Pentax K-3 II test review recommandé

Le Ricoh Pentax K-3 II est certes une évolution mineure du précédent modèle (K-3), mais il reste l'un des reflex experts à moins de 1 000 € les plus complets du moment. Il perd son flash (et franchement, nous sommes persuadés qu'il aurait été possible de combiner GPS et flash...), mais gagne quelques fonctionnalités intéressantes comme le Pixel Shift qui délivre une qualité d'image impressionnante sur des sujets fixes. La stabilisation mécanique est plus performante, tout comme le suivi autofocus. Le GPS est une bonne idée (même s'il est dommage que son arrivée se fasse au détriment du flash), notamment pour la photo de randonnée.

Le K-3 II conserve les arguments qui ont fait du K-3 l'un des meilleurs reflex experts de 2014 : construction à l'épreuve des intempéries, viseur optique assez large et précis à défaut d'être très lumineux, mode rafale à 8 i/s, autofocus sensible même dans les ambiances feutrées, déclenchement assez discret, capteur 24 Mpx délivrant de belles images (sans filtre passe-bas) jusqu'à 3 200 ISO, connexion USB 3.0...

Toutefois, le K-3 II présente encore quelques lacunes que nous aurions aimé voir corrigées sur cette deuxième itération, notamment en vidéo. L'absence de mise au point continue est vraiment pénalisante, tout comme l'absence de focus peaking pendant l'enregistrement. Sans ces pierres d'achoppement, le K-3 II serait potentiellement une excellente caméra HDTV 1080.

Nous regrettons également la motorisation bruyante de l'optique de kit 18-55 mm f/3,5-5,6. Un modèle à motorisation ultrasonique est à notre sens indispensable, car en l'état, c'est un peu l'âge de pierre de l'autofocus. Nous aurions également apprécié la présence d'une puce Wi-Fi en plus du GPS pour donner une petite touche de fluidité au K-3 qui est certes résistant, mais un peu bourru.

Le Ricoh Pentax K-3 II reçoit un recommandé et se hisse facilement au niveau des meilleurs reflex, mais attention : les compacts à objectifs interchangeables (COI ou "hybrides") haut de gamme progressent rapidement et viennent désormais aisément lutter contre les reflex. Plus modernes, ils embarquent pour certains des systèmes autofocus hybrides performants, des viseurs (électroniques) plus spacieux et confortables, des écrans tactiles et orientables, des modes rafales rapides et des modes vidéos plus complets. La vraie concurrence est sans doute là : on pense notamment à l'Olympus OM-D E-M5 Mark II.

Points forts

Points faibles

Boîtier compact et résistant aux intempéries

Pas de flash pop-up

Déclenchement peu bruyant et obturation jusqu'au 1/8000s

Autotofocus bruyant

Viseur optique assez confortable (pour un reflex APS-C)

Peu d'optiques SDM et surtout pas d'optique 18-55 mm à motorisation ultrasonique

Bonne gestion du bruit électronique jusqu'à 3 200 ISO (JPEG)

Toujours pas d'écran LCD orientable et/ou tactile

Stabilisation mécanique qui fonctionne avec toutes les optiques

Pas de Wi-Fi intégré

Excellent piqué avec le Pixel Shift (uniquement packshot)

Pas de micro stéréo intégré

Bonne autonomie de la batterie (plus de 800 déclenchements)

Autofocus par contraste toujours trop lent en vidéo. L'autofocus ne fonctionne pas en continu.

Autofocus fonctionnel dans la pénombre

Pas de mode vidéo à 60/50p qui est maintenant le standard. Pas de mode 4K (Télé/Ciné)

Puce GPS intégrée pour la géolocalisation des images

Pixel Shift inutilisable en extérieur

Verrou de la molette du choix du mode d'exposition

 

Fichier RAW au format DNG universel (il existe un format propriétaire .PEF)

 

Ergonomie assez intuitive

 

Gamme d'optiques pancakes intéressante pour la compacité

 

Mode rafale jusqu'à 8 i/s

 


Face à la concurrence

Canon 70D

Présenté en juillet 2013 (il y a presque 2 ans donc, un successeur devrait logiquement arriver), le Canon 70D reste aujourd'hui une alternative intéressante face au Ricoh Pentax K-3 II.

Le K-3 II propose une définition supérieure (24 contre 20 Mpx), une stabilisation mécanique qui fonctionne avec toutes les optiques, un viseur optique un peu plus large, un autofocus plus complet (27 collimateurs contre 19) et il est plus sensible en basse lumière. Il dispose en outre d'une puce GPS intégrée et sa construction semble un peu plus résistante aux intempéries.

De son côté, le Canon 70D propose un bel écran LCD orientable et tactile offrant une prise en main plus intuitive. Le capteur à autofocus Dual Pixel AF s'avère remarquable en vidéo avec un suivi des sujets rapide et précis. Le 70D dispose également d'un flash pop-up et d'une connexion Wi-Fi pour le pilotage à distance sans fil et le partage rapide des images sur les réseaux sociaux. Enfin, la diversité du parc optique de Canon joue clairement en sa faveur.

Sony Alpha 77 II

Le boîtier à miroir fixe de Sony est intéressant à confronter au K-3 II, puisque lui aussi dispose d'une stabilisation mécanique par déplacement du capteur et d'une construction à l'épreuve de l'humidité et des poussières. Tous deux intègrent un capteur APS-C de 24 Mpx (origine Sony) et sur le papier, le module autofocus de l'A77 II est plus complet avec 79 collimateurs (dont 15 croisés) contre 27 sur le K-3 II (dont 25 croisés).

Sur le terrain, les deux systèmes ont leurs avantages et leurs défauts. L'A77 II se montre plus à l'aise pour le suivi d'un sujet en déplacement et se montre très performant en vidéo. À l'inverse, le K-3 II est décevant en vidéo, mais plus sensible en basse lumière.

Au niveau de la qualité d'image, les deux boîtiers sont au coude à coude. La visée est un point déterminant, l'A77 II basculant en visée électronique (grossissement 0,71x) parfois plus confortable, le K-3 II bénéficiant d'une visée optique plus fluide en basse lumière, mais moins large (grossissement de 0,62x). Toujours côté visée, l'A77 II de Sony dispose d'un écran LCD orientable et d'un flash pop-up qui font défaut au reflex Pentax. Ce dernier dispose d'une puce GPS, mais fait l'impasse sur le Wi-Fi qui, lui, est présent dans le boîtier Sony. Côté autonomie, c'est le K-3 II qui l'emporte haut la main avec une autonomie presque deux fois supérieure.

Nikon D7200

Plus récent, le reflex de Nikon vient également se confronter au K-3 II de Ricoh. S'il n'est pas stabilisé, le D7200 profite d'un parc optique conséquent avec de nombreux modèles disposant d'un système de stabilisation optique. Les deux reflex intègrent un capteur APS-C de 24 Mpx, mais Nikon semble mieux gérer le bruit électronique et propose une plage ISO supérieure.

Sur le terrain, la différence est parfois difficile à mettre en évidence, mais elle penche le plus souvent en faveur de Nikon. En mode rafale, le K-3 II prend l'avantage avec une cadence de 8 i/s, alors que le reflex Nikon peine à dépasser 6 i/s.

Le D7200 est également plus léger et sa batterie a une autonomie supérieure. Au niveau de la visée optique, les deux reflex sont très proches, mais le Nikon prend l'avantage en visée sur écran avec une mise au point un peu plus rapide, même si globalement les deux boîtiers sont trop lents pour une utilisation classique. En visée optique, le module autofocus du Nikon est plus abouti, avec 51 collimateurs, dont 15 croisés, et un suivi 3D performant. Le D7200 propose enfin un flash pop-up, mais ni GPS ni Wi-Fi.

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