Présentation

Gloxy Power BladeLe Gloxy Power Blade est un nouveau type d'éclairage pour la photo et la vidéo qui surfe sur le développement de la technologie LED. On parle de "light stick" ou "tube d'éclairage". C'est comme une baladeuse de chantier high-tech !

Il s'agit d'un tube lumineux composé d'une barre de 298 LED capable de produire une puissance lumineuse de 1 600 lumens.

Le tube fonctionne sur batterie et peut être soit porté à la main (620 g) à l'aide d'une poignée, soit fixé sur un trépied.

La puissance des LED est réglable et un mode stroboscopique à 3 fréquences est disponible. Le tube peut être télécommandé à distance grâce à une télécommande infrarouge fournie qui peut aussi commander le déclenchement de certains boîtiers (Canon, Nikon, Pentax, Konica-Minolta).

Un filtre orange est fourni pour simuler une lumière avec une température de couleur de 3 200 K (tungstène).

Caractéristiques

Les caractéristiques de ce nouvel outil sont intéressantes : une forte puissance réglable, deux températures de couleurs, un fonctionnement sur batterie, un pilotage à distance et tous les avantages de la technologie LED.

Une LED (Light-Emitting Diode) est une lampe à diode électroluminescente. Cette technologie a été mise au point en 1962 par General Electrics. Les LED présentent un certain nombre d'avantages par rapport à des éclairages continus plus conventionnels, au tungstène par exemple. Elles offrent un meilleur rendement, consomment peu d'énergie, ont une longue durée de vie et une faible température de fonctionnement.

Cependant elles ont aussi des inconvénients qui peuvent devenir très gênants lorsqu'on les utilise comme éclairage photo ou vidéo : un faible indice de rendu des couleurs, un spectre discontinu, une puissance faible comparée à un flash et une petite taille de source.

Puissance : 1 600 lumens
Temps de recyclage : Lumière continue LED
Durée de l'éclair : NA
Synchronisation : NA
Lampe Pilote : NA
Gradation : Oui - 16 niveaux
alimentation : Secteur - batterie externe
autres : Télécommande infrarouge

Prise en main

Le Gloxy Power Blade est déroutant au premier abord. C'est normal, nous n'avons pas encore l'habitude de ce genre de produit. L'objet, conçu en deux parties, pèse un peu plus de 600 g et mesure environ 60 cm de haut pour un diamètre de près de 5 cm.

La première partie sert de poignée et abrite la batterie, l'alimentation et le contrôleur LED. On retrouve un (trop) petit panneau de commande avec trois boutons pressoirs permettant d'allumer l'appareil, de régler la puissance et de basculer en mode stroboscopique. 4 petites diodes sur le côté indiquent l'intensité choisie et le niveau de charge de la batterie.

Gloxy Power Blade

Le panneau de commande n'est guère pratique. Il faut maintenir l'interrupteur enfoncé pendant 3 secondes pour l'allumer. Les 12 différents niveaux d'intensité ne sont représentés que par 3 diodes et il faut de nouveau maintenir l'interrupteur pendant 3 secondes pour l'éteindre, au risque de basculer en mode stroboscopique. Bref, l'interface pourrait être plus simple.

Gloxy Power Blade

Bon point, le Power Blade se pilote aussi via une télécommande fournie. Elle n'est pas beaucoup plus facile à utiliser mais permet d'éviter les séquences de 3 secondes à l'allumage et à l'extinction. Elle permet aussi de piloter le déclenchement d'un boîtier : pratique. Elle est tout en plastique et on est en droit d'émettre des doutes sur la longévité en cas d'usage intensif.

Gloxy Power Blade

Sur le manche, on trouve aussi la connexion 12 V permettant de recharger la batterie, qui est amovible : un très bon point ! Elle est annoncée avec une durée de vie de 10 heures (à la plus faible puissance) et se recharge en 2 heures. Le produit est livré avec un chargeur externe, une alimentation secteur et un adaptateur allume-cigare. Notons qu'il est possible de recharger la batterie via l'adaptateur secteur. Par contre au niveau des finitions, on repassera. C'est vraiment un connecteur basique, vaguement intégré au produit : dommage.

Gloxy Power Blade

Le manche est intégralement en métal. Assez large, il ne conviendra pas très bien à de petites mains. Il ne dispose pas de grip et malheureusement, le traitement du métal est très glissant : il faut donc faire attention pour ne pas le laisser échapper par accident. La base du manche se dévisse pour découvrir l'emplacement batterie.

Au-dessus du manche, on retrouve la barre de 298 LED qui mesure 35 cm de long sur 4 cm de large. Les LED sont disposées sur 4 rangées côte à côte. La barre est intégrée dans un tube en PVC transparent poli pour produire une lumière diffuse. Pas de réflecteur, puisque la barre de LED est orientée dans une seule direction et qu'elle occupe tout le diamètre du tube.

Gloxy Power Blade

Enfin, au-dessus du tube, on trouve un bouchon vissé en métal avec de nombreux trous pour la ventilation. Il se dévisse pour permettre d'installer le filtre 3 200 K, un tube en PVC transparent teinté orange.

Tests labo

Les tests labo visent à vérifier les caractéristiques techniques annoncées par le constructeur et la qualité de la lumière produite par le système. Nous allons donc nous attarder sur la distribution spectrale (peu intéressante pour un flash mais pleine de sens pour des éclairages continus LED), la température de couleur, l'indice de rendu des couleurs, la puissance et la gradation et l'autonomie.

Température de couleur, indice de rendu des couleurs et distribution spectrale

L'indice de rendu des couleurs et la température de couleur sont calculés à partir de l'analyse spectrale à différents niveaux de puissance. L'analyse spectrale est effectuée à l'aide d'un spectrophotomètre (X-Rite Colormunki associée à Argyll CMS).

gloxy power blade : distribution spectrale

L'indice de rendu des couleurs ou IRC est un chiffre normalisé, compris entre 1 et 100, indiquant la fidélité des couleurs restituées par une source de lumière. Plus l'IRC est élevé, plus la source de lumière est susceptible de restituer des couleurs aux teintes fidèles. Par exemple, une ampoule à incandescence (ampoule standard) aura un IRC proche de 100. Une lampe au sodium basse pression, comme celle utilisée pour l'éclairage urbain de nuit, aura un IRC très faible (20-25).

Le spectre du Gloxy Power Blade n'est pas homogène et possède un très fort pic aux alentours de 440 nanomètres. Nous avons mesuré l'indice de rendu des couleurs moyen du Power Blade à 89,8. C'est assez faible, mais cohérent avec la technologie LED. Par comparaison, nos nouveaux éclairages de laboratoire (panneaux LED) disposent d'un indice de rendu des couleurs de 74,3 et un flash (cobra ou de studio) dépasse les 98 !

gloxy power blade : température de couleur

On attend généralement d'un éclairage que sa température de couleur soit comprise entre 5 000 et 6 000 K. C'est n'est absolument pas le cas pour le Power Blade qui dispose, en moyenne (fonction de la puissance) d'une température de 7 250 K : beaucoup plus froid, donc ! Par contre, on note que cette température est stable en fonction de la puissance. Nous avons également mesuré la température avec le filtre orangé livré supposé simuler 3 200 K. C'est presque le cas, car nous avons mesuré 2 970 K.

Puissance et gradation

Bien entendu, avec de l'éclairage continu, on met de côté le nombre guide. Le constructeur annonce une luminosité de 1 600 lumens. Très bien, mais dans quelles conditions ?

Nous avons mesuré la puissance de l'éclairage à l'aide d'un luxmètre positionné en face à 3 m. Nous avons également extrait la composante Y (luminosité) de nos mesures spectrales. Les mesures sont effectuées sur 4 niveaux de puissance correspondant aux 4 repères (diodes sur le manche de la torche).

  Gloxy Power Blade
(nu à 3 mètres)
Puissance 1:1
1:2
 
1:4 1:8
Lux 93
79
 
50 9


gloxy power blade : gradation

Dans la Pratique

Enfin, pour terminer ce test, nous avons effectué quelques tests de portraits avec le Power Blade pour voir quel type d'éclairage il peut produire. Compte tenu de sa taille, de sa relative faible puissance et de la taille de flux limitée par sa forme, n'espérez pas éclairer de gros objets ou même éclairer des portraits en pied. Cet éclairage est conçu comme une "petite" source et procure une lumière diffuse et homogène sur toute sa longueur. N'oubliez pas qu'il n'est pas prévu que cette lumière soit modelée. Elle est à prendre telle quelle, avec ses avantages et ses défauts. Pour des éclairages complexes ou des sujets de grande taille, il vous faudra plusieurs unités (attentions aux décalages de température de couleur).

gloxy power blade

gloxy power blade

gloxy power blade

Premier point pour du portrait : c'est assez inadapté. En effet, malgré sa faible puissance relative, la torche même réglée au minimum éblouit énormément le modèle, car, par la force des choses, elle doit être positionnée proche du sujet. Si on l'en éloigne, la puissance devient limite pour travailler à de faibles sensibilités ISO à main levée — c'est donc un peu contradictoire.

Pour de la nature morte par contre, c'est nettement plus adapté. Le Gloxy permet d'obtenir un éclairage doux et uniforme. Il sera une source très intéressante pour la réalisation de packshots.

Quant à son utilisation en vidéo, oubliez-la sauf éventuellement pour éclairer une interview en plan fixe.

On regrette également l'absence d'un spigot et d'une rotule pour pouvoir l'installer sur un pied d'éclairage.

Verdict

gloxy power blade
Au final, nous sommes assez dubitatifs sur le Gloxy Power Blade. Au-delà de ce produit en particulier (Gloxy n'est pas le seul constructeur à proposer des tubes de LED), c'est bien le concept même, présenté comme l'éclairage du futur, qui nous pose problème. Nous n'avons aucun doute sur le fait que la LED va s'introduire de plus en plus dans les studios photo. Les progrès réalisés en la matière en termes d'IRC vont dans ce sens et les avantages que proposent cette technologie sont indéniables.

Cependant c'est bien le "form factor" des tubes de LED autonomes qui restreint leur usage à des natures mortes ou comme éclairage d'appoint pour déboucher des ombres en portrait. La source est trop ou pas assez puissante pour être utilisée comme source principale en portrait et en studio. La lumière produite est également un peu fade et sera difficile à modeler.

Cela dit, le Gloxy Stick a de nombreux avantages : il est autonome et fonctionne sur batterie, il est facilement transportable et il est puissant. Pour les plus novices, l'usage de la lumière continue est un réel plus pour construire un éclairage et voir en temps réel et à l'œil le résultat.

Le Gloxy Power Blade est disponible chez Digitaltoyshop.

Points forts

Points faibles

Autonome et transportable

Ergonomie et finitions

Technologie d'éclairage continu à LED

Lumière produite un peu plate

Bon indice de rendu des couleurs

Inadapté comme source principale en studio pour du portrait

Forte puissance

Praticité du panneau de commande

Température des couleurs stable

Qualité de la télécommande

Éclairage doux et uniforme

 

Adapté pour de la nature morte

 

Adapté comme éclairage d'appoint

 

Télécommande

 

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