C’est un classique de Lomography que l’on ne présente plus : le LomoKino. Sorti il y a déjà quelque temps, il n’était jamais passé sur notre banc de test. C'est chose faite. En cette période estivale où le film de vacances prend tout son sens, pourquoi ne pas profiter de ce beau temps pour immortaliser vos vacances autrement ?

boitier Lomokino

Prise en main

D’apparence austère, le LomoKino, malgré sa petite taille, est déroutant à prendre en main : sa surface très uniforme n’offre pas beaucoup de choix pour tenir l’appareil. Pour pallier ce manque, vous pourrez user d’un pied, l’appareil possédant un pas de vis ad hoc.

Passé ce premier contact étonnant, ouverture et mise au point macro sont les deux grands réglages sur lesquels vous aurez la main. Pas de réglage du temps de pose en effet : nous avons certes affaire à un appareil argentique, mais son but premier est de réaliser de courtes vidéos.

D’une focale de 25 mm et d’un angle de prise de vue de 54°, le LomoKino vous offrira des photos d’aspect panoramique et autorisera environ 140 prises de vues.

Disponibilité et prix

Lomography propose le LomoKino dans un pack à 89 €, accompagné du LomoKinoscope, petit accessoire à la manière d’un mini-projecteur pour visionner son film.

Test boîtier

La prise en main effectuée, il s’agit d’ouvrir le ventre de la bête pour y mettre une pellicule, ce qui n’est de prime abord pas chose aisée. Et pour cause : l’installation de la pellicule 35 mm va à l’encontre de la mise en place habituelle. Il faudra un peu de pratique pour placer votre film correctement dans le boîtier. Une fois cette étape passée avec succès, il ne reste plus qu’à régler votre ouverture à l’aide de la molette située sur le devant du boîtier, et à filmer ce qui vous chante.

Boitier Lomokino détail sur les ouvertures
Trois ouvertures possibles sur le boîtier : f/5,6, f/8 et f/11.

À l’utilisation, le petit défaut d’ergonomie relevé plus haut se fait ressentir. La manivelle déstabilise facilement un appareil difficile à prendre en main, ce qui facilite les flous de bougé. Par ailleurs, même si l’appareil permet de faire environ 140 vues à un format panoramique, sachez que la pellicule partira très vite.

Au total, au montage, un film Lomokino dure au maximum un peu plus de 1 minute. Bon à savoir également, l’ouverture maximale étant de f/5,6, il sera prudent d’utiliser un flash Fritz the Blitz (que l'on trouve avec certains Sardina ; la version 2.0 a été adaptée au LomoKino). Il vient se fixer sur le côté de l’appareil et peut accueillir des filtres colorés (nous les évoquions notamment lors du test du Lomo'Instant). De quoi lutter contre le manque de luminosité (en dehors d’une pellicule très sensible) tout en donnant des couleurs à vos prises de vues.

Petit bémol cependant concernant la surimpression. Le Lomokino semblait être un excellent candidat pour ce genre d’utilisation créative. Malheureusement, le rembobinage de la pellicule n’étant stoppé par aucun système de blocage, il est impossible de repasser la pellicule dans son intégralité, à moins de remonter avec mille précautions le film installé. Un bouton de blocage aurait été le bienvenu.

Test Terrain

Lomography Lomokinoscope, résultat image
Une image qui manque cruellement de détails.

Les deux premières pellicules développées ont donné des résultats contrastés. La première, utilisée sans flash dans un environnement sombre, s’est révélée totalement voilée et inexploitable. La seconde en revanche, exposée avec le flash Fritz the Blitz, a donné de meilleurs résultats. Malgré tout, pour les deux et ce, dans leur intégralité, la qualité d’image reste clairement inférieure à celle d'un appareil à soufflet de type Kinax — ce dernier ayant 60 bonnes années de plus que le LomoKino. Cela dit, si vous allez jeter un petit coup d’œil au micro-site réservé au LomoKino, vous pourrez constater que beaucoup d’internautes ont obtenu des résultats intéressants malgré une qualité d'image médiocre.

Par ailleurs, le LomoKino étant un appareil au format très particulier, peu nombreux sont les laboratoires argentiques qui développeront les pellicules. À Paris, seuls le Lomography Store du Marais et la boutique Kodak Express de Nation monteront vos films et images. Un petit malus supplémentaire qui rend ce petit boîtier bourré de charme bourré de… petits défauts.

LomoKinoscope

LomographyLomokinoscope
Mini-projecteur permettant de visionner les séquences tournées au LomoKino, le LomoKinoscope est un petit accessoire agréable à utiliser… seulement si vous faites développer vos films par traitement croisé pour obtenir des positifs. Pour profiter pleinement de ce que ce petit visualiseur a à offrir, un négatif standard ne vous sera pas d’une grande utilité. C'est donc une bonne idée, mais limitée à un usage spécifique et, avouons-le, assez rare de nos jours.

Verdict

Lomography Lomokino Super 35 et Lomokinoscope
Bien que le LomoKino soit une solution intéressante et relativement abordable pour un appareil Lomography, et bien que son design, son fonctionnement et son format hors-norme le rendent appréciable, le développement trop complexe de ses films et sa très faible qualité d’image ne nous permettent pas de lui donner notre macaron "Recommandé".

Mention assez bien malgré tout pour ce petit boîtier, qui, une fois correctement stabilisé, devrait ravir les amoureux de stop-motion. Par contre, que ceux que les développements restreints ou une image passable rebutent passent leur chemin.

Nous avons apprécié le côté ludique de la caméra et la manivelle pour faire défiler les vues. Cependant nous restons sur notre faim quant aux possibilités du boîtier. Plusieurs choses restent encore à améliorer pour que le LomoKino nous donne envie de l’utiliser avec plus de trois pellicules.

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