Pour notre test, la scène est éclairée sous environ 250 lux. Notre appareil étalon est le Canon 5D Mark III qui, pour un gris neutre 18 %, requiert le couple f/5,6 - 1/8 s à une sensibilité de 200 ISO. Le Sony A7 II est également calé pour exposer correctement un gris 18 % avec une sensibilité de 200 ISO et une ouverture de f/5,6. Nous faisons alors varier la vitesse et la sensibilité ISO. Les images sont visibles à 100 % (JPEG) et vous pouvez télécharger les fichiers bruts (CR2).

Les JPEG

Le nouvel Alpha 7 II propose toujours un capteur 24x36 de 24 Mpx disposant de 117 points pour le système autofocus par corrélation de phase. Il semble donc identique à celui de l'A7. Si progrès il y a eu au niveau de la qualité des images, et notamment de la gestion du bruit électronique, il provient de l'amélioration des algorithmes du traitement des données. On retrouve donc ici une variante du capteur 24,3 Mpx qui équipe également le D610 ou le D750. Les photodiodes font donc environ 5,9 µm et la plage ISO s'étend de 50 à 25 600 ISO.

Sony A7 II test review taille de capteur
Comparaison des tailles (agrandies 4x) de différents capteurs.

Comme pratiquement tous les boîtiers équipés d'un capteur 24x36 à 24 Mpx, les images visualisées sur écran à 100 % sont excellentes de 50 à 800 ISO et même à 1 600 ISO, le grain est difficilement perceptible et il faut examiner les aplats à la loupe pour deviner les premières granulations. Cette plage est donc parfaitement exploitable, ce qui offre déjà une belle polyvalence.

Le premier saut qualitatif est décelable à 3 200 ISO. Le grain est visible sur les aplats colorés, mais il reste fin et peu coloré. Le traitement des parasites est bien assuré, et seul le bruit de luminance est visible. La dynamique reste encore très agréable avec des nuances bien visibles dans les zones denses et les hautes lumières. Dès 6 400 ISO, le moutonnement devient plus présent dans les zones denses et la dynamique baisse un peu : les images sombres perdent en délicatesse. En revanche, toutes les images sont facilement exploitables pour des travaux courants.

Les sensibilités supérieures sont plus problématiques. Le bruit envahit peu à peu toutes les nuances des images, les détails fondent sous l'action cumulée du lissage et du moutonnement, les couleurs deviennent un peu moins franches et, globalement, les images perdent en tonicité. On pourra toutefois les utiliser pour un affichage sur écran ou un tirage A4.

Sony A7 II : Réduction du bruit standard 50-400 ISO
Sony A7 II : Réduction du bruit standard 800-25600 ISO

Vous pouvez également télécharger les fichiers Raw (50-100-200-400-800-1600-3200-6400-12800-25600 ISO)


Comparaison à tirage équivalent

Nous avons choisi de confronter le Sony A7 II à quelques boîtiers emblématiques actuels, tels le Nikon D750 (24x36 à 24 Mpx), le A7S de Sony (24x36, 12 Mpx) et le A7 premier du nom (24x36 à 24 Mpx).

Nous comparons naturellement les boîtiers à "tirage équivalent". Nous avons "normalisé" les images pour un tirage 40 x 60 cm en 180 dpi, soit une définition de 12 Mpx environ. Les images sont réalisées à 6 400 ISO avec ci-dessous des détails à 100 %.

Attention, les boîtiers ne sont pas équipés d'optiques équivalentes, le piqué initial n'est donc pas le même. Il faut essayer de comparer uniquement le niveau de bruit électronique... Pas si simple.

À 6 400 ISO, il n'est pas aisé de désigner un vainqueur : tous les protagonistes délivrent des images de qualité correcte. Il est intéressant de noter que le capteur à 12 Mpx de l'A7S offre effectivement un niveau de bruit très bas, avec une belle modulation dans les rendus des valeurs, mais il est pénalisé par un rendu des détails moindres par rapport à la concurrence. Le moutonnement du Nikon D750 semble un peu plus harmonieux que celui des Sony, avec un grain plus fin et plus "désordonné" : il semble plus "naturel" par rapport à notre référence argentique, sans doute un peu moins électronique.

Sony A7 II test review comparaison tirage équivalent

Oscilloscope

Passons certaines images de l'A7 II de Sony sous l'œil de l'oscilloscope pour un avis plus "mathématique".

Notre outil confirme notre perception visuelle : les images sont vraiment excellentes jusqu'à 1 600 ISO avec une dégradation bien visible à 6 400 ISO. Les images sont assez facilement exploitables jusqu'à 12 800 ISO, mais la granulation est déjà très présente dans les aplats denses. Au-delà, le bruit vient consteller nos zones de gros avec un moutonnement vraiment perceptible qui dilue les plus fins détails des images.

Sony A7 II test review bruit électronique sur gris 100 ISO
Sony A7 II – 100 ISO
Sony A7 II test review bruit gamme gris graphique 100 ISO
Sony A7 II test review bruit électronique sur gris 1600 ISO
Sony A7 II – 1 600 ISO
Sony A7 II test review bruit gamme gris graphique 1600 ISO
Sony A7 II test review bruit gamme gris 6400 ISO
Sony A7 II – 6 400 ISO
Sony A7 II test review bruit gamme gris graphique 6400 ISO
Sony 17 II test review bruit gamme gris 12800 ISO
Sony A7 II – 12 800 ISO
Sony A7 II test review bruit gamme gris graphique 12800 ISO


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