Après la phase de l'excitation liée à l'arrivée d'un nouveau boîtier et l'examen attentif de sa fiche technique, il est temps de passer un peu à la pratique et de sortir faire quelques photos. Équipé d'un Fujifilm X-Pro2, du tout nouveau et clairement sympathique 35 mm f/2 et du plus classique 18-55 mm f/2,8-4, j'ai arpenté les quartiers de la mégapole japonaise en compagnie de David Michaud. Mon guide est également photographe et nous avons sillonné les gigantesques avenues et les ruelles de Tokyo tout en débattant de l'utilité de telle ou telle fonctionnalités sur un appareil photo.

mieux dans l'ergonomie, mais perfectible

Les premiers contacts avec le X-Pro2 sont rassurants et vous retrouverez la même qualité de fabrication que le X-Pro premier du nom avec un châssis métallique (alliage de magnésium) et un revêtement en simili cuir agréable. La poignée a été redessinée. À l'avant, le grip est plus présent pour assurer une meilleure préhension et à l'arrière, le cale-pouce offre un bon maintien. Le X-Pro2 gagne en fiabilité et se voit paré de 61 joints d'étanchéité pour affronter la pluie, la neige et les tempêtes de sable.

Il reprend la ligne classique de l'appareil photo télémétrique "à l'ancienne" avec le viseur déporté à droite et une sobriété de bon aloi — un design déjà éprouvé sur la première version (X-Pro1). Les ingénieurs avaient réfléchi à plusieurs évolutions possibles pour le X-Pro2 : plus arrondi, plus fin... Au final, la courbe n'évolue que très peu et c'est plutôt l'emplacement des commandes qui change.
Ainsi, au dos, toutes les commandes sont désormais situées à droite pour faciliter l'utilisation d'une seule main. Vous trouverez deux molettes de réglages à l'avant et à l'arrière du boîtier. Celles-ci sont cliquables, mais pour l'instant, il n'est pas possible de redéfinir leur fonction. Dommage.

Fujifilm X-Pro2 : test terrain

Sur le dessus de l'appareil, vous retrouverez l'imposante molette de temps de pose qui peut se verrouiller sur le mode A (Auto). La couronne, autour de cette molette, donne accès à la sensibilité ISO. Il suffit de la soulever pour faire passer les différentes sensibilités de l'appareil jusqu'au mode Auto. Avec des optiques dotées d'une bague de diaphragme, vous pouvez donc régler le trio : temps de pose, ouverture et ISO sans avoir à allumer l'appareil photo. L'accès est immédiat et très pratique... avant de faire des photos. En revanche, une fois l'œil dans le viseur, changer la sensibilité ISO ou le temps de pose s'avère nettement moins évident.

La molette de correction d'exposition prend de l'ampleur et devient de fait plus simple à manipuler. Malheureusement, elle est encore un peu trop souple et il n'est pas rare d'avoir de se retrouver en +1 ou -2 IL en sortant l'appareil d'un sac photo. Un crantage plus résistant serait donc le bienvenu, car l'option d'un verrouillage n'est finalement pas confortable pour une utilisation courante. La position C permet de dépasser les valeurs ±3 IL jusqu'à ±5 IL à l'aide de la molette frontale.

Dans les nouveautés, l'apparition d'un joystick pour le déplacement du collimateur (ou du groupe de collimateurs) autofocus est une vraie réussite. Le pointeur est discret, mais solide avec un bon répondant. il est également cliquable. Deux pressions suffisent d'ailleurs à replacer le point au centre. Pratique. Toujours dans les pressions, les touches du trèfle de sélection ou la commande Fn sont facilement personnalisables. Une pression longue sur les commandes fait apparaître le menu des différentes fonctionnalités.

Un nouveau menu personnalisable fait également son apparition. Une bonne idée qui permet de regrouper les fonctions que vous utilisez le plus souvent.

Fujifilm X-Pro2 vue de dos

Le X-Pro2 est donc alléchant. Pourtant, il apporte également son lot de frustration. À commencer par l'écran LCD, désespérément fixe et non tactile. Questionnés à ce sujet, les ingénieurs de la marque sont unanimes : les photographes ciblés par le X-Pro2 n'utiliseraient pas l'écran tactile. Certes. Libre à la majorité desdits photographes de ne pas l'utiliser, mais pourquoi contraindre les malheureux acheteurs de X-Pro2, qui auront dépensé la bagatelle de 1 800 €, à ne pas avoir accès à un écran tactile ? Il me semble que le fer de lance d'une marque se doit d'avoir certaines fonctionnalités que l'on retrouve sur un appareil moins gradé... comme le X70 présenté en même temps. Cette fonctionnalité est si pratique en vidéo (nous avons bien compris que la vidéo n'est pas une priorité de Fujifilm sur le X-Pro2...) et si simple à utiliser pour régler l'appareil !

Encore moins compréhensible : l'écran non orientable. Là encore les ingénieurs ont une réponse : le gain de place. Pourtant, le X-Pro2 est l'appareil le plus épais de la gamme et un écran orientable présente tellement davantage pour photographier au ras du sol ou au-dessus de la foule, ce qui peut s'avérer essentiel en photographie de rue. De plus, si l'écran est monté sur rotule, il peut alors être totalement protégé une fois retourné contre le dos de l'appareil. L'argument de l'épaisseur nous semble bien vain.

Je regrette également quelques fonctionnalités pas assez abouties ou quelques oublis, à commencer par le mode panoramique par balayage qui a tout simplement disparu des menus. Une mise à jour devrait rapidement remettre les choses en ordre. Dans le même ordre d'esprit, il serait intéressant que le niveau de sensibilité ISO automatique s'adapte automatiquement avec les optiques vissées sur l'appareil. Il faut encore paramétrer manuellement le temps de pose à partir duquel vous voulez que la sensibilité ISO augmente automatiquement.

Parmi les absents, j'ai également pointé le flash. Le X-Pro2 n'intègre toujours pas un petit flash d'appoint escamotable pour déboucher un contre-jour par exemple, mais, surtout, il n'est pas livré avec un modèle externe, contrairement au X-T1 fourni avec le EF-X8.

Viseur hybride : toujours bluffant, mais limité

Naturellement, ce qui fait la force et l'intérêt du X-Pro2 (comme du X-Pro1), c'est son viseur hybride optique/électronique. Le même que l'on retrouve dans le X100T.
En mode optique, la visée est claire, fluide et plus large que l'image enregistrée, ce qui permet de voir un sujet en déplacement s’apprêter à rentrer dans le cadre. Dans une ambiance tamisée, cette visée se révèle très confortable. Un cadre permet d'ajuster la composition finement et s'adapte selon le format photographié et la focale utilisée (le cadre change également avec un zoom). Comme sur le X100T, il est possible d'afficher en surimpression un petit cadre pour afficher un zoom dans l'image (zone pointée par le collimateur) afin de vérifier la mise au point lors d'une action manuelle. Le hic ? Le viseur optique fonctionne avant tout avec des focales fixes assez courtes. En effet, si vous utilisez un zoom (18-55 mm ou plus long par exemple), celui-ci apparaît dans le cadre de visée à droite : impossible de voir un sujet situé à votre droite. Il faut alors impérativement basculer en visée électronique.

Marque : FUJIFILM
Modèle : X-Pro2
Vitesse : 10/1250 s, ouverture : f/2.0
Sensibilité : 3200 ISO
Focale : 35 mm, décalage expo : 0.33 IL
Objectif : XF-35 mm f/2
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Exemple de photo réalisée en soirée en visée optique. Il est plus facile d'anticiper les déplacements de personnes dans ce mode-là.

En très basse lumière, la visée électronique est plus efficace puisqu'elle redonne un peu de luminosité pour faciliter le cadrage. Le cadrage est alors à 100 % et vous pouvez visualiser de nombreuses informations, dont la simulation des films, la correction d'exposition ou les différents collimateurs autofocus.
La dalle n'est pas nouvelle et vous retrouverez les 2,36 millions de points déjà présents dans le X100T. J'aurais apprécié l'intégration d'une nouvelle dalle plus précise comme celle qui équipé le Leica Q (3,7 Mpx) ou le Leica SL (4,4 Mpx).

La visée électronique est fluide, même en basse lumière, ce qui est très appréciable et le grain, assez peu prononcé.

La possibilité de basculer rapidement d'une visée optique à une visée électronique avec tous les avantages et les inconvénients liés aux différents systèmes est un atout indéniable, qui rend le X-Pro2 encore plus polyvalent. Pour les porteurs de lunettes, le dégagement oculaire pourra sembler un peu faible. Pour ma part, j'ai du mal à embrasser toute la scène photographiée sans avoir à bouger l'œil.

Marque : FUJIFILM
Modèle : X-Pro2
Vitesse : 10/70000 s, ouverture : f/2.0
Sensibilité : 400 ISO
Focale : 35 mm, décalage expo : 0 IL
Objectif : XF-35 mm f/2
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Exemple de photo réalisée en visée électronique, ce qui permet de mieux apprécier le rendu en contre-jour. En visée optique, la scène ne présente pas du tout ces caractéristiques.

Rendu des couleurs : du Velvia à l'Acros

Le X-Pro2 est équipé d'une nouvelle puce de traitement des données annoncée 4x plus rapide par Fujifilm et qui donne un sacré coup de fouet au boîtier en termes de réactivité. En outre, elle permet au COI de Fujifilm de traiter les JPEG avec un nouveau filtre noir & blanc Acros (simulation des films du même nom) et de gérer le grain avec 3 niveaux : sans grain, grain léger et grain fort. Comme cette simulation est liée au processeur, il est peu probable que l'on voie un jour une mise à jour firmware généraliser ce filtre à l'ensemble des boîtiers de la marque. Acros est une simulation assez contrastée avec des noirs denses et beaucoup de détails dans les hautes lumières.

Marque : FUJIFILM
Modèle : X-Pro2
Vitesse : 10/1250 s, ouverture : f/2.0
Sensibilité : 640 ISO
Focale : 35 mm, décalage expo : 0.33 IL
Objectif : XF-35 mm f/2
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Exemple de photo réalisée avec la simulation de film Acros sans ajout de bruit électronique.

L'une des forces du X-Pro2 est la possibilité de "sortir" des images JPEG directement exploitables en associant différentes simulations de films. Lors de mes essais dans les rues de Tokyo, j'ai opté pour le rendu Velvia qui sature fortement les couleurs. Les images "claquent" et l'on retrouve le rendu typé National Geographic.

Marque : FUJIFILM
Modèle : X-Pro2
Vitesse : 10/600 s, ouverture : f/5.0
Sensibilité : 1000 ISO
Focale : 25.4 mm, décalage expo : 0 IL
Objectif : XF-18-55 mm f/2,8-4
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Exemple de photo réalisée avec la simulation de film Velvia. Il s'agit des marches qui guident les visiteurs vers le temple Shinto Hie Shrine.

Marque : FUJIFILM
Modèle : X-Pro2
Vitesse : 10/1400 s, ouverture : f/5.0
Sensibilité : 400 ISO
Focale : 55 mm, décalage expo : 0 IL
Objectif : XF-18-55 mm f/2,8-4
Marque : FUJIFILM
Modèle : X-Pro2
Vitesse : 10/2800 s, ouverture : f/4.0
Sensibilité : 400 ISO
Focale : 55 mm, décalage expo : 0 IL
Objectif : XF-18-55 mm f/2,8-4

Deux autres exemples de photos réalisées avec le mode Velvia. Là encore, je souhaite mettre en avant et rehausser les couleurs des scènes photographiées.

Autofocus : plus rapide et plus facile

Le principal reproche fait au X-Pro1 était sa lenteur à la mise au point. Pour cette seconde mouture, Fujifilm a repensé son système autofocus et propose une version nettement plus rapide. La marque clame un gain de 30 % par rapport au X-T1 (sur quelles mesures ?). De mon côté, j'ai bien noté une amélioration de la mise au point qui fait du nouveau boîtier un appareil aussi rapide que le X-T1. Nous n'avons pas effectué de chrono sur l'appareil, car il s'agissait d'un modèle de présérie voué à évoluer.
Rappelons que le système AF hybride de Fujifilm fonctionne en corrélation de phase en pleine lumière, épaulée par un système à détection de contraste quand la lumière vient à manquer.

Quoi qu'il en soit, le X-Pro2 est beaucoup plus agréable à utiliser que son prédécesseur : la mise sous tension est très rapide (moins d'une demi-seconde) et l'autofocus, assez réactif même en basse lumière. On reste toutefois en deçà des meilleurs boîtiers Micro 4/3 Olympus (E-M1) ou Panasonic (GX8).

Le mode autofocus évolue notablement avec désormais 77 points (autofocus par corrélation de phase)  sélectionnables et une option qui permet de passer à 273 points (détection de contraste), eux aussi sélectionnables. La surface AF totale est beaucoup plus large qu'auparavant, ce qui est vraiment plus confortable pour sélectionner un élément décentré sans avoir à bouger l'appareil. Comble du bonheur, le X-Pro2 dispose désormais d'un joystick pour sélectionner rapidement une zone (un écran tactile au dos aurait été encore plus rapide...). Attention, seule la zone centrale est hybride et donc très rapide. Les collimateurs latéraux ne fonctionnent qu'en corrélation de phase et sont un peu plus lents (petits carrés dans l'illustration ci-dessous).

Fujifilm X-Pro2 collimaters AF hybride

 
Le suivi autofocus donne de bons résultats dans les 3 modes disponibles (1 point, zone et wide/tracking). Sur un véhicule se déplaçant en ville, nous obtenons des images nettes sur une série de 8 images (cadence à 8 i/s).

Fujifilm X-Pro2 suivi autofocus
Les 8 images de la rafale présentent une netteté suffisante pour être exploitées.

Il est toujours possible d'activer la reconnaissance des visages ainsi que des yeux pour faciliter le travail de portrait, même si personnellement je préfère travailler avec le joystick pour placer le collimateur au bon endroit.

Marque : FUJIFILM
Modèle : X-Pro2
Vitesse : 10/2500 s, ouverture : f/4.0
Sensibilité : 400 ISO
Focale : 50.5 mm, décalage expo : 0 IL
Objectif : XF-18-55 mm f/2,8-4
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Pour ce cliché, j'ai été obligé de déclencher très vite pour surprendre les mariés à leur arrivée. Je ne voulais pas gêner le photographe officiel (situé derrière moi) et n'avais donc droit qu'à un seul essai. L'autofocus s'est montré très réactif sur une scène certes très contrastée.

Qualité des images

Difficile de se prononcer sur un boîtier non définitif — le X-Pro2 sera en vente qu'à la mi-février —, mais nous pouvons déjà parler de certains éléments. Les optiques Fujinon haut de gamme semblent taillées pour le 24 Mpx. J'ai d'ailleurs questionné les ingénieurs sur ce point : pourquoi avoir choisi 24 Mpx au lieu de 20 Mpx, par exemple ? La réponse a été la suivante : 24 Mpx représente selon eux la définition maximale pour un capteur APS-C en termes de ratio définition/qualité d'image. Ils se devaient de la proposer à leurs clients. Le 35 mm f/2 s'est admirablement bien comporté lors de notre sortie tokyoïte.

Marque : FUJIFILM
Modèle : X-Pro2
Vitesse : 10/6000 s, ouverture : f/2.0
Sensibilité : 200 ISO
Focale : 35 mm, décalage expo : 0 IL
Objectif : XF-35 mm f/2

Exemple de photo réalisée avec le 35 mm f/2 à pleine ouverture. Il s'agit des tonneaux de saké à l'entrée du sanctuaire Meiji-jingu.

Toutefois, nous avons noté des phénomènes d'éblouissement (blooming) du capteur sur les zones très contrastées, comme sur l'image ci-dessous à gauche au niveau des arbres.

Marque : FUJIFILM
Modèle : X-Pro2
Vitesse : 10/16000 s, ouverture : f/2.0
Sensibilité : 400 ISO
Focale : 35 mm, décalage expo : 0.33 IL
Objectif : XF-35 mm f/2
Marque : FUJIFILM
Modèle : X-Pro2
Vitesse : 10/1250 s, ouverture : f/2.0
Sensibilité : 640 ISO
Focale : 35 mm, décalage expo : 0.33 IL
Objectif : XF-35 mm f/2
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Exemple de photo réalisée avec le 35 mm f/2 à pleine ouverture.


Bonne Gestion du bruit électronique

En hiver, la nuit tombe vite sur la capitale nippone et il est à peine 17h quand nous marquons un arrêt dans un café d'Akihabara. L'ambiance est sombre et le X-Pro2 monte rapidement dans les tours. C'est bien sûr l'un des points cruciaux pour Fujifilm, qui a su imposer un nouveau standard il y a 3 ans avec son capteur APS-C 16 Mpx X-Trans. Une fois de plus, il s'agit ici d'un boîtier non définitif, même si le firmware (micrologiciel) est estampillé 1.0.

Les premiers clichés réalisés sont plutôt prometteurs, avec une sensibilité 6 400 ISO parfaitement exploitable.

Marque : FUJIFILM
Modèle : X-Pro2
Vitesse : 10/600 s, ouverture : f/4.0
Sensibilité : 6400 ISO
Focale : 50.5 mm, décalage expo : 0 IL
Objectif : XF-18-55 mm f/2,8-4
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Exemple de photo réalisée à 6 400 ISO. Celle-ci est encore riche en détail et conserve une bonne saturation au niveau des couleurs. Le moutonnement est visible, mais sait rester agréable à l'œil.

À défaut de vous proposer une montée ISO classique en studio, voici une série d'images à toutes les sensibilités ISO. Vous pouvez cliquer sur les imagettes pour visualiser les images en pleine définition et télécharger les fichiers bruts (.RAF).

L'image à 200 ISO est vraiment impeccable : aucun bruit n'est décelable, même à 100 % sur écran. De manière assez étonnante, un très léger moutonnement est perceptible à 400 ISO, mais celui-ci ne s'amplifiera que marginalement jusqu'à 3 200 ISO et il est possible de monter à 6 400 ISO sans la moindre difficulté. Les dégradations sont par contre facilement visibles à 12 800 ISO (nous sommes ici à 100 % sur écran avec un 24 Mpx) : le moutonnement est sensible et légèrement coloré, les bordures sont beaucoup moins nettes.

Fujifilm X-Pro2 proto : Réduction du bruit standard 200-1600 ISO
Fujifilm X-Pro2 proto : Réduction du bruit standard 3200-25600 ISO

Vous pouvez également télécharger les fichiers Raw (200-400-800-1600-3200-6400-12800-25600 ISO)



Marque : FUJIFILM
Modèle : X-Pro2
Vitesse : 10/800 s, ouverture : f/3.2
Sensibilité : 400 ISO
Focale : 21.4 mm, décalage expo : 0 IL
Objectif : XF-18-55 mm f/2,8-4
Télécharger le fichier raw
Marque : FUJIFILM
Modèle : X-Pro2
Vitesse : 10/600 s, ouverture : f/3.2
Sensibilité : 12800 ISO
Focale : 18.8 mm, décalage expo : -1 IL
Objectif : XF-18-55 mm f/2,8-4
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Marque : FUJIFILM
Modèle : X-Pro2
Vitesse : 10/600 s, ouverture : f/3.6
Sensibilité : 10000 ISO
Focale : 32.9 mm, décalage expo : 0 IL
Objectif : XF-18-55 mm f/2,8-4
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Exemples de photos réalisées de nuit à différentes sensibilités ISO.

Marque : FUJIFILM
Modèle : X-Pro2
Vitesse : 10/600 s, ouverture : f/2.8
Sensibilité : 640 ISO
Focale : 18 mm, décalage expo : 3 IL
Objectif : XF-18-55 mm f/2,8-4
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Impossible de finir une virée nocturne dans Tokyo sans passer par l'incontournable Shibuya. Avec l'éclairage artificiel de ce monstrueux carrefour, véritable épicentre de la vie nocturne tokyoïte, le X-Pro2 ne monte pas au-delà de 640 ISO en pleine nuit.

Vidéo à la traîne

Les ingénieurs de Fujifilm l'ont clairement indiqué : la vidéo n'est pas une priorité. Ainsi, le X-Pro2 ne filme pas en 4K, alors que ces mêmes ingénieurs nous affirment que le capteur et le processeur en sont capables. Il resterait de nombreux tests à faire — notamment vérifier la montée en température — avant d'aller plus loin dans ce sens.

Pour autant, le mode vidéo n'est pas à oublier complètement. Il est assez classique : l'appareil est capable d'enregistrer des clips en HDTV 1080 à 60/50/30/25 et 24p. Il est possible pendant l'enregistrement de modifier l'ouverture, l'obturation et la sensibilité ISO, mais via les molettes et ces opérations se montrent bruyantes et peu pratiques à mettre en œuvre (on rêve encore d'un écran tactile). Vous ne disposez d'aucun assistant pour la mise au point manuelle (pas de focus peaking pendant la prise de vue, pas de zébras d'exposition) et s'il possible de relier un micro stéréo, il faudra faire une croix sur un quelconque retour via un casque.

Autonomie : le talon d'Achille

Comme sur la plupart des hybrides, l'autonomie est un véritable problème : au bout d'une journée de test, j'ai utilisé pas moins de 3 batteries. Le X-Pro2 étant rapide à la mise sous tension (contrairement aux A7 de Sony), il est préférable d'éteindre le boîtier après chaque prise de vue — une démarche peu naturelle pour les photographes qui utilisent des reflex dont l'autonomie oscille entre 800 et 1 200 vues. Certes il fait froid à Tokyo (moins de 8 °C), mais la première batterie m'a permis de déclencher un peu moins de 200 fois et la deuxième, un peu plus de 230 fois. Si vous êtes un tant soit peu chatouilleux du déclencheur, une seconde batterie est indispensable.

Wi-Fi et applications

Le Fujifilm X-Pro2 est équipé d'une puce Wi-Fi qui permet de piloter le boîtier à distance, géolocaliser les clichés et les récupérer sur son smartphone pour les transférer sur Internet et les réseaux sociaux. L'application de Fujifilm, Camera App, s'avère plutôt bien réalisée, facile à prendre en main et assez complète. Pas de mot de passe à saisir une fois connecté à l'appareil photo : il faut valider sur l'appareil photo l'envoi des images par le Wi-Fi.

En prise de vue à distance, vous pouvez accéder au menu de prise de vues pour modifier certains paramètres comme la sensibilité, le temps de pose ou l'ouverture.

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