Sigma DP0 test review conclusion

Après le dp1 et sa focale équivalente à un 28 mm, le dp2 et son 45 mm éq. 24x36, et le dp3 avec 75 mm eq. 24x36, le dp0 Quattro équipé d'un super grand-angle (21 mm eq. 24x36) vient idéalement compléter la gamme de compacts experts à capteurs APS-C de Sigma.

Une fois de plus, Sigma propose une optique en parfaite adéquation avec le capteur Foveon X3. Le rendu des détails est tout simplement exceptionnel jusqu'à f/8, et très bon encore jusqu'à f/11. Le capteur Foveon X3 Quattro délivre des images en 20 Mpx impressionnantes de précision.

Pour la photo de paysage, ce boîtier est dans son élément. Nous avons toutefois noté quelques rendus des couleurs un peu détonnant (notamment dans les verts) et la présence de flare quand le soleil est trop présent. Il faudra vraiment vérifier l'exposition avant de déclencher. On profitera de la fonction de bracketing pour maximiser la plage dynamique, qui par défaut nous semble un peu faible. Le mode Super Resolution permet de sortir des JPEG en 39 Mpx mais attention : ce mode est une (excellente) extrapolation de pixels. Le mode RAW n'est disponible qu'en mode 20 Mpx (5 424 x 3 616 px).

Hormis cela, le boîtier n'évoluant pas, nous reprendrons nos conclusions sur les précédents modèles, avec les mêmes reproches et les mêmes louanges.

Nous apprécions la ligne audacieuse qui tranche radicalement avec tous les autres boîtiers actuels. Sortir un dp Quattro pour faire des photos impressionne toujours.

Pour le reste, le boîtier reste malheureusement trop en retrait par rapport à la concurrence. Ainsi, la gestion du bruit électronique montre trop rapidement ses limites. Au-delà de 800 ISO, les JPEG sont difficilement exploitables et on hésitera à dépasser 3 200 ISO, même en RAW. Le boîtier, globalement assez lent, n'offre que le minimum syndical au niveau des fonctionnalités (pas d'écran orientable et tactile, pas de viseur intégré, pas de vidéo...). La liste des absents, malheureusement trop longue (cf. les "moins" ci-dessous), cantonne le dp0 Quattro à un spectre d'utilisation assez restreint, mais dans lequel il est particulièrement à l'aise.

Si vous recherchez le meilleur rendu pour de la photographie de paysage ou d'architecture, le Sigma dp0 Quattro est une option plus recommandable. Il suffit de prendre le temps à la prise de vue et pour le traitement des fichiers bruts. Si vous recherchez une certaine polyvalence en revanche, il faut bien peser le bénéfice de la qualité d'image vis-à-vis des autres contraintes.

Points forts

Points faibles

Qualité de fabrication et design singulier

Mauvaise gestion du bruit électronique au-delà de 400 ISO

Optique d'un excellent niveau : piqué superlatif, peu de distorsion

Flare très présent

Rendu des détails exceptionnel à 100 ISO

Pas d'écran orientable. Surface de l'écran très brillante.

Interface dépouillée, personnalisable et efficace

Les hautes lumières sont rapidement brûlées

Déclenchement silencieux

Rendu des couleurs parfois étonnant

Excellent rendu noir & blanc

Faible autonomie (2 batteries sont livrées). Pas de recharge par USB.

Format d'image 21:9 intéressant

Pas de mode vidéo

 

Globalement assez lent

 

Viseur optique en option (loupe à coller sur écran)

 

Pas de finition tout temps

 

Connectique limitée

 

Format RAW (.X3F) propriétaire et délicat à traiter. Logiciel Sigma Photo Pro très lent.


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