Nous l'évoquions en fin d'année dernière lors de l'annonce du Parrot Bebop 2 : nous souhaitions nous lancer dans les tests de drones tous publics, de 500 à 3 000 €, avec pour problématique principale de vérifier s'il est possible d'inscrire ces caméras volantes dans un flux de production photo vidéo amateur. C'est désormais chose faite : nous avons testé le Parrot Bebop 2 et vous livrons notre verdict.

Bebop 2 Parrot test review vue générale
Le Bebop 2 de Parrot est plutôt élégant.

Étant donné la réglementation très stricte qui encadre l'usage des drones, nous avons pratiqué notre essai dans un cadre de loisir, en gardant l'appareil à vue, à une altitude inférieure à 150 m (dans la pratique nous avons à peine dépassé les 50 m), loin de toute agglomération, habitation, zone d'aérodrome ou personne. Nous sommes donc allés nous perdre quelque part dans la forêt val-d'oisienne...

Bebop 2 Parrot test review en vol
Le Bebop 2 en pleine action dans ce qui reste d'un sanatorium.

Présentation

Ne cachons pas notre enthousiasme : pour avoir visité le centre de test Parrot et mesuré le concentré de technologies embarquées à bord de ce si petit engin, nous avions réellement hâte de tester le Bebop 2.

À la prise en main, la première impression est satisfaisante. L'ensemble est correctement assemblé, le plastique ABS moulé ne fait pas toc et la partie en polystyrène, très présente sur la première mouture du Bebop, n'apparaît ici que sur la face avant autour de la caméra embarquée.

Bebop 2 Parrot test review vue en vol
Bebop 2 : un drone compact qui se faufilera partout.

Par ailleurs, on voit bien que la maîtrise du poids a été une préoccupation principale des ingénieurs, puisque même la base et les bras ont été évidés.

Bebop 2 Parrot test review vue à l'intérieur
Les entrailles du Bebop 2 : tout est pensé pour alléger l'ensemble.

En retournant le Bebop 2, on peut donc bien voir la caméra verticale, le ventilateur, le gyroscope et les 4 amortisseurs en boules de caoutchouc qui freinent l'inertie du drone lors de l'atterrissage.

Ses dimensions sont très compactes (32,8 cm de long x 38,2 cm de large x 8,9 cm de haut) et, avec un poids de seulement 500 g, on se demande comment une si frêle architecture peut s'élever aussi haut dans le ciel et combattre les courants d'air tout en gardant une image stable, atout mis en avant par le constructeur. Mais nous reviendrons sur cet aspect lié à la captation.

Bebop 2 Parrot test review vue en vol

En attendant, sachez que le Bebop 2 est équipé d'une caméra verticale pour maintenir l'équilibre, d'un capteur ultrason jusqu'à 5 m, d'un baromètre, d'un gyroscope 3 axes, d'un accéléromètre 3 axes également, d'un magnétomètre et d'une puce GNSS (GPS+ GLONASS) qui géolocalise le drone pour optimiser la tenue d'un point fixe en vol stationnaire... Ainsi doté, le Bebop 2 s'affirme comme l'un des plus stables de sa catégorie et des plus faciles à prendre en main.

Côté prise de vues, c'est à un capteur CMOS Aptina de 14 Mpx qu'est confiée la tâche de délivrer des vidéos Full HD en 30p et des photographies en JPEG ou DNG. Le tout est stocké sur une mémoire flash intégrée de 8 Go. Il n'est pas possible d'étendre à l'aide d'une carte mémoire, mais cette capacité est en revanche suffisante pour filmer 25 minutes de vol. L'objectif est un fisheye pourvu d'un angle de champ de 180°, ouvert à f/2,3.

Bebop 2 Parrot test review vue caméra
La caméra fish-eye du Bebop 2.

À l'arrière du Bebop 2, on trouve une diode trapézoïdale clignotante rouge et un connecteur micro-USB afin de monter le drone en périphérique de masse sur un ordinateur. Malheureusement, il n'est pas possible de le recharger par ce port.

Bebop 2 Parrot test review vue de dos
Le feu arrière du Bebop 2.

Préparatifs de vol

Avant de flirter avec les nuages, vous devez préparer votre drone et installer l'application FreeFlight 3 directement disponible sur l'espace Apps du site de Parrot, le Google Play Store ou l'App Store.

Pour le drone, le montage des hélices est assez simple : elles se clipsent sur des vis au sommet des moteurs puis se fixent grâce à un petit outil fourni par le constructeur. L’opération prend moins d'une minute une fois le coup de main pris, et si vous perdez l'outil, des ongles longs feront l'affaire.

Bebop 2 Parrot test review détail moteur
Bebop 2 : détail d'un moteur.

Les moteurs en charge de la rotation des pâles, constitués de rotors, de plusieurs aimants et pourvus d'un capteur de position, sont dits brushless ("sans balais"). On retrouve principalement les moteurs de ce type sur les ventilateurs de nos ordinateurs : ils ont pour avantage d'assurer une charge constante et de limiter l'échauffement.

La batterie doit être chargée (temps de charge : environ 1 heure 30) avant d'être clipsée sur sa base. Elle fait partie intégrante du carénage et représente les deux tiers du corps de l'appareil. Assez imposante, elle assure 25 minutes d'autonomie, donc, et délivre une charge de 11,1 V pour 2 700 mAh.
En comparaison avec le Bebop de première génération, elle est non seulement plus performante, mais aussi beaucoup plus facile à installer : il n'y a plus de connecteur à aller chercher ni de câble qui dépasse.

Une fois le drone préparé, il vous faut l'appairer avec votre smartphone ou le Skycontroller (vendu séparément à 499 € ou en kit avec le Bebop 2 au prix de 949 €).
Dans le premier cas (smartphone), il suffit d'allumer le quadricoptère et de se connecter à son signal Wi-Fi. Notez toutefois qu'il n'y a aucun mot de passe à saisir : n'importe qui plus rapide que vous et qui capte le Wi-Fi du drone peut donc en prendre le contrôle. Mais passons outre cette hypothèse paranoïaque et cet aspect peu sécurisé du système pour lancer l'application FreeFlight 3.

Drone Parrot Bebop 2, test review, logiciel, app Freeflight 3, écran d'accueil

Sur l'écran d'accueil, vous trouverez 5 espaces. Le premier, "Vol libre", permet de piloter ; le deuxième mène vers la "Drone Academy" et conserve vos statistiques de vols ; le suivant propose l'achat d'un Flight Plan pour programmer un scénario de vol, puis une rubrique tutoriel ainsi qu'un inévitable lien vers une boutique en ligne.

La diode arrière sert d'interrupteur On/Off. Respirez un grand coup, allumez-la : un flash vous signale son activation, la diode clignotante rouge se stabilise, quatre bips graves vous confirment que les moteurs répondent bien. Le Bebop 2 est prêt, cliquez sur Start, vous êtes paré au décollage !

L'application

Le nombre de drones crashés dès le premier vol ne se compte plus et vu le prix de l'engin, il est préférable de vérifier le bon réglage de chacun des paramètres et de se familiariser avec l'interface. En outre, cela fait aussi partie de l'ambiance "pilotage". Nous vous recommandons donc de cliquer sur l’icône des paramètres (l'engrenage en haut à gauche) et de naviguer dans les menus.

Drone Parrot Bebop 2, test review, app Freeflight 3, interface pilotage, paramètres, capture d'écran

Plusieurs écrans apparaissent alors.

Le premier permet de vérifier l'acquisition du signal GPS et de préciser au bout de combien de temps le drone doit retourner à son point de départ si le signal est perdu.

Drone Parrot Bebop 2, test review, app Freeflight 3, interface pilotage, écran 1, navigation

Le deuxième définit des paramètres de pilotage via le Skycontroller ou le smartphone, ainsi que son inclinaison maximale, donc sa vitesse horizontale.

Drone Parrot Bebop 2, test review, app Freeflight 3, interface pilotage, écran 2, paramètres de pilotage

Le troisième définit les paramètres de limites de vol, c'est-à-dire l'altitude et la portée maximales.

Drone Parrot Bebop 2, test review, app Freeflight 3, interface pilotage, écran 3, paramètres de limites de vol

Le quatrième programme les paramètres de vol tels que la vitesse maximale d'ascension et la vitesse de rotation. Pour débuter, nous ne vous recommandons pas de dépasser 50% des valeurs.



C'est sur le cinquième écran que se trouvent les paramètres de prise de vues (dits "paramètres d'enregistrement") et nous découvrons avec tristesse qu'ils sont très pauvres. Strictement aucun réglage n'est possible au niveau de la vidéo : on filme en HDTV 1080p à 30 images par seconde, point final. Les photos, quant à elles, sont réalisées en JPEG à 12 Mpx (4 096 x 3 072 px) ou en DNG et JPEG 180° de 13,5 Mpx (4 092 x 3 320 px). Il est aussi possible de régler un mode timelapse. Notez qu'on peut prendre des photos JPEG en 1 920 x 1 080 px durant la captation vidéo, mais ce sont simplement des arrêts sur image.

Drone Parrot Bebop 2, test review, app Freeflight 3, interface pilotage, écran 5, paramètres d'enregistrement

Enfin, sur les écrans suivants, il sera possible d’ajuster la balance des blancs, à l’œil, ainsi qu'une correction d'exposition, puis des paramètres généraux qui ne servent finalement qu'à vérifier votre version de firmware (micrologiciel) et si les moteurs sont en bon état.

   

Une fois ce tour d'horizon effectué, on retourne à l'interface de vol. L'image que vous apercevez est celle qui est filmée par la caméra de bord. Avec deux doigts, il est possible d'orienter son axe de prise vue et d'aller jusqu'à l'aplomb du drone en vol stationnaire, mais attention à ne pas trop tirer sur les bords : vous risqueriez de faire entrer les pâles dans le champ de vision.

Drone Parrot Bebop 2, test review, app Freeflight 3, interface de vol, take off

"Take off " permet logiquement de décoller avant de devenir "Landing" (atterrissage) en vol, et "Emergency" (urgence) permet de couper les moteurs en cas de pépin. On trouve aussi les données de vitesse, d'altimètre (à partir du point de décollage) ainsi que l'état de la batterie, du GPS et d'autres icônes de fonctionnement, comme l'enregistrement vidéo, la prise de vue ou le mode de contrôle.

En pilotage avec le smartphone, nous avons choisi le mode "manette" qui laisse apparaître en surimpression deux joysticks : à droite, on contrôle la profondeur et le lacet, à gauche, les gaz et le roll. Nous avons une préférence personnelle pour ce mode qui reprend la disposition du Skycontroller avec lequel nous avons pu faire quelques essais aussi.

Pilotage

Soyons francs, le pilotage est jouissif. Take Off actionne les moteurs et fait décoller le drone jusqu'à 1 m du sol, puis le stabilise pour attendre patiemment vos ordres.

Attention aux impatients qui souhaiteraient s'entraîner dans leur salon : le Bebop 2 est sensible à l'effet de sol. Ce phénomène lié à la portance se manifeste lorsqu'un appareil vole très près du sol, par une augmentation de la portance et une diminution de la traînée. L'air chassé vers le bas par les hélices se retrouve bloqué par le sol et s'y comprime avant de changer de direction brusquement, ce qui engendre des turbulences et déstabilise le drone. Nous avons fait partie des impatients et avons eu de la chance de ne rien casser.

Avec un peu d'entraînement, le niveau de précision de pilotage est même bluffant. Mais ce Parrot est avant tout taillé pour les grands espaces, alors : gaz !

En extérieur, le Bebop s'est révélé un engin tellement amusant à piloter que les pourtant très suffisantes 25 minutes d'autonomie nous ont laissé sur notre faim. Quel plaisir ! Agile, réactif, précis, stable, les qualificatifs ne manquent pas pour décrire le plaisir de pilotage que procure ce drone. Bien sûr, ce n'est pas un racer : il y a beaucoup beaucoup plus rapide, mais c'est ici un aspect assez secondaire pour nous, puisque ce que nous voulons savoir, c'est s’il est maniable et suffisamment précis pour réaliser des prises de vues. La réponse est sans aucun doute, oui. À côté, le DJI Phantom 3 dont nous avons commencé le test, pourtant très stable lui aussi, fait office de bombardier.



Avec le Bebop 2, non seulement nous avons pu réaliser des prises de vues extérieures sans problème, mais même dans la structure sujette aux courants d'air de notre bâtiment désaffecté, nous n'avons pas éprouvé de réelles difficultés à le piloter. Autre avantage : si on s'emmêle les doigts sur l'écran de son smartphone ou de sa tablette, on peut tout lâcher ; le Bebop 2 se fige alors en stationnaire et attend que vous retrouviez le contrôle. Ne perdez toutefois pas de vue qu'avec l'inertie liée à la vitesse, il peut buter contre un obstacle.

Comme tout pilote qui se respecte, veillez attentivement à la météo : si le Bebop 2 est globalement stable et facile à piloter, il reste un petit "moustique" face aux mauvais temps et ne saurait conserver sa stabilité presque légendaire par grand vent. Gardez aussi en tête qu'en altitude, les courants d'air ne sont pas les mêmes qu'à 2 m du sol. De plus, sachez que plus vous vous éloignez, plus la portée du Wi-Fi et la réactivité des commandes diminuent. En théorie, la portée avec votre smartphone va jusqu'à 200 m sur terrain dégagé, mais nous déconseillons d'aller aussi loin.

Bebop 2 Parrot test review skycontroller
L'imposante télécommande vendue presque 500 €.

Outre la portée rallongée du Skycontroller (jusqu'à 2 km), c'est évidemment avec cette manette démesurément trop grande et trop lourde (1,6 kg) que l'on prend le plus de plaisir. Les travellings avant, arrière et panoramiques sont presque un jeu d'enfant à faire et on se plaît à découvrir les innombrables nouveaux types de plans que l'on va pouvoir réaliser en captation photo vidéo.

Enfin, lorsque l'autonomie diminue et atteint un seuil critique, l'application vous signale par un effet sonore désagréable que vous devez rentrer à la base. Un bon moyen de tester la fonction Return to home qui fonctionne bien et ramène le Bebop 2 à son point de départ, à condition d'avoir une bonne couverture GPS.

En résumé, le Parrot Bebop 2 est facile à prendre en main, très agréable à piloter et d'un usage assez sécurisant : au moindre choc, les moteurs se coupent et les pales des hélices sont finalement assez résistantes à la casse.


Qualité d'image

Nous avions donc grand-hâte de rentrer au bureau et de dérusher les résultats. Les fichiers sont stockés dans une mémoire interne de 8 Go ; il est facile d'y accéder via l'application et de les transférer sur son smartphone.

Sur le petit écran de 14 cm de notre smartphone LG G3, les résultats paraissent enthousiasmants. Mais sur un écran d'ordinateur, c'est tout simplement très décevant.



À la rédaction, cela faisait très longtemps que nous n'avions pas vu qualité d'image aussi médiocre. Quelle frustration ! Le capteur CMOS Aptina est totalement à la ramasse dès que la luminosité baisse. L'image manque de dynamique sur les forts contrastes et l'ensemble manque cruellement de piqué. Sur des arbres par exemple, on ne distingue même plus les feuilles. Nous sommes plus proches d'un rendu de webcam que d'une quelconque action-cam récente. De grâce, M. Seydoux, ne négligez pas tant les photographes et les vidéastes sur vos prochaines réalisations ! Votre Bebop 2 pourrait être un formidable outil de captation tant il est facile à utiliser, mais le résultat n'est pas à la hauteur de votre réputation.

Alors OK, aujourd'hui l'effet "caméra volante" est encore assez récent pour charmer le spectateur, et oui, il est possible d'intégrer quelques secondes de vidéo aérienne dans un montage plus global... mais gare à la qualité d'image par tous les temps autres qu'ensoleillé.


Image extraite d'une vidéo HDTV 1080 du Parrot Bebop 2.


Image extraite du DJI Phantom 3 Standard HDTV 1080.

En comparaison, l'image du DJI Phantom 3 Standard, pourtant au même prix (599 €), est plus piquée, plus contrastée, plus précise. En outre, avec ce dernier, il est possible de débrayer les paramètres d'exposition, de composer des HDR et de jouer tant en vidéo qu'en photo sur des courbes de type cinéma pour une retouche plus aisée.





Avec le Bebop 2, on pourra au mieux retoucher le DNG circulaire et retailler dedans pour sortir une image au format 3:2 acceptable. Dommage, donc.


Image développée à partir du RAW.





Néanmoins, conservons un brin d'optimisme : sur le plan de la captation, la stabilisation fonctionne globalement bien. La caméra filme dans un définition proche de la 4K et les algorithmes délivrent une image HDTV 1080 30p en effet stable. On aperçoit quelques effets de rolling shutter où l'image est un peu tremblotante sur des manœuvres hésitantes, mais l'ensemble est plutôt bien géré.

Conclusion

Drone Parrot Bebop 2, test review, verdict
Au final, nous ne pouvons ressentir qu'un sentiment de frustration après l'essai de ce Bebop 2.

L'expérience de pilotage est vraiment réjouissante, presque amusante, on se prend très vite au jeu et les possibilités de mouvements filmiques sont très intéressantes tant le Bebop 2 est stable, précis, maniable et sécurisant. Bien que sensible à l'effet de sol, il reste facilement contrôlable pour peu que l'on respecte les règles de sécurité, et l'interface de l'application est agréable. Pour une véritable expérience de pilotage, on recommande d'ailleurs l'utilisation du Skycontroller plutôt que d'un smartphone, celui-ci étant plutôt dédié au retour image en temps réel.

Mais malheureusement pour Parrot, notre magazine est dédié à la photovidéo et c'est bien d'un point de vue de photographe que nous jugeons ce drone. Le résultat est sans appel : si vous cherchez une caméra volante pour réaliser de belles images, passez votre chemin. Certes, le résultat pourra être jugé passable, voire convenable par beau temps pour qui n'est pas trop regardant sur la qualité d'image. En revanche, nous ne pouvons pas le recommander à un amateur qui souhaite se lancer sérieusement dans la prise de vue aérienne. Et c'est bien dommage, oui, dommage, et nous l'écrivons avec un brin d'amertume, car nous avons définitivement pris beaucoup de plaisir à piloter ce Bebop... mais de retour à la maison, la qualité d'image déçoit.

Le capteur Aptina est franchement à la peine dès que la luminosité baisse et, surtout, l'image manque de micro-contraste et de piqué, la dynamique est trop faible et des aberrations chromatiques rarement vues viennent entacher la qualité. C'est d'autant plus regrettable qu'excepté un travail de post-production sur le DNG circulaire, il n'y a aucun moyen de régler les paramètres de prise de vue. Et bien sûr nous avions mis à jour tous les firmwares.

Ce capteur fait vraiment défaut à l'étonnant travail effectué par la firme sur la stabilisation et balaye presque le plaisir que nous avons pris en vol. Si en tant qu'amateurs photographes et vidéastes, nous ne pouvons exploiter les images réalisées avec le Bebop 2, à quoi bon ? Nous ne parlons même pas ici de les vendre, mais de tirer ne serait-ce que pleinement satisfaction d'un panoramique réalisé à 50 m d'altitude.

Alors une idée nous vient comme ça : et si vous laissiez tomber, Monsieur Parrot, le surcoût que représente ce fameux Skycontroller pour ne proposer qu'une manette standard, d'une finition bien moins reluisante, mais que vous mettiez tous vos efforts de développement dans un nouveau capteur, de nouveaux algorithmes de traitement du bruit et une nouvelle lentille ? Nous rêvons ? Peut être, mais vous vous fermez assurément à un large public d'amateurs de prises de vues aériennes, qui se tourneront vers une concurrence ayant davantage ciblé ce public-là sans toutefois se couper d'amateurs moins exigeants. Peut-être en segmentant la gamme ? En toute humilité, nous espérons être entendus, car nous vous avouons une chose : depuis nos derniers essais, nous sommes obsédés par les quatre bips d'allumage qui signent le "Paré au décollage"....

Points forts

Points faibles

Facilité de prise en main

Qualité d'image indigente tant en photo qu'en vidéo sur tous les aspects

Maniabilité

Aucun réglage disponible en photo et en vidéo

Sécurisant en vol

Pas de mot de passe Wi-Fi

Interface de l'application simple

Latence du retour Wi-Fi

Réactif

Sensibilité à l'effet de sol

Souplesse des commandes du Skycontroller

Peu concurrentiel avec le Skycontroller

Stabilisation de l'image

 

Autonomie

 



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