Comparatif Olympus Pen-F vs Panasonic GX8


Avec le Pen-F, Olympus vient bousculer les ténors actuels dans le format Micro 4/3 que sont les Panasonic GX8 et son propre OM-D E-M5 Mark II. C'est le bon moment, donc, pour opposer les représentants des deux marques.

D'un côté, nous avons donc le Panasonic GX8, modèle haut de gamme de la marque et premier appareil Micro 4/3 équipé d'un capteur de 20 Mpx. Synthèse du savoir-faire de la marque en photo et vidéo, le GX8 filme en UHD et dispose d'une stabilisation mécanique par déplacement du capteur.

De l'autre, l'Olympus Pen-F qui vient de sortir la gamme Pen de la léthargie dans laquelle elle étaient entrée depuis l'E-P5 en 2013. Au programme, un look rétro ravageur, un écran orientable et, là aussi, un capteur Micro 4/3 de 20 Mpx.

Tailles des différents capteurs
Comparaison des tailles (agrandies 4x) de différents capteurs.

Les fiches techniques

Commençons par la présentation des antagonistes. Nous opposerons ici point par point les fiches techniques, un premier pas pour jauger (sur le papier) les possibilités des concurrents.



Si les deux boîtiers disposent sans doute du même imageur, ils présentent également d'autres similitudes, et d'autres différences. Ainsi, les deux utilisent un écran LCD monté sur rotule afin d'offrir une belle latitude d'orientation, ainsi qu'un viseur électronique déporté sur le côté gauche.
Côté vidéo, le Panasonic GX8 est le plus technique avec la possibilité d'enregistrer en UHD.

Vous le constaterez dans le tableau ci-dessous : les deux appareils sont finalement assez proches et ne se distinguent que par des spécifications techniques parfois peu prépondérantes.

  Olympus Pen-F Panasonic GX8
Définition du capteur 20,3 Mpx 20,3 Mpx
Taille du capteur 17,3 x 13 mm 17,3 x 13 mm
Densité par cm2 / taille photosite 9 Mpx / 3,3 µm 9 Mpx / 3,3 µm
Filtre AA oui oui
Capteur stabilisé oui (5 axes) oui
     
Sensibilité 80-25 000 ISO 100-25 600 ISO
RAW 12 bits 12 bits
     
Autofocus par détection de contraste par détection de contraste
Collimateurs / /
Dont croisés / /
Plage de fonctionnement nc -4 à +18 IL
Collimateur sur le capteur principal oui oui
     
Mesure d'expo mesure TTL sur 324 zones mesure TTL sur 1 728 zones
Compensation d'expo ±3 EV (molette) ou ±5 EV ±3 EV (molette) ou ±5 EV
Mesure spot lié au point AF sélectionné oui oui
     
Obturation max. 1/8 000 s (mécanique)
1/16 000 s (électronique)
1/8 000 s (mécanique)
​1/16 000 s (électronique)
Synchro flash 1/250 s 1/250 s
     
Rafale max sans suivi AF : 10 ips

sans suivi AF : 20 ips
(obturation électronique)
sans suivi AF : 10 ips

sans suivi AF 30 ips (3 840 x 2 160 pixels)
mode 4K photo
Rafale max avec suivi AF 5 ips (obturation mécanique) 6 ips (obturation électronique)
Nb max. RAW en rafale / /
     
Viseur électronique (Oled) électronique (Oled)
Définition 2 359 296 points 2 359 296 points
Grossissement 0,62x 0,77x
Couverture 100 % 100 %
     
Taille écran 7,6 cm 7,6 cm
Définition écran 1 036 800 points (720 x 480 px) 1 036 800 points (720 x 480 px) 
Orientable oui oui
Tactile oui oui
     
Wi-Fi oui (b/g/n) oui (b/g/n)
NFC non oui
Bluetooth non non
GPS non non
USB 2.0 2.0
Prise micro non oui (2,5 mm)
Sortie HDMI oui (type D) oui (type D)
Sortie casque non non
     
Flash intégré non (livré dans la boîte non (en option)
NG 9 (100 ISO, m) /
Pilotage flash externe oui /
     
Format vidéo .MOV (H264) AVCHD / MP4 (H264)
Résolution max 1 920 x 1 080 px UHD (3 840 x 2 160 px)
1 920 x 1 080 px
Cadence 60/50/30/25/24p 30/25/24p (UHD)
60/50/30/25/24p (1080)
     
Mémoire SD/SDHC/SDXC SD/SDHC/SDXC
Autonomie max (CIPA) 330 photos 330 photos
Poids (nu avec batterie / carte) 427 g 487 g
Dimensions Environ 125 x 72 x 37 mm Environ 133 x 78 x 63 mm


La prise en main

Nous le répétons à chaque fois : la prise en main est un aspect essentiel et nous ne pouvons nous substituer complètement à vous. C'est une sensation à la fois objective et subjective qui dépend, pour beaucoup, de la morphologie de vos mains. Prenez les appareils en main, portez-les à l'œil : un boîtier doit vous convenir et en cette matière, vous êtes les seuls à pouvoir décider.

Nous l'avons déjà évoqué, le Pen-F est plus compact et léger que son concurrent — la preuve en images.

Olympus Pen F vs Panasonic GX8 dimensions
Olympus Pen F vs Panasonic GX8 dimensions dessus
Olympus Pen F vs Panasonic GX8 dimensions dos
Info : camerasize.com.

Le GX8 est donc un peu plus volumineux et un peu plus lourd, mais cette différence provient essentiellement de deux éléments : le viseur et la poignée. En effet, l'hybride de Panasonic dispose d'une véritable petite poignée qui offre une bonne préhension et fait défaut au Pen-F lorsqu'on utilise une optique un peu lourde comme le 12-40 mm f/2,8. Le second élément saillant est le viseur électronique. Sorte de protubérance (un cap, une péninsule...) hypertrophiée, le viseur orientable du GX8 est à la fois disgracieux et envahissant. Avec un écran LCD déjà monté sur rotule, l'orientation du viseur était-elle impérative ?

Impossible enfin de ne pas évoquer le look des appareils, même si cet aspect est personnel et subjectif. Dans ce domaine, le Pen-F l'emporte avec un boîtier joliment dessiné, au revêtement agréable et aux commandes proéminentes. L'inspiration rétro est évidente et réussie, notamment en version argent/noir. Petit bémol sur la profusion de commandes qui pourra en rebuter certains.
De son côté, Panasonic joue la carte de la sobriété. C'est carré, plus austère et assez froid. La simplicité est de mise avec, sur le dessus, deux molettes de réglage, le barillet pour le mode d'exposition et le correcteur d'expo. On respire un peu.
Remarquez que les deux boîtiers disposent d'un écran LCD orientable recouvert d'un revêtement granuleux qui les rend assez discrets. Un bon point, donc.

Ergonomie / menus : égalité

Olympus Pen-F : des accès rapides. Le Pen-F est un boîtier expert et dispose donc d'une multitude de raccourcis. On appréciera ainsi la molette créative située à l'avant du boîtier. Cette commande, dont la position est héritée des modèles argentiques, fait accéder rapidement aux filtres créatifs, au mode créateur de couleur, au mode monochrome ainsi qu'au créateur de profils couleur. Un basculeur, situé à l'arrière sous le barillet des modes d'exposition, permet de paramétrer rapidement ces différents modes, ce qui s'avère très pratique à l'usage. Vous disposez également de 5 commandes personnalisables, et deux flèches du trèfles de sélection peuvent être réassignées selon votre bon plaisir.

Sur le dessus de l'appareil se trouvent un barillet pour le choix du mode d'exposition (verrouillable), deux molettes de réglage (avant / arrière) et, c'est une première, un correcteur d'exposition. Nous voici donc en terrain connu et le Pen F se prendra rapidement en main. Un petit regret au niveau de la commande de mise sous tension qui est positionnée à gauche et qui nécessite la tenue à deux de l'appareil photo. Les différentes touches à l'arrière est sont également un peu petites et manque de relief pour être facilement manipulées.
Olympus Pen Ftest review vue de dessus

Nous apprécions également la présence d'un écran LCD monté sur rotule (offrant une grande variété d'orientation) et tactile. Dommage que cet aspect ne fonctionne pas dans les menus.
Olympus Pen F dos test review

Des menus d'ailleurs toujours un peu alambiqués pour le profane... et parfois même l'expert ! Heureusement, une aide contextuelle vient au secours des plus démunis, mais globalement l'interface reste parfois un peu complexe et dense. Retrouver une fonction peut prendre quelques minutes à égrener les options. Fastidieux, donc. Il aurait été judicieux de prévoir la création d'un menu personnalisé. Pour la prochaine mise à jour ?

Olympus Pen F menus
Exemple de menus de l'Olympus Pen-F. À gauche, l'écran récapitulatif ; à droite, un menu avec un exemple de paramètre peu explicite : "réglages de la multifonction" (au bas de l'écran).

Un bon point cependant : l'écran récapitulatif, qui offre un bon aperçu des réglages de l'appareil, ainsi qu'un accès rapide grâce à l'écran tactile.

Panasonic GX8 : hautement personnalisable. Le boîtier Panasonic apparaît, paradoxalement, beaucoup plus dépouillé. Certains touches (vidéo, Fn, Q.Menu...) sont malheureusement à peine affleurantes et difficile à manipuler avec des gants ou tout simplement avec un œil dans le viseur. La proportion est toutefois satisfaisante et le trèfle de sélection, facile à utiliser sur le terrain.

Panasonic GX8 vue de dessus

Sur le dessus de l'appareil, vous trouverez un barillet pour le choix du mode d'exposition, un correcteur d'exposition, deux molettes de réglages et le basculeur pour la mise sous tension. L'essentiel est donc là. En supplément, vous disposez de deux touches personnalisables. Notez qu'une des molettes de réglage dispose d'un bouton central afin de basculer du mode classique "ouverture / priorité" à un couple "balance des blancs / ISO". Pratique et rapide. Par contre, le levier de mise sous tension est mal placé et difficile d'accès. Heureusement, il peut s'activer en tenant l'appareil d'une seule main.

Panasonoc GX8 vue de dos

Au-delà de cette apparente simplicité, le GX8 s'avère beaucoup plus personnalisable qu'il n'y paraît. Ainsi, pas moins de 14 touches (physiques et tactiles) peuvent changer d'attribution. Le tableau de bord arrière est assez classique et... chargé. Vous accédez rapidement à différents paramètres comme la sensibilité ISO, la zone autofocus, la motorisation ou le mode AF.

Les menus du Panasonic GX8 ont l'avantage d'être un peu plus clairs que ceux de l'Olympus. Mais l'ensemble reste très dense avec une surabondance d'options. Heureusement, une aide contextuelle est presque toujours proposée.

Viseur : avantage Panasonic

Les deux boîtiers disposent d'une dalle Oled de 2 359 296 points dans un ratio 4/3 pour une définition en XGA, soit 1 024 x 768 px. Le grossissement est de 1,23x, soit 0,62x en équivalent 24x36.

Olympus Pen-F : du très classique. Le dégagement oculaire est suffisant pour un porteur de lunettes et globalement, le viseur est plutôt agréable à utiliser. Il est possible d'afficher des grilles d'aide à la composition, un histogramme et même un niveau électronique sur 2 axes. Vous pouvez opter pour la simulation d'exposition ou travailler avec une visée compensée pour visualiser toujours correctement le cadre. Un mode S-OVF (simulation de viseur optique) peut désactiver à la visée les effets de traitement (balance des blancs, filtres...).

Même en basse lumière, l'affichage reste fluide et il faut vraiment évoluer dans la pénombre pour sentir les premiers ralentissements du taux de rafraîchissement.

Panasonic GX8 : viseur cinémascope. Non, le viseur du GX8 n'affiche pas dans un ratio allongé de type cinéma : il est bien en 4/3, mais le grossissement important de 0,77x apporte une réelle immersion dans l'image. Le dégagement oculaire est suffisant pour les porteurs de lunettes.

Le viseur est orientable sur 90° vers le haut, ce qui permet de photographier en ayant la tête par-dessus l'appareil. Pour la personne photographiée, cela ne change pas grand-chose ; pour le photographe, c'est la possibilité d'être moins en confrontation avec son sujet. En visant par-dessus, le rapport est moins direct, plus distancié (du moins en a-t-on l'impression).

Là encore, il est possible d'afficher moult options comme le focus peaking, des zébras d'exposition, des grilles d'aide à la composition, un histogramme d'exposition et même un mode monochrome censé faciliter la mise au point manuelle.

Écran LCD : égalité

Les deux boîtiers sont équipés du même type d'écran : la dalle LCD affiche 1 036 800 points (720 x 480 px) pour une diagonale de 7,6 cm. Les deux modèles disposent d'une rotule pour une orientation de l'écran. Impossible donc de les départager sur ce point.

Réactivité et autofocus : égalité

Olympus Pen-F : détection de contraste. Le Pen-F se montre réactif dans la plupart des situations lumineuses. Dans notre studio, il faut 0,3 s pour faire le point avec le 25 mm f/1,8 d'Olympus (mise au point entre 30 cm et 1,5 m). En basse lumière, il faut compter 0,5 s. La latence de déclenchement est de 0,03 s, autant dire négligeable. Quant à la mise sous tension, elle demande un peu moins d'une seconde.

Panasonic GX8 : technologie DFD. Comme le Pen-F d'Olympus, le Panasonic GX8 utilise un système autofocus par détection de contraste. Toutefois, il est épaulé par le DFD (Depth From Defocus) qui analyse le flou afin de déterminer le sens dans lequel il faut réaliser la mise au point.

Avec le Panasonic 25 mm f/1,7, le GX8 obtient peu ou prou les mêmes scores que son compère d'Olympus. Difficile de les départager sur ce point.

Voici le tableau des mesures réalisées en studio :

  Olympus Pen-F Panasonic GX8
Mise sous tension 0,8 s 0,9 s
Mise au point en pleine lumière 0,3 s 0,3 s
Mise au point en basse lumière 0,5 s 0,5 s
Latence au déclenchement 0,03 s 0,03 s

Bruit au déclenchement : égalité

Là encore, les deux boîtiers jouent au coude à coude : ils disposent tous deux d'un obturateur mécanique et électronique. Ainsi, il est possible de déclencher de manière totalement silencieuse — un mode parfaitement adapté à la prise de vues de spectacle, par exemple. L'obturateur électronique permet également de grimper jusqu'au 1/16 000 s, ce qui facilite l'usage des optiques lumineuses à pleine ouverture et en pleine lumière. En mode mécanique, le Pen-F est un peu plus silencieux, mais la différence n'est pas très importante.

Batterie / autonomie : égalité (malheureusement)

C'est la pierre d'achoppement des systèmes hybrides pour l'instant. Le Pen-F d'Olympus comme le Panasonic GX8 peinent à dépasser les 300 vues avec une batterie. Pire, cette autonomie diminue avec l'utilisation du viseur électronique. Dans une utilisation classique, il ne faut guère espérer plus de 250 déclenchements.

Autres fonctionnalités : avantage Olympus

Olympus Pen-F : des filtres artistiques et créatifs réussi. Olympus a été le précurseur dans le domaine des filtres artistiques et créatifs en les proposant dès 2008 sur son reflex E-30. Depuis, au fil des versions, la marque a peaufiné le rendu des filtres ainsi que les options. Et il faut bien l'avouer : le créateur de couleur est une idée lumineuses et le mode monochrome modulable est vraiment intéressant. Les profils monochromes qui simulent certaines pellicules argentiques comme la Tri-X sont convaincants et les filtres artistiques sont réussis. Les modes scènes sont planqués, mais en cherchant bien, vous trouverez également le mode story, qui permet de grouper plusieurs images. Vous trouverez également un intervallomètre.

Exemple monochrome avec filtres Olympus Pen F
Une simple variation du filtre coloré dans le mode monochrome.
 
Panasonic GX8 : mode photo 4K. Le GX8 dispose lui aussi de filtres créatifs, mais ils sont moins avenants et moins configurables. Toutefois, le boîtier Panasonic dispose d'un mode panoramique par balayage qui fait cruellement défaut au Pen-F. Le GX8 propose également un mode 4K Photo intéressant. Le principe ? Réaliser une vidéo en haute définition (30/25 i/s) pour en extraire les différentes images. Bon, c'est déjà possible en utilisant les fichiers vidéo 4K, alors où est l'avantage ?
Par rapport à une extraction d'image classique, il est possible de travailler avec un ratio autre que le 16:9 vidéo. Vous pouvez ainsi opter pour du 4:3, du 3:2 ou du 1:1 tout en conservant les 8 Mpx de l'image. Autre avantage : pas besoin de travailler avec des vitesses lentes, généralement inférieures au 1/120 s en vidéo. Rien ne vous empêche par exemple d'exploiter des temps de pose au-delà du 1/1 000 s pour figer des mouvements rapides, pour peu que vous ayez assez de lumière. Vous trouverez ci-dessous un exemple de 4K Photo réalisé avec le Panasonic G7, dont la fonctionnalité 4K Photo est identique en tout point à celle présente sur le GX8.

Les résultats sont plutôt convaincants et 8 Mpx suffisent largement pour une impression A4. Ci-dessous, vous pouvez visualiser la vidéo 4:3 et visionner l'image JPEG extraite.


Exemple de vidéo 4K photo réalisé avec le Panasonic G7.

Panasonic G7 test review exemple photo 4K
Exemple photo 4K. Cliquez sur la vignette pour visualiser l'image en pleine définition.

Stabilisation : avantage Olympus (léger)

Olympus Pen-F : tout dans le boîtier. Le Pen-F hérite du système de stabilisation mécanique sur 5 axes développé pour l'E-M5 Mark II. Celui-ci s'avère performant et fonctionne avec toutes les optiques de la gamme. Lors de nos mesures, nous avons pu gagner jusqu'à 3 IL : une très bonne performance.

Panasonic GX8 : optique et mécanique. Jusqu'au GX8, Panasonic a toujours déporté la stabilisation dans les optiques. Sans cela, point de salut. Le GX8 ouvre les portes d'une nouvelle ère avec une double stabilisation mécanique et optique.

Panasonic GX8 double stabilisation

Lors de nos tests, nous avons réussi à gagner jusqu'à 3 IL avec le 12-35 mm à fond de télé. Une belle performance donc, mais qui nécessite l'utilisation d'une optique stabilisé, là où Olympus s'en acquitte avec n'importe quelle optique.

Parc optique : égalité

Pas de mystère sur ce point, les deux concurrents sont à égalité puisqu'ils partagent le même parc optique. L'offre est désormais complète et suffisante pour la plupart des travaux photo. La gamme Olympus semble plus intéressantes, avec de belles optiques fixes comme le 17, le 45 ou le 75 mm. De son côté, Panasonic dispose d'optiques Leica également très alléchantes comme les 25 mm f/1,4 ou 15 mm f/1,7.

Qualité des images

Gestion du bruit électronique : égalité

Olympus Pen-F : jusqu'à 3 200 ISO. Les deux boîtiers sont équipés d'un capteur équivalent de 20 Mpx (4/3"). Le Pen-F délivre une belle qualité d'image jusqu'à 1 600 ISO et il sera très facile d'exploiter des images à 3 200 ISO. Au-delà, la granulation et le traitement un peu fort viennent dégrader le rendu.

Olympus Pen F : Réduction du bruit standard 80-800 ISO
Olympus Pen F : Réduction du bruit standard 1600-25600 ISO

Vous pouvez également télécharger les fichiers Raw (80-200-400-800-1600-3200-6400-12800-25600 ISO)



Panasonic GX8 : jusqu'à 3 200 ISO aussi. Même capteur mais processeur de traitement des données différent pour des résultats sont assez proches au final. Même constat que pour le Pen-F : les images sont agréables jusqu'à 1 600 ISO et on pourra pousser à 3 200 ISO sans trop de difficultés. Les valeurs de sensibilités supérieures sont beaucoup plus problématiques.

Panasonic GX8 - 17mm : Réduction du bruit standard 200-1600 ISO
Panasonic GX8 - 17mm : Réduction du bruit standard 3200-25600 ISO

Vous pouvez également télécharger les fichiers Raw (200-400-800-1600-3200-6400-12800 ISO)



Afin de pouvoir comparer plus facilement les deux boîtiers, nous avons utilisé la même optique lors des prises de vue (M.Zuiko 17 mm f/1,8). Nous vous proposons de comparer ci-dessous 2 extraits à 100 % de notre scène test à 3 200 et 6 400 ISO. Le Pen-F est à gauche et le Panasonic GX8 à droite.

La gestion du bruit électronique paraît un peu plus subtile chez Panasonic avec une granulation moins présente et un niveau de détail légèrement supérieur à 3 200 ISO. Le constat est identique à 6 400 ISO. Le traitement est moins appuyé avec plus de détails dans l'image.


Mode vidéo : avantage Panasonic

Olympus Pen-F : classique. Le Pen-F offre une prestation assez classique en vidéo avec un mode HDTV 1080 à 60/50/30/25 et 24p. La mise au point est souple et assez rapide. Le boîtier ne propose ni entrée micro, ni sortie casque.

Olympus Pen F test review mode vidéo extrait 1080

Panasonic GX8: UHD à l'honneur. Le boîtier hérite en vidéo d'une partie du savoir-faire de la marque, notamment du GH4. Le GX8 filme donc en UHD (3 840 x 2 160 px) à 30/25/24p. Dans ce mode, seule une portion du capteur est utilisée et le champ couvert est plus étroit qu'en 1080.

En HDTV 1080, il est possible de filmer à 60/50/30/25 et 24p. Malheureusement, le boîtier ne propose pas de cadence à 120 ips pour réaliser des ralentis fluides. L'autofocus vidéo est rapide et souple. Vous pouvez connecter un micro stéréo au format mini-jack 2,5 mm.

Panasonic G7 //  GX8

ConcLusion

  Olympus Pen F Panasonic GX8
Qualité de fabrication   + (tropicalisation)
Ergonomie / menus = =
Viseur   +
Écran LCD = =
Réactivité / autofocus +  
Bruit au déclenchement = =
Batterie / autonomie = =
Autres fonctionnalités +  
Stabilisation +  
Parc optique = =
Gestion du bruit électronique = =
Mode vidéo   +

Depuis la confrontation de leurs fiches techniques, nous savions que ce duel serait serré. Les deux boîtiers sont similaires à de nombreux points de vue et nos mesures en studio montrent également des performances également très proches. Dans une approche strictement factuelle, le Panasonic GX8 présente quelques avantages comme une construction à l'épreuve des intempéries, un viseur plus confortable et un mode vidéo 4K intéressant.

Mais voilà. Choisir un appareil photo ne se limite pas à des données factuelles. Il rentre en compte des données plus personnelles, plus subjectives, dont l'apparence et la prise en main. Le Pen-F est, pour nous, indéniablement plus réussi. Plus petit, plus stylé, il séduit au premier regard malgré quelques défauts, comme l'absence d'une petite poignée pour faciliter la préhension avec des objectifs imposants.

Nous nous sommes prêtés à un petit jeu à la rédaction. Sachant que les deux boîtiers présentent les mêmes performances, lequel choisirions-nous s'ils étaient tous deux disponibles à 1 € ? Sur trois personnes interrogées, trois repartiraient avec le Pen-F.

Ainsi, le choix d'un appareil photo se joue parfois à quelques "riens" qui font tout. Au final et entre les deux boîtiers, nous avons donc une préférence pour l'Olympus Pen-F.



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