma sd Quattro tient sa promesse avec une cadence rafale à environ 4 ips sur 12 images, que l'on soit en JPEG ou en RAW.
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