Panasonic GX8 test review recommandé

Le nouveau vaisseau amiral de la gamme GX tient-il ses promesses ? Après plusieurs jours passés en compagnie du Panasonic Lumix GX8, difficile de ne pas être emballé par ce concentré de technologie. À commencer par son nouveau capteur de 20 Mpx. Voilà de nombreuses années que le format 4/3" est limité à 16 Mpx. Si cette définition est largement suffisante pour la plupart des travaux, le marketing des chiffres est tenace. Certains auraient sans doute préféré une définition moindre avec un travail plus poussé sur la dynamique ou l'intégration de pixels pour la corrélation de phase (comme sur le capteur de l'Olympus E-M1). Toutefois, en préservant une excellente gestion du bruit électronique à 3 200, voire 6 400 ISO, et avec une définition plus élevée, le GX8 a moins à rougir face à la concurrence qui aligne des capteurs à 24 ou 28 Mpx au format APS-C ou 20 Mpx au format 1".

Le GX8 est un boîtier très agréable à utiliser. Qui plus est, avec son nouveau processeur de traitement de données, il est réactif : mise sous tension, mise au point, rafale à plus de 8 i/s ou à 6 i/s avec autofocus... Le nouveau Lumix de Panasonic vient concurrencer sans vergogne les reflex D7200 de Nikon ou 70D de Canon.

Concernant le suivi autofocus, pierre d’achoppement des COI (compacts à objectifs interchangeables), les progrès réalisés par Panasonic sont considérables. Pour la mise au point manuelle, les COI et la visée optique sont largement plus efficaces que les reflex avec le focus peaking et la loupe de grossissement.

La visée électronique justement. C'est généralement un frein à l'achat d'un COI. Là encore, les progrès sont considérables. Si la dalle Oled reste moins fluide qu'une visée optique, notamment en basse lumière, ses 2 360 000 points offrent une bonne précision avec un grossissement important de 0,77x (équivalent 24x36). Avec des scènes très contrastées, la visée est parfois délicate et peu précise.
Mais le grossissement est supérieur à celui des reflex professionnels comme le Nikon D4 ou le Canon 1D X ! Cerise sur le gâteau, le viseur est inclinable et le dégagement oculaire apporte un vrai confort aux porteurs de lunettes.

Quant à l'écran LCD de 3" (7,6 cm de diagonale), il est monté sur une véritable rotule et peut donc être retourné contre l'appareil pour assurer une protection maximale. Là encore, Panasonic n'a pas fait les choses à moitié et propose une dalle tactile multipoint. Et lorsque vous utilisez le viseur, la dalle devient un trackpad géant permettant de déplacer rapidement la zone de mise au point ! Tout simplement génial.

Enfin, la double stabilisation optique et mécanique. Est-ce réellement un point décisif ? Oui et non. Oui, car elle permet un gain d'environ 1 IL par rapport au précédent modèle (le GX7). Et non, car l'Olympus E-M5 Mark II fait aussi bien avec le seul système de stabilisation mécanique. Néanmoins, un gain de 3 IL est remarquable et constitue un "plus" vraiment appréciable.

Au final, le Lumix GX8 apparait comme un boîtier équilibré, bien abouti, performant et polyvalent. Le nec plus ultra du format Micro 4/3 chez Panasonic. Il reçoit logiquement un recommandé.

Points forts

Points faibles

Belle qualité de fabrication. Résistance aux intempéries.

Latitude d'exposition un peu restreinte par rapport à un capteur APS-C

Stabilisation mécanique intégrée, compatible avec la stabilisation optique de certaines optiques.

Pas de flash intégré (pas de modèle livré dans le boîtier)

Viseur électronique exceptionnellement confortable et orientable

Pas de prise casque

Mode vidéo complet et en 4K

Levier de mise sous tension trop petit et parfois difficile à manipuler (notamment avec des gants)

Excellente réactivité

Prise USB propriétaire

Déclenchement totalement silencieux

Pas de recharge par micro-USB

Obturateur mécanique jusqu'à 1/8 000 s et 1/16 000 s en électronique

Pas de puce GPS intégrée

Écran LCD monté sur rotule et tactile

 

Connexion Wi-Fi / NFC

 

Belle qualité d'image jusqu'à 3 200 ISO voire 6 400 ISO

 

Enfin plus de 20 Mpx sur un capteur 4/3 !

 

Mode photo 4K : 8 Mpx à 30 i/s

 

Mode panoramique par balayage

 

Suivi autofocus à 6 i/s

 


Face à la concurrence

Nikon D7200

NikonD7200


Le D7200 de Nikon, présenté en mars dernier, est un compétiteur tout désigné. Le reflex (visée optique donc) a été annoncé à 1 200 €, mais il est désormais moins cher.
Le Nikon profite d'un capteur APS-C de 24 Mpx et d'une plage ISO extensible jusqu'à 102 400 ISO.
La visée optique est également plus claire et précise, notamment dans les scènes très contrastées. Le boîtier est doté en outre d'un écran LCD monochrome de rappel sur l'épaule droite, ce qui s'avère toujours très pratique pour vérifier rapidement ses paramètres. Il dispose également d'un flash pop-up, absent sur le COI Panasonic. L'autonomie du D7200 est environ 3x supérieure à celle du GX8. Pour l'enregistrement des images, le D7200 dispose de deux emplacements SD. Enfin, il est possible d'utiliser un parc d'optiques riche de plus de 200 références chez Nikon, contre "seulement" 100 chez Panasonic.

En revanche, le Panasonic GX8 surclasse le Nikon D7200 au niveau de la visée, avec un grossissement largement supérieur (0,74x contre 0,61x) et la possibilité d'incliner le viseur. L'écran monté sur rotule est tactile, ce qui permet de déplacer rapidement les collimateurs AF, par exemple. Le GX8 propose une connexion Wi-Fi (avec NFC) pour le pilotage à distance sans fil et la possibilité de partager rapidement ses images. Côté vidéo, le GX8 écrase le reflex avec un mode 4K Télé et un autofocus fluide et rapide. Contrairement au D7200, le GX8 ne propose de sortie casque pour vérifier la prise du son. Par contre, il son système de stabilisation par déplacement du capteur fonctionne avec toutes les optiques. Au niveau de la rafale, les deux protagonistes alignent des performances équivalentes avec une cadence de 6 i/s avec suivi autofocus.

> Test du Nikon D7200


Sony A7


Chez Sony, pour 1 200 € nu, vous pouvez acquérir un A7 équipé d'un capteur 24x36 de 24 Mpx. Présenté en fin d'année 2013, le COI de Sony a subi un repositionnement tarifaire important avec l'arrivée de la nouvelle gamme. Au niveau de la gestion du bruit électronique, l'A7 surclasse son concurrent d'un petit IL (1 IL), mais, surtout, il est beaucoup plus souple au niveau de la latitude d'exposition que le petit capteur 4/3" du GX8, qui montre rapidement ses limites. Au niveau de la plage ISO, les deux boîtiers sont à égalité avec une valeur maximale fixée à 25 600 ISO. Par contre, le capteur 24x36 et les focales des optiques de l'A7 offrent une meilleure gestion de la profondeur de champ.

Le Panasonic GX8 reprend toutefois l'avantage pour la visée, avec un écran LCD orientable et tactile et un viseur plus spacieux. Le COI de Panasonic s'avère également beaucoup plus réactif au niveau de la mise sous tension et de la mise au point. Il est aussi plus efficace en suivi autofocus, et la rafale est plus rapide. Enfin, le GX8 dispose d'un système de stabilisation mécanique par déplacement du capteur qui fonctionne avec toutes les optiques.

Aucun de ces deux boîtiers ne propose un flash intégré, et tous deux n'ont qu'un seul emplacement pour le support de stockage.

> Test du Sony A7

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