Pour notre test, la scène est éclairée sous environ 250 lux. Notre appareil étalon est le Canon 5D Mark III qui, pour un gris neutre 18 %, requiert le couple f/5,6 - 1/8 s a une sensibilité de 200 ISO. Le Nikon D500 est également calé pour exposer correctement un gris 18 % avec une sensibilité de 200 ISO et une ouverture de f/5,6. Les couples d'expositions sont identiques.

Nous faisons alors varier la vitesse et la sensibilité ISO. Les images sont visibles à 100 % (JPEG) et vous pouvez télécharger les fichiers bruts (.NEF). Le boîtier est configuré par défaut, notamment pour ce qui est de rédaction du bruit électronique.

Les JPEG

Le Nikon D500 est équipé d'un capteur APS-C de 20,9 Mpx probablement développé par Sony. Il s'agit d'un tout nouveau capteur que nous découvrons avec ce boîtier. Avec cette définition, la taille des photodiodes est d'environ 4,2 µm. La plage ISO va nativement de 100 à 51 200 ISO et peut être étendue jusqu'à 3 276 800 ISO ! Oui, plus de 3 millions d'ISO — un chiffre qui donne le tournis ! Il s'agit de la même plage de sensibilités que sur le très professionnel et très onéreux D5, mais avec un capteur APS-C. Une véritable folie, donc.

Sony Alpha 7R 2 (A7R 2) test review taille de capteur
Comparaison des tailles (agrandies 4x) de différents capteurs.

C'est parti pour la (seconde) plus grande montée ISO de l'histoire de Focus Numérique. Le D5 détient déjà la palme avec un capteur 24x36, le D500 récidive avec un capteur beaucoup plus petit. Et pas de mauvaises surprises dans les plus basses sensibilités ISO. De 100 à 800 ISO, c'est superbe ! Le grain n'est pas perceptible, le lissage anodin, le rendu des couleurs vibrant et la dynamique impeccable.
À 1 600 ISO, on note les premiers effets de lissage, mais il faut zoomer à 100 % sur un écran pour le constater. C'est encore excellent avec des bordures nettes et un grain invisible. À 3 200 ISO, l'image perd un peu en "croustillant" et les plus fins détails (billet de banque, lignes de niveau de la carte IGN) sont légèrement dilués. Une fois de plus, cela reste parfaitement exploitable pour des tirages 20 x 30 cm.

Nous restons encore très agréablement surpris à 6 400 ISO. Le lissage se fait certes plus destructeur, mais l'image conserve une très bonne tenue. Le grain, fin, est peu visible et si la dynamique baisse un "chouia", les couleurs sont encore denses et plaisantes. Le cran supérieur reste étonnant : à 12 800 ISO, le grain devient nettement plus visible, la dynamique baisse d'un cran, mais le bruit est peu coloré et les bordures, peu émoussées.

Le premier palier est franchi à 25 600 ISO. Si le grain demeure peu présent, le lissage et le traitement de l'image sont nettement plus appuyés. Les détails sont dilués et les couleurs deviennent un peu plus fades. Les images se dégradent logiquement à 51 200 ISO / 102 400 / 204 800 ISO et seront difficiles à exploiter dans un contexte normal.

Les valeurs supérieures sont complexes et un second palier est nettement visible à 409 600 ISO (ce chiffre est déjà totalement hallucinant en soi...). Les images sont des démonstrations techniques qui finalement n'auront que peu de valeur esthétique. Avec un traitement particulier des photos, on pourra sans doute exploiter des données, mais pas vraiment obtenir des images. Les applications sont néanmoins nombreuses, comme la surveillance ou la détection.
 
Nikon D500 : Réduction du bruit standard 50-400 ISO
Nikon D500 : Réduction du bruit standard 800-3276800 ISO

Vous pouvez également télécharger les fichiers Raw (50-100-200-400-800-1600-3200-6400-12800-25600-51200-102400-204800-409600-409600-819200-1638400-3276800 ISO)


Comparaison à tirage équivalent

Nous comparons naturellement les boîtiers à "tirage équivalent". Nous avons "normalisé" les images pour un tirage 40 x 60 cm en 180 dpi, soit une définition de 12 Mpx environ. Les images sont réalisées à 6 400 ISO avec ci-dessous des détails à 100 %.

Attention, les boîtiers ne sont pas équipés d'optiques équivalentes, le piqué initial n'est donc pas le même. Il faut essayer de comparer uniquement le niveau de bruit électronique... Pas si simple.

Nous avons choisi de confronter le D500 à quelques boîtiers emblématiques actuels :

Clairement, le Canon 7D Mark II compte déjà ces années et se fait largement dominer par le D500 de Nikon à cette sensibilité. Toutefois, le Fujifilm X-Pro2 tient facilement la dragée haute au nouveau reflex de Nikon. À 6 400 ISO, le grain est plus fin et les détails plus visibles avec l'hybride de Fujifilm. Le D5 est également (et heureusement) plus performant. Là encore, le grain est moins visible et l'image, plus détaillée.

Oscilloscope

Passons certaines images obtenues avec le Nikon D500 sous l'œil de l'oscilloscope pour un avis plus "mathématique".

Notre outil confirme notre perception visuelle : les images sont vraiment excellentes jusqu'à 3 200 ISO et sont encore exploitables jusqu’à 12 800 ISO.

Nikon D500 test review bruit électronique sur gris 100 ISO
Nikon D500 – 100 ISO
Nikon D500 test review bruit gamme gris graphique 100 ISO
Nikon D500 test review bruit électronique sur gris 1600 ISO
Nikon D500 – 1 600 ISO
Nikon D500 test review bruit gamme gris graphique 1600 ISO
Nikon D500 test review gamme gris à 3 200 ISO
Nikon D500 - 3 200 ISO
Nikon D500 test review bruit gamme gris graphique 3200 ISO
Nikon D500 test review bruit gamme gris 6400 ISO
Nikon D500 – 6 400 ISO
Nikon D500 test review bruit gamme gris graphique 6400 ISO
Nikon D500 test review bruit gamme gris 12800 ISO
Nikon D500 – 12 800 ISO
Nikon D500 test review bruit gamme gris graphique 12800 ISO
Nikon D500 test review bruit gamme gris 409 600 ISO
Nikon D500 – 409 600 ISO
Nikon D500 test review bruit gamme gris graphique 409 600 ISO

Sans atteindre des sommets, le D500 de Nikon propose une belle prestation. Il ne bouscule pas l'échiquier actuel, mais trouve logiquement une place de choix. Avec des images superbes à 6 400 ISO, parfaitement exploitables à 12 800 ISO, le reflex se montre parfaitement à l'aise dans la plupart des situations lumineuses.

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