reflex nikon test review d5 recommandé

Le Nikon D5 est un impressionnant boitier photographique. Sur cette gamme de reflex, il est difficile de ne pas le recommander. Utiliser un D5 est toujours un grand moment : la visée est superbe, la réactivité toujours présente, la qualité d'image impressionnante dans les hautes sensibilités, la prise en main est excellente (mais c'est vraiment lourd...), le reflex est personnalisable, il filme en UHD... Certes, il n'évolue guère sur son ergonomie et sa prise en main, mais il dispose de nouveautés intéressantes par rapport à la précédente version à commencer par le système autofocus (visée optique).

Autofocus revu
Le nouveau module Multi-Cam 20K impressionne avec ces 153 collimateurs, dont 55 sélectionnables. Sur le terrain, le suivi AF fonctionne à merveille avec l'ensemble des points AF et sur des sujets plus complexes, il conviendra de réduire le champ des possibles en utilisant le mode groupé. Nous n'avons pas noté de différence entre les deux modes de suivi (aléatoire / stable). Si par défaut les collimateurs sont à peine assez éclairés quand ils sont sélectionnés dans le viseur, il est possible de régler leur intensité dans les menus. Bien vu ! Le module est également très sensible (jusqu'à -4 IL), mais attention, uniquement sur le collimateur central. Les autres points adjacents étant limité à -3 IL, ce qui est déjà confortable. Une fois de plus, le D5 s'est bien comporté sur le terrain.

ISO en hausse
Plus de 3 millions d'ISO ! Le chiffre donne naturellement le tournis, mais également... la nausée. À 3 276 800 ISO, l'image n'est qu'une bouillie de pixels. Mais elle existe et certains usages requièrent cette sensibilité. Pour le photographe "classique", le D5 reste une formidable machine à photographier dans les ambiances lumineuses compliquées avec de belles images à 12 800 voire 25 600 ISO. Un vrai régal et une belle réussite de la part de Nikon.

Choix discutable pour les cartes et le mode vidéo
Avec la vidéo UHD/4K, les supports d'enregistrement doivent évoluer. Nikon, qui auparavant offrait le choix entre XQD et CF, a franchi une nouvelle étape en proposant deux versions de son boitier avec soit 2 cartes CF soit 2 cartes XQD. Une solution que trouvons plus logique, les photographes se décidant pour le D5 n'ayant plus à jongler entre différents formats de cartes (nouvelles cartes, nouveaux lecteurs...). Le choix est certes plus radical, mais sans doute plus confortable au final. Le choix du format XQD est toutefois plus discutable. En effet, pour l'instant seul Nikon fait cavalier seul sur ce format. Même Sony, pourtant partenaire du développement du standard ne l'utilise pas dans ces propres caméras vidéo. Pire. Sandisk, lui aussi à l'origine du format, n'en propose toujours pas dans son catalogue ! S'il est un peu trop tot pour enterrer le format XQD, force est de constater que "la sauce" ne semble pas prendre. Le D5 changera-t-il la donne. Réponse dans les prochains mois. Côté vidéo, Nikon a fait un choix plus qu'étrange : limiter le temps d'enregistrement UHD à 3 minutes. Autant dire que la marque tue toute velléité de filmer dans l’œuf. Une mise à jour serait en développement pour pallier ce problème. Reste que l'autofocus en visée sur écran / vidéo reste un peu lent pour une utilisation professionnelle. Si les progrès sont indéniables, le D5 reste en retrait par rapport aux concurrents de chez Canon qui utilisent le fameux Dual Pixel AF.

Rafale : course perdue contre son concurrent
L'autre point attendu est naturellement la rafale. Sur ce point, le D5 rattrape son concurrent...précédent qui était à 12 ips avec le suivi autofocus. Aujourd'hui, le boîtier de Nikon se retrouve une fois de plus distancer par le 1D X Mark II qui pilonne lui à 14 ips avec le suivi autofocus et jusqu'à 16 sans miroir. 2 images me direz-vous. Oui, mais deux images différentes pour de la photo d'action, 2 images qui peuvent parfois faire la différence.

Prix en hausse
Alors que la précédente génération de reflex professionnels flirtait avec les 6 000 €, le nouveau D5 franchit un cap en s'approchant dangereusement des 7 000 € ! Le plus étonnant reste sans doute la différence de prix entre les deux fers de lance que sont le Nikon D5 et le Canon EOS 1D X Mark II. Sur le simple exemple de la Fnac (bon peu de professionnels iront s'équiper à la Fnac...), la différence est de 700 €. Une différence de prix difficile à justifier et qui permettrait d'acheter une belle optique supplémentaire.



 

Points forts

Points faibles

Très bonne gestion du bruit électronique jusqu'à 12 800 ISO. 25 600 ISO utilisable

Vidéo UHD pendant 3 minutes seulement

Système autofocus complet et performant en suivi AF avec Lock-On

Pas de prise en compte du scintillement des lumières (stades, gymnase) comme le propose Canon

153 points autofocus pour suivre un sujet

12 ips avec autofocus contre 14 pour le Canon 1DX II

Sensibilité autofocus jusqu'à -4 IL collimateur central

14 contre 16 ips sans autofocus pour le 1D XII

Rafale à 12 ips avec suivi AF

Toujours pas d'écran LCD orientable

Mode vidéo UHD qui permet d'extraire des images 8 Mpx à 30 ips

L'écran tactile n'est pas totalement exploité

Bonne dynamique du capteur

Pas de mode vidéo cinéma : 4K, 2K

Ecran LCD tactile enfin !

Pas de GPS intégré, pas de puce Wi-Fi ou NFC

Sotie HDMI non compressée et compatible UHD

Viseur optique moins large que le Canon 1D X Mark II

Excellente autonomie de la batterie

Tarif plus élevé que le concurrent

Rétroéclairage de certaines commandes

 

Calibrage autofocus automatique (correction front / back focus)

 

Déclenchement totalement silencieux possible en visée sur écran

 

Carte XQD plus fiables notamment en l'absence de picots de connexion.

 

Face à la concurrence 

Sans avoir pu tester le Canon 1D X Mark II en profondeur à la rédaction, il est encore trop tôt pour se prononcer. Pour l'instant, nous vous  invitons à consulter notre comparatif de... fiches techniques, en attendant que nous puissions organiser un duel entre les deux "monstres" sur le terrain. Cette année,  nous lorgnons du côté de la moto. À suivre très prochainement donc.

Contact Vie privée, Cookies Conditions Générales d'Utilisation