Pour notre test, la scène est éclairée sous environ 250 lux. Notre appareil étalon est le Canon 5D Mark III qui, pour un gris neutre 18 %, requiert le couple f/5,6 - 1/8 s à une sensibilité de 200 ISO (Tamron 24-70 mm f/2,8 Di VC USD). Le Fujifilm X-T10 est également calé pour exposer correctement un gris 18 % avec une sensibilité de 200 ISO et une ouverture de f/5,6, mais le temps d'obturation grimpe au 1/15 s. Toutes les options sont positionnées par défaut. Nous faisons alors varier la vitesse et la sensibilité ISO. Les images sont visibles à 100 % (JPEG) et vous pouvez télécharger les fichiers bruts (RAF).

Les JPEG

Sur le X-T10, Fujifilm a reconduit l'excellent capteur APS-C X-trans II de 16 Mpx qui équipe déjà le modèle amiral de la gamme, le X-T1 présenté il y a plus d'un an. Globalement, sa gestion du bruit électronique devrait être assez proche de celle du X-T10. Les ingénieurs ont toutefois du modifié un peu les algorithmes de traitement des images et il est intéressant de voir les résultats aux différentes sensibilités ISO proposées.

La plage ISO s'étend de 100 à 51 200 ISO, mais attention, uniquement en JPEG. En mode RAW, le X-T10 est "limité" entre 200 et 6 400 ISO, comme les autres boîtiers équipés d'un X-Trans II.


Fujifilm X-T10 test review taille de capteur, schéma
Comparaison des tailles (agrandies 4x) de différents capteurs.

Le capteur X-Trans II jouit depuis sa sortie d'une excellente réputation pour la gestion du bruit électronique. Vous le retrouverez dans le X-100T, le X-T1 et le X-E2, boîtiers plébiscités pour la qualité de leur gestion du bruit électronique.

Au cœur du X-T10, le X-Trans II officie à merveille et délivre des images exemptes de bruit électronique entre 100 et 400 ISO. Un subtil moutonnement est perceptible à partir de 800 ISO, mais il faut observer les images à 100 % sur écran pour le discerner. À 1 600 et 3 200 ISO, les images restent impressionnantes avec beaucoup de détails et une bonne tenue des couleurs. Elles sont parfaitement exploitables, ce qui est déjà en soi une belle performance pour un capteur APS-C de 2013 ! À cette sensibilité ISO, Fujifilm avec son X-T1 domine largement concurrence et fait même mieux que certains capteurs 24x36.

Les détails commencent à être lissés à partir de 6 400 ISO et la granulation bien visible ; c'est d'ailleurs à cette sensibilité que l'appareil ne permet plus de photographier en RAW. Les sensibilités supérieures ne sont que des extrapolations logicielles de cette dernière sensibilité, de même que la sensibilité 100 ISO, puisque cette valeur n'est pas accessible en RAW). Selon les conditions de lumière, des marbrures violettes peu esthétiques sont également visibles.

En poussant un peu plus la sensibilité, les images se dégradent. Elles sont encore acceptables à 12 800 ISO, mais à 25 600 et 51 200 ISO, le bruit électronique devient trop visible, avec une répartition en bandes peu esthétiques. C'est exactement ce que nous avions obtenu avec le X-T1. De ce point de vue, il n'y a donc ni changement ni amélioration.

Fujifilm X-T10 : Réduction du bruit standard 100-800 ISO
Fujifilm X-T10 : Réduction du bruit standard 1600-51200 ISO

Vous pouvez également télécharger les fichiers Raw (200-400-800-1600-3200-6400 ISO)


Comparaison à tirage équivalent

Nous avons choisi de confronter le Fujifilm X-T10 à quelques boîtiers emblématiques actuels, tels que l'Olympus OM-D E-M5 Mark II, le Canon EOS M3 et le Sony Alpha 6000.

Nous comparons naturellement les boîtiers à "tirage équivalent". Nous avons "normalisé" les images pour un tirage 40 x 60 cm en 180 dpi, soit une définition de 12 Mpx environ. Les images sont réalisées à 3 200 ISO avec ci-dessous des détails à 100 %. Les boîtiers sont paramétrés par défaut concernant la gestion du bruit électronique.

Attention, les boîtiers ne sont pas équipés d'optiques équivalentes, le piqué initial n'est donc pas le même. Il faut essayer de comparer uniquement le niveau de bruit électronique... Pas si simple.

À taille équivalente, le cliché du boîtier Fujifilm l'emporte facilement malgré ses 16 Mpx "seulement". Il tient la dragée haute au Sony A6000 qui aligne pourtant 24 Mpx et dispose d'une belle gestion du bruit électronique. Le Canon EOS M3 s'en sort également bien. Quant à l'Olympus E-M5 Mark II, il décroche à 6 400 ISO avec un lissage vraiment prononcé.


Oscilloscope

Passons les images de la montée ISO du Fujifilm X-T10 sous l'œil de l'oscilloscope pour un avis plus "mathématique" et objectif.

Notre outil confirme notre perception visuelle, avec un bon rendu jusqu'à 3 200 ISO — grain modéré, bonne dynamique, couleurs denses : du beau boulot ! À 6 400 ISO, le grain est déjà visible dans les valeurs sombres, mais l'ensemble reste de qualité. Il faut atteindre 12 800 ISO pour voir une détérioration importante des images.

Fujifilm X-T10 test review bruit électronique sur gris 125 ISO
Fujifilm X-T10 – 200 ISO
Fujifilm X-T10 test review bruit gamme gris graphique 100 ISO
Fujifilm X-T10 test review bruit électronique sur gris 1600 ISO
Fujifilm X-T10 – 1 600 ISO
Fujifilm X-T10 test review bruit gamme gris graphique 1600 ISO
Fujifilm X-T10 test review bruit gamme gris 3200 ISO
Fujifilm X-T10 – 3 200 ISO
Fujifilm X-T10 review bruit gamme gris graphique 3200 ISO
Fujifilm X-T10 test review bruit gamme gris 6400 ISO
Fujifilm X-T10 – 6 400 ISO
Fujifilm X-T10 test review bruit gamme gris graphique 6400 ISO

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