Pentax K-S2 test review avec 18-50 mm f/4-5,6

Après un K-S1 pour le moins déroutant, Ricoh-Pentax revient jouer les outsiders sur le marché des reflex amateurs avec un K-S2 qui ne manque pas d'arguments. Pourvu de caractéristiques techniques intéressantes et de quelques spécificités techniques qui le distingue de la concurrence, notamment des Canon 750D-760D et Nikon D5500, le K-S2 reprend le leitmotiv qui a fait le succès de la marque en remettant au centre des préoccupations du constructeur la qualité de fabrication et la fiabilité.

Prise en main

Au premier abord, on pourrait trouver le K-S2 trop massif, trop lourd, trop imposant, mais après quelques heures d'utilisation, ce boîtier se révèle en réalité particulièrement bien construit et agréable à prendre en main.

La poignée creusée, comme celle du K-3 de la gamme supérieure, assure une préhension très sécurisante et, surtout, la finition du boîtier est certainement la meilleure sur ce segment de gamme : tout respire la solidité et la robustesse. Pentax promet d'ailleurs une finition tout temps avec 100 joints d'étanchéité, ce qui permettra aux photographes de ne pas craindre les intempéries.

Pentax K-S2 test review vue face sans capteur

Pour notre part, nous avons testé le K-S2 lors d'un court séjour à la montagne et à aucun moment nous ne nous sommes souciés de sa fiabilité. Le design du boîtier s'inscrit d'ailleurs clairement dans l'esprit baroudeur de la marque et porte l'empreinte "outdoor" du constructeur.

Par rapport à son prédécesseur le K-50, le K-S2 paraît bourré de stéroïdes. Exit les rondeurs ou le dessin oscillant entre angles et courbures. Par rapport au K-S1 aussi, qui ouvre la gamme, c'est idem, on oublie l'aspect tuning, les leds rappelant une jeunesse tokyoïte en mal de vivre entre 22h et minuit, et on gonfle le torse.

Ici, Pentax propose au plus grand nombre un boîtier à l'allure virile et à la construction d'un excellent niveau. Certes, au toucher, la coque fait tout de même un peu plastique, mais globalement le design du boîtier respire la qualité. Ce sentiment est d'ailleurs conforté dès que l'on met l'œil au viseur : quelle clarté !

Pentax K-s2 test review vue de dos

Face aux concurrents, Pentax offre un viseur pentaprisme couvrant 100 % du champ cadré pour un grossissement de 0,95x. Autant dire que la visée est confortable et nous prouve que boîtier amateur ne rime pas systématiquement avec visée à travers un trou de serrure.

Autre particularité de ce K-S2, mais qui cette fois n'est pas propre à la marque : son écran orientable LCD de 3" (7,6 cm) de 921 000 points. C'est le premier reflex Pentax à être équipé de la sorte et à offrir un écran arrière monté sur rotule. Une caractéristique améliorant depuis longtemps le confort de cadrage, qui sied bien à la vocation tout terrain de cet appareil photo.

On regrettera malheureusement que Pentax se soit arrêté en si bon chemin et ne propose pas le tactile, alors que la concurrence, oui. Sans possibilité tactile, l'écran orientable perd grandement de son intérêt surtout que l'autofocus en liveview n'est pas des plus rapide. Autre regret, le zoom numérique pour la mise au point manuelle. Celui-ci se contente d'agrandir la portion de l'affichage en 921 000 points sans profiter de toute la définition. Résultat : en zoomant, l'image perd en piqué et en précision alors que justement on attend de la précision pour réaliser une mise au point correcte...

Pentax K-s2 test review écran orientable

Ergonomie

L'aspect massif du boîtier se fait vite oublier une fois l'ergonomie passée en revue. La poignée creusée permet une tenue sécurisante et les touches de fonction tombent bien en main.

Sur l'épaule droite, on retrouve l'habituelle molette des modes — et le si utile mode Sv qui permet de passer en priorité sensibilité —, une touche servant à l'activation du Wi-Fi et qui peut se transformer en déclencheur lorsque l'on passe en selfie, la correction d'exposition, la touche de secours verte offrant la possibilité de passer rapidement en mode Programme (même en mode manuel), l'interrupteur On/Off positionné en couronne autour du déclencheur, ainsi que le mode d'enregistrement vidéo.
Pentax K-S2 test review vue de dessus
Malheureusement, il arrive que dans la précipitation de l'action, en allumant le boîtier, on se retrouve avec le miroir relevé prêt à filmer alors que c'est une image fixe que l'on veut capturer. Une erreur qui devient vite irritante. Autre point regrettable : la diode de rétroéclairage du déclencheur. En mode photo celle-ci est verte et elle devient orange en mode vidéo. Nous aurions aimé pouvoir désactiver cette fonctionnalité, mais nous n'avons rien trouver dans ce sens dans les menus.

La molette de pouce se voit seconder par une molette d'index très pratique pour contrôler à la volée ouverture et temps de pose et habituellement réservé aux modèles plus haut de gamme.

Pentax K-S2 test review flash pop-up

À l'arrière du boîtier, le trèfle de sélection des fonctions de sensibilité, d'activation du flash, du moteur d'entraînement (retardateur, rafale, double exposition, time-lapse, etc.) et de balance des blancs tombe bien sous le pouce et il est aisé de changer un paramètre rapidement.

De la même façon, il sera possible d'accéder à un menu rapide en appuyant sur la touche "Info" et d'avoir accès rapidement aux principales fonctions de prise de vue dont les filtres.

Pentax K-S2 test review interface

À noter que le K-S2 reprend une fonction que nous adorons sur les productions de la marque : le contrôle de réduction du bruit ISO par palier. En effet, il est par exemple possible de demander au boîtier de ne rien faire jusqu'à 6 400 ISO, d'appliquer un faible lissage à 12 800 ISO et d'y aller franchement au-dessus. Astucieux et unique. Bravo.

Pentax K-s2 test reviec connexions

La navigation dans les menus est plutôt intuitive avec un ordonnancement par onglets et surtout un affichage clair des informations. L'interface graphique est elle aussi plutôt agréable et participe à la facilité de lecture, mais par moments, on souhaiterait quelques informations supplémentaires pour mieux comprendre les effets inhérents à l'activation ou non de certaines options, par exemple clarté, moiré, simulateur de filtre anticrénelage...

Pentax K-s2 test review micro et touches

Globalement, l'ergonomie du K-S2 est bien pensée. Le boîtier se manipule aisément, mais manque de touches personnalisables, tel l'accès direct à la mesure de lumière. Par ailleurs, si comme noté plus haut le tactile manque à l'appel, on reste satisfait de l'intégration de l'écran orientable et doté d'un verre renforcé qui sied bien à l'esprit du boîtier. Le viseur 100 % reste un vrai plus par rapport à la concurrence.

stockage et Alimentation

La batterie est une Lithium-ion Battery D-LI109, identique à celle du K-S1. L'autonomie mesurée alors (400 photos) sera sensiblement la même ici, sauf si on passe son temps à jouer avec le Wi-Fi et le GPS. Dommage que pour cette gamme de boîtiers, Pentax ne prévoie pas de poignée grip qui permettrait de doubler l'autonomie et d'ajouter des fonctions, comme une prise casque.

PentaxK-s2 test review batterie

Sur le côté droit du boîtier, on trouve à droite une trappe pour la carte SD et une autre pour les prises HDMI et USB. À gauche, on trouve la prise micro, mais la prise casque reste aux abonnés absents.

Autofocus

La mesure d'exposition se fait toujours sur une cellule de 77 zones et le module autofocus utilise toujours 11 collimateurs, dont 9 en croix. Un classique chez Pentax, mais un peu amélioré, puisque l'on passe désormais sur un SAFOX X : il fonctionne par -3 IL et sera donc plus sensible en basse lumière, alors qu'il se contentait de -1 IL sur le K-S1.

Dans les faits, l'autofocus du K-S2 accroche sa cible dans n'importe quelles circonstances, et même par très basse luminosité, la corrélation de phase arrive à faire le point... mais que c'est bruyant !

Nous avons testé le K-S2 avec l'objectif Pentax 21 mm f/3,2, seul objectif disponible dans le parc de prêt à l'heure où nous écrivions ces lignes. Malheureusement, la motorisation manque clairement de discrétion et on ne peut pas dire qu'équipé de cette focale, le K-S2 soit un foudre de guerre au niveau de la mise au point.

De même, en Live View, la mise au point est lente et bruyante. En activant le peaking (seulement disponible en blanc), il est possible de savoir où le point sera fait au moment de la visée, mais l'effet d'aide à la mise au point du K-S2 accentue grossièrement les contours des sujets et rend l'image peu lisible. Le module autofocus en visée directe oscille entre modernité (reconnaissance des visages, suivi d'un sujet) et vieillesse (absence d'autofocus continu, vitesse trop lente...). Au final, la visée écran et/ou la vidéo s'avère peu utilisables.

Pentax K-S2 test review zoom 18-50 mm

Nous avons pu essayer, quelques jours plus tard, le tout nouveau 18-50 mm f/4-5,6 WR. A défaut d'être lumineux, ce nouvel objectif de kit à l'avantage résistant aux intempéries et surtout rétractable et pour une fois, réellement compacte. Pour cela, vous disposez d'un petit bouton qui permet de déverrouiller l'objectif... qui s'étend alors. Comme le 18-55 mm de Nikon ou le 14-42 mm d'Olympus et contrairement à la série Nikon 1, mettre en "route" le K-S2 requiert désormais deux actions : l'ouverture de l'objectif et la mise sous tension du boîtier.

La bonne nouvelle, est que la motorisation de l'objectif est silencieuse.... Ne crions pas victoire trop tôt, car malheureusement, il ne s'agit pas d'une motorisation SDM, mais d'une motorisation interne DC. Un système que nous connaissons déjà puisqu'il est présent dans le 20-40 mm, le 18-135 mm ou le 16-85 mm. Cette motorisation DC (Direct Current motor) est également présente dans les deux optiques 24x36 récemment présentées :  70-200 mm f/2,8 et 140-450 mm.

Avec cette optique, la mise au point est beaucoup plus souple et surtout beaucoup plus silencieuse.

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