Fujifilm X-T10 vs Olympus E-M10 2


Si les capteurs 24x36 sont de plus en plus présents tant dans les gammes reflex que COI (hybrides), les capteurs plus petits présentent des avantages, au niveau du poids et de l'encombrement notamment, qu'il ne faut pas minimiser. Les compacts à objectifs interchangeables équipés de capteurs APS-C ou 4/3" sont donc d'excellentes alternatives aux reflex pour qui recherche un boîtier léger, rapide et performant.

Pourquoi opposer le Fujifilm X-T10 et l'Olympus OM-D E-M10 Mark II ? Les deux marques partagent un attachement profond à la photographie et au look vintage des appareils. Avec leur petite bouille de reflex et leur aspect possiblement bicolore, les deux boîtiers affichent quelques ressemblances. Et si les capteurs n'ont pas la même taille (le format APS-C est plus grand que le 4/3"), les deux modèles capturent les scènes en 16 Mpx.

Tailles des différents capteurs
Comparaison des tailles (agrandies 4x) de différents capteurs.

Les fiches techniques

Commençons par la présentation des antagonistes. Nous opposerons ici point par point les fiches techniques, un premier pas pour jauger (sur le papier) les possibilités des concurrents.



La aussi, les deux boîtiers sont assez proches. Hormis la taille de l'imageur (plus grand chez Fujifilm) et la stabilisation mécanique (chez Olympus), aucun des deux protagonistes ne prend l'avantage sur l'autre et l'ensemble reste assez équilibré.

  Fujifilm X-T10 Olympus OM-D E-M10 II
Définition du capteur 16,3 Mpx 16,1 Mpx
Taille du capteur 23,6 x 15,6 mm 17,3 x 13 mm
Densité par cm2 / taille photosite 4,38 Mpx / 4,8 µm 7,16 Mpx / 3,7 µm
Filtre AA non non
Capteur stabilisé non oui
     
Sensibilité 200-6 400 ISO
ext. 100-51 200 ISO
100-1 600 ISO
ext. 100-25 600 ISO
     
Autofocus Hybride détection de contraste et corrélation de phase Détection de contraste
Collimateurs 49 81
Dont croisés / /
Plage de fonctionnement NC NC
Collimateur sur le capteur principal oui /
     
Mesure d'expo mesure TTL sur 256 zones mesure TTL sur 324 zones
Compensation d'expo ±3 EV ±5 EV
Mesure spot lié au point AF sélectionné / /
     
Obturation max. 1/4 000 s et 1/32 000 s en obturation électronique 1/4 000 s et 1/16 000 s en obturation électronique
Synchro flash 1/180 s 1/320 s
     
Rafale max 8 i/s 8,5 i/s
Rafale max avec suivi AF NC 5 i/s
Nb max. RAW en rafale NC NC
     
Viseur électronique. Dalle Oled. électronique
Définition 2 359 296 points 2 359 296 points
Grossissement 0,62x 0,62x
Couverture 100 % 100 %
     
Taille écran 7,6 cm 7,6 cm
Définition écran 920 000 points 1 037 000 points
Orientable oui oui
Tactile non oui
     
Wi-Fi oui oui
NFC non non
Bluetooth non non
GPS non non
Intervallomètre oui oui
USB 2.0 2.0
Prise micro oui (2,5 mm) non
Sortie HDMI oui oui
Sortie casque non non
     
Flash intégré non oui
NG / 5,8 (100 ISO, m)
Pilotage flash externe 1/200 s oui
     
Format vidéo .MOV (H264) .MOV (H264)
Résolution max 1 920 x 1 080 px 1 920 x 1 080 px
Cadence 60/50/30/25/24p 30/25/24p et mode 120p (VGA)
     
Mémoire SD/SDHC/SDXC SD/SDHC/SDXC
Autonomie max (CIPA) 350 photos 320 photos
Poids (nu avec batterie) 381 g 390 g
Dimensions Environ 118 x 83 x 41 mm Environ 120 x 83 x 47 mm


La prise en main

Nous le répétons à chaque fois, la prise en main est un aspect essentiel et nous ne pouvons nous substituer complètement à vous. C'est une sensation à la fois objective et subjective qui dépend, pour beaucoup, de la morphologie de vos mains. Prenez les appareils en main, portez-les à l'œil : un boîtier doit vous convenir et en cette matière, vous êtes les seuls à pouvoir décider.

Les deux boîtiers font sensiblement le même volume. Un bon point pour le Fujifilm X-T10, qui dispose d'un capteur plus grand.

Fujifilm X-T10 vs Olympus OM-D E-M10 Mark II dimensions
Fujifilm X-T10 vs Olympus OM-D E-M10 Mark II dimensions
Info : camerasize.com.

Ergonomie / menus : avantage Fujifilm

Fujifilm X-T10 : entre le moderne et l'ancien. Les premiers contacts avec le X-T10 sont rassurants. La poignée en revêtement caoutchouté, agréable et bien dessinée, assure une bonne préhension. Le boîtier ne profite pas d'une finition à l'épreuve des intempéries, mais la construction semble solide. On regrettera seulement que certaines informations soient sérigraphiées et non gravées.

Ce compact à objectifs interchangeables (COI ou hybride) est un mélange assez réussi entre une interface à l'ancienne et une ergonomie moderne. Ainsi, vous pouvez directement choisir la vitesse d'obturation à l'aide de la molette dédiée ou utiliser les deux molettes avant/arrière pour régler l'ouverture et la vitesse. Comble du raffinement, ces deux molettes sont cliquables (on est ici dans la modernité). Un appui long permet d'ailleurs d'attribuer une nouvelle fonction à celle placée à l'avant.

Fujifilm X-T10 dos test review

Vous trouverez un également un correcteur d'exposition facilement accessible par le pouce. Sur l'épaule gauche de l'appareil, un barillet pour le choix du mode d'exposition permet de paramétrer rapidement plusieurs configurations. Ainsi, aux deux modes BKT1/2, vous pouvez associer un bracketing d'exposition classique et un bracketing de dynamique ou de simulation de film.

Il en va de même avec les deux modes Adv.1/2 : vous pouvez sélectionner deux filtres artistiques différents. Ce barillet permet également d'accéder rapidement au mode panoramique par balayage et double exposition, mais malheureusement pas à un mode personnalisé. Pour cela, il faut passer par le menu Q et choisir parmi les 7 configurations personnalisables.
Fujifilm X-T10 test review, vue de dessus
Le dessus de l'appareil est donc assez dense et certaines commandes sont particulièrement délicates à atteindre ou actionner, comme le levier pour passer des modes PSAM aux modes programmés, coincé entre la molette de vitesse et le correcteur d'exposition. La touche pour l'enregistrement vidéo est également trop petite et pas assez présente sous le doigt pour être facilement actionnée. Autre point de regret, les molettes avant/arrière sont un peu trop fluides et pas assez proéminentes.

Nous apprécions en revanche le fonctionnement de la touche Q (Quick) qui permet d'accéder rapidement aux principaux réglages photo de l'appareil (ISO, balance des blancs, qualité des images, simulation de films...). Cerise sur le gâteau, un appui long sur cette touche permet de personnaliser ce module. Vous pouvez, par exemple, remplacer la réduction du bruit électronique par la mesure de la lumière.

Les menus sont assez linéaires, mais assez clairs. Dommage qu'aucune aide contextuelle ne soit proposée pour faciliter les réglages. Un novice sera sans doute bien perplexe devant le menu Assist. M.A.P.

Côté affichage, le Fujifilm X-T10 offre de nombreuses options, comme un histogramme d'exposition, un niveau électronique (1 seul axe seulement), des grilles d'aide à la composition, distance de mise au point... Le tout est là aussi personnalisable.

Le boîtier propose un écran LCD orientable (vers le haut et le bas), mais qui n'est malheureusement pas tactile.

Olympus OM-D E-M10 II : des molettes agréables. La prise en main de l'E-M10 II est également agréable, mais la poignée n'est pas assez prononcée et le revêtement, un peu plus glissant. Malgré la présence d'un cale-pouce, le boîtier tient un peu moins en main que son rival chez Fujfilm. Il ne profite pas non plus de joints d'étanchéité, mais là encore, la construction semble robuste, même si nous regrettons là aussi la présence de sérigraphie, en lieu et place d'informations gravées sur le boîtier qui seraient sans doute plus pérennes dans le temps.

Olympus E-M10 2 test review vue de dessus

L'E-M10 II dispose d'un beau tableau de bord avec trois imposantes molettes de réglage sur l'épaule droite. Celles-ci sont bien crantées et très agréables à utiliser. Même avec une paire de gants fins, il sera possible de régler le boîtier. L'approche d'Olympus est plus classique que celle de Fujifilm, avec un barillet pour le choix du mode d'exposition. Là non plus, pas d'accès rapide à un mode personnalisé : il faudra attribuer cette fonction à une touche Fn1/2/3. La commande de mise sous tension est située sur l'épaule gauche du boîtier et nécessite de prendre le boîtier à deux mains (contrairement à la couronne située autour du déclencheur du X-T10, plus rapide d'accès). Le cran supplémentaire permet de dégager le flash pop-up.

Olympus E-M10 2 test review vue de dos

Sous le cale-pouce, le trèfle et les petites commandes sont un peu à l'étroit, et les mouvements de la croix de sélection ne sont pas tout le temps évidents. Comme sur le X-T10, une commande (la touche centrale OK) permet d'accéder à menu rapide de configuration pour régler la sensibilité ISO, le mode AF, la qualité des images ou la mesure d'exposition.

Trois commandes (Fn1/2/3) sont personnalisables, mais certains accès sont peu intuitifs. Ainsi, pour accéder aux différentes fonctions de la commande "Multi fonction" (sic.), il faut maintenir la touche appuyée tout en tournant la molette arrière.

Au niveau de l'affichage, l'E-M10 est également très complet avec des grilles, un histogramme d'exposition, un niveau électronique (2 axes), et naturellement la possibilité de ne rien afficher pour se concentrer sur le cadrage. C'est personnalisable, mais avec moins de subtilité que sur le X-T10.

Les menus... Les menus Olympus mériteraient un article à eux seuls. Longs, peu explicites, confus, ils sont un point à améliorer pour faciliter l'utilisation de l'appareil. Il y a bien une aide contextuelle, mais elle s'avère peu utile, car proposée aux premiers niveaux de l'arborescence. Elle ne donnera, par exemple, aucune explication sur les modes S-AF/ C-AF ou S-AF+TR.

Viseur : égalité

Fujifilm X-T10 : dégagement oculaire insuffisant. Avec un grossissement de 0,62x, le viseur du boîtier Fujifilm est plutôt spacieux... à défaut d'être confortable. En effet, le dégagement n'est pas assez important et les porteurs de lunettes ne verront qu'une partie de l'écran. Attention, la dalle du viseur est au ratio 4/3, avec des bandes noires en haut et en bas, donc.

L'affichage est fluide et, dans la pénombre, les saccades sont acceptables, tout comme la granulation. Globalement, l'affichage est assez naturel, mais également très contrasté. La lisibilité est bonne, mais les zones sombres sont très rapidement bouchées.

Viseurs Fujifilm X-T10 vs Olympus E-M10 2
Deux viseurs électroniques : à gauche, X-T10, et E-M10 II à droite.

Olympus E-M10 II : parfois saccadé. Le viseur de l'OM-D affiche la même définition et le même grossissement, mais l'affichage est 4/3 et occupe donc tout l'espace disponible. Le viseur est mieux adapté aux porteurs de lunettes et l'image affichée, plus lumineuse. C'est donc un peu moins naturel, mais plus confortable plus cadrer. Là encore, l'affichage est fluide dans la plupart des situations (notamment en basse lumière), mais nous avons noté des saccades pénalisantes sous certains éclairages (des tubes fluo de notre rédaction par exemple).

Écran LCD : avantage Olympus

Fujifilm X-T10 : inclinable classique. Les deux écrans font la même diagonale, mais le modèle du X-T10 affiche un (tout petit) peu plus d'information. En réalité, la différence est à peine observable. Le ratio d'affichage est de 3:2 et par défaut, l'image occupe tout l'espace disponible. L'écran est monté sur une double charnière qui permet l'orientation vers le haut (90° environ) et vers le bas (45° environ). Malheureusement, l'écran n'est pas tactile. Impossible donc de choisir la zone AF au doigt, de paramétrer des options ou de naviguer dans les images.

Fujifilm X-T10 écran orientable

Olympus E-M10 II : inclinable et tactile. L'écran de l'hybride Olympus est presque identique à celui du Fujifilm, à un détail important près : il est tactile. L'affichage est précis, l'écran, orientable vers le haut et le bas et la dalle permet de choisir librement la zone de mise au point, ce qui est très commode à la fois pour la visée à l'écran, mais également lors de l'utilisation du viseur électronique. En effet, l'écran se transforme alors en trackpad géant.

Olympus E-M10 2 écran inclinable et tactile

Un écran inclinable et tactile sur l'Olympus E-M10 II.

Réactivité et autofocus : avantage Olympus

Fujifilm X-T10 : un système hybride. De fait, le boîtier à capteur APS-C est plus rapide à la mise sous tension que son concurrent, mais un peu plus lent au déclenchement. Si l'on prend un peu de recul par rapport aux chiffres, les différences sont bien là, mais sont peu importantes et le X-T10 est un appareil agréable à utiliser et réactif. Au niveau de l'autofocus, il est en léger retrait par rapport au modèle Olympus et se montre plus hésitant en basse lumière. Le boîtier Fujifilm utilise un système hybride à corrélation de phase (sur l'image) et détection de contraste. Sur des sujets en mouvement, le boîtier se comporte bien avec une bonne détection des déplacements. Lors de nos tests sur une personne approchant du photographe, nous avons eu des rafales d'images avec un taux de déchet de l'ordre de 25 %. Le mode autofocus continu a tendance à pomper en permanence, ce qui n'est pas vraiment agréable.

Olympus E-M10 II : détection de contraste rapide. L'E-M10 II utilise uniquement un système de détection de contraste pour réaliser la mise au point et se montre globalement un peu plus rapide que le X-T10, sauf pour la mise sous tension. C'est donc un appareil également très agréable à pratiquer. L'autofocus est précis dans de bonnes conditions lumineuses et patine un peu dans la pénombre. Le suivi AF est très bon sur des sujets en mouvement et permet des rafales à environ 5 i/s.

  Fujifilm X-T10 Olympus E-M10 II
Rafale avec suivi autofocus (JPEG)
sur au moins 10 images
4,8 i/s (12 vues) 5,5 i/s
Rafale  sans suivi autofocus (JPEG) 7,5 i/s 8,2 i/s
Temps de mise sous tension (1ere photo sans mise au point) 0,5 s 0,7 s
Temps de latence au déclenchement 0,1 s 0,07 s
Autofocus lumière 0,3 s 0,2 s
Autofocus basse lumière 0,7 s 0,6 s

Bruit au déclenchement : égalité

Les deux boîtiers ne sont pas très bruyants lorsque l'obturateur mécanique est utilisé et tous deux peuvent utiliser un obturateur électronique qui permet un fonctionnement totalement silencieux.

Batterie / autonomie : égalité

Là encore, les deux boîtiers jouent au coude à coude avec une autonomie sur le terrain d'environ 250 déclenchements et quelques minutes de vidéo. Les deux appareils sont livrés avec un chargeur de batterie et aucun ne permet une charge par la connexion USB.

Autres fonctionnalités : avantage Olympus

Fujifilm X-T10 : simulation de films. Le compact offre une multitude de simulations de films argentiques de la marque, comme Velvia, Astia, Classic Chrome ou Pro Neg (noir & blanc). Le X-T10 propose également un mode panorama par balayage, un mode de double exposition, un intervallomètre ainsi qu'une série de filtres artistiques : jouet, miniature, High Key, couleur partielle.

Fujifilm X-T10 mode panoramique
Exemple d'image panoramique avec le X-T10.

Olympus E-M10 II : concepts plus singuliers. Point de panoramique ou d'intervallomètre chez Olympus, mais des filtres artistiques plus intéressants et plus facilement personnalisables, la possibilité de réaliser des images multicadres, de jouer avec les teintes via le créateur de couleurs ou d'utiliser les modes livetime ou livecomposite pour créer de sympathiques effets (lightpainting).

Olympus E-M10 2 cadres
Exemple d'image multicadre réalisée avec l'Olympus OM-D E-M10 II.

Stabilisation : avantage Olympus

Fujifilm X-T10 : tout dans l'optique. Pour bénéficier de la stabilisation, il faudra simplement s'équiper d'une optique... stabilisée.

Olympus E-M10 II : fonctionne avec tout. C'est l'un des atouts des boîtiers Olympus : la stabilisation par déplacement du capteur. De fait, elle fonctionne avec toutes les optiques montées sur le boîtier. Un vrai "plus" si vous utilisez des optiques exotiques, notamment en vidéo. Cette stabilisation permet de gagner jusqu'à 2 IL dans la plupart des situations.

Parc optique : égalité mais...

Fujifilm : offre restreinte, mais de qualité. Le parc optique Fujifilm comprend une cinquantaine de références qui couvrent la plupart des besoins photographiques, du grand-angle au télé en passant par des trans-standards et, surtout, une belle panoplie de focales fixes lumineuses. Le hic ? Le système ne semble pas intéresser les fabricants tiers hormis Zeiss avec sa gamme Touit (12, 32 et 50 mm). Il faudra donc pour l'instant se contenter des productions de la marque.

Olympus E-M10 II : plus d'ouverture. Le système Micro 4/3, plus ancien, est plus ouvert aux autres constructeurs. On dénombre actuellement plus de 100 optiques compatibles avec la monture Olympus/Panasonic. Il sera donc difficile de ne pas trouver son bonheur avec l'E-M10 II. De nombreux adaptateurs sont également disponibles afin d'utiliser des optiques non compatibles.

Qualité des images

Précision et qualité des optiques de kit : égalité

Pour le test de précision, nous réglons les appareils par défaut et ce sont les optiques de kit (16-50 mm f/3,5-5,6 pour Fujifilm et 14-42 mm f/3,5-5,6) qui sont utilisées pour le test en studio.

Ci-dessous, vous trouverez des extraits à 100 % de notre scène photographiée avec les optiques au grand-angle et au télé à l'ouverture maximale. Il ne s'agit d'un examen complet des optiques, mais d'une tendance générale. Encore une fois, les deux concurrents ne nous facilitent pas la tâche. En effet, si l'Olympus se montre un plus précis au grand-angle (notamment en bord d'image), le Fujifilm reprend l'avantage au télé.

Fujifilm X-T10 grand-angle avec 16-50 mm
Fujifilm X-T10 + 16-50 mm f/3,5-5,6 @ 16 mm f/3,5.

Olympus E-M10 2 14-42 mm f/3,5-5,6 à 14 mm f/3,5
Olympus E-M10 II + 14+42 mm f/3,5-5,6 @ 14 mm f/3,5.

Fujifilm X-T10 + 16-50 mm f/3,5-5,6 à 50 mm f/5,6
Fujifilm X-T10 + 16-50 mm f/3,5-5,6 @ 50 mm f/5,6.

Olympus E-M10 2 14-42 mm f/3,5-5,6 à 42 mm f/5,6

Olympus E-M10 II + 14+42 mm f/3,5-5,6 @ 42 mm f/5,6.

Gestion du bruit électronique : avantage Fujiilm

Fujifilm X-T10 : jusqu'à 6 400 ISO. En mode étendu, la plage ISO va de 100 à 51 200 ISO. Sur notre scène test avec un éclairage maîtrisé, le reflex donne de très bons résultats jusqu'à 6 400 ISO. La plus grande taille des photodiodes montre ici tout son intérêt. En matière de traitement du bruit électronique, Fujifilm est une référence avec la série X actuelle.

Fujifilm X-T10 : Réduction du bruit standard 100-800 ISO
Fujifilm X-T10 : Réduction du bruit standard 1600-51200 ISO

Vous pouvez également télécharger les fichiers Raw (200-400-800-1600-3200-6400 ISO)



Olympus E-M10 II : jusqu'à 3 200 ISO. La plage ISO s'étend en mode étendu de 100 à 25 600 ISO, mais il sera sage de ne pas dépasser 3 200 ISO.

Olympus OM-D E-M10 II : Réduction du bruit standard 100-800 ISO
Olympus OM-D E-M10 II : Réduction du bruit standard 1600-25600 ISO

Vous pouvez également télécharger les fichiers Raw (100-200-400-800-1600-3200-6400-25600 ISO)


Mode vidéo : avantage Fujifilm

Fujifilm X-T10 : classique. Le boîtier peut délivrer des images en HDTV 1080 aux cadences réglementaires : 60 / 50 / 30 / 25 et 24p. Vous aurez donc l'embarras du choix. Là ou ça coince, c'est au niveau des réglages. Pendant l'enregistrement, vous pourrez uniquement modifier l'exposition à l'aide du correcteur : impossible de jouer sur d'autres paramètres. La qualité est au rendez-vous, avec une image un peu trop contrastée à notre goût. Le débit d'enregistrement est d'environ 36 Mb/s en 60p. Pour le son, une prise micro stéréo est disponible, mais dans un format 2,5 mm un peu trop exotique.

Olympus E-M10 II : classique et moins d'options. Chez Olympus, on filme également en HDTV 1080, mais on ne dépasse pas 30 / 25p. Le boîtier ne permet donc pas l'enregistrement au "standard" 60 / 50p. Deux débits sont proposés : 30 et 50 Mb/s. Les artéfacts de compression sont un peu moins visibles qu'avec le X-T10, le ratio débit/cadence étant en faveur d'Olympus. Là non plus, il n'est pas possible de changer le moindre paramètre lors de l'enregistrement. En outre, l'E-M10 II ne dispose ni de sortie casque ni d'entrée micro. Point positif, la stabilisation mécanique fonctionne avec toutes les optiques.

Concusion

  Fujifilm X-T10 Olympus E-M10 II
Ergonomie / menus x  
Viseur = =
Écran LCD   x
Réactivité / autofocus   x
Bruit au déclenchement = =
Batterie / autonomie = =
Autres fonctionnalités   x
Stabilisation   x
Parc optique = =
Précision = =
Gestion du bruit électronique x  
Mode vidéo x  

Au final, les deux boîtiers sont très proches et présentent chacun des avantages et des inconvénients. Même en opposant les deux modèles point par point, un vainqueur ne se dégage pas clairement. Nous sommes dans un duel, il faut donc n'en choisir qu'un. Et pour nous, il s'agit du Fujfiilm X-T10.

Malgré la polyvalence du parc d'optique Micro 4/3, nous avons un petit penchant pour les optiques lumineuses Fujifilm et la possibilité de créer plus facilement un flou arrière (focale réelle plus longue, ouvertures généreuses). Dès que l'on monte en sensibilité, le boîtier Fujifim prend également l'ascendant sur son concurrent avec une gestion plus fine et agréable du bruit électronique.

De son côté, l'Olympus présente une interface physique plus agréable et un autofocus légèrement plus réactif, bien que cela n'ait pas suffi pour l'emporter.



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