Comme de coutume, pour notre test, la scène est éclairée sous 200 lux. Le Nikon D7200 est réglé en mode M avec une ouverture fixée à f/5,6 pour une valeur ISO de 100 avec un temps d'obturation de 1/4 s. Dans cette configuration, le gris neutre 18% atteint 50% du signal en JPEG. Pour ce test, nous avons utilisé le Nikkor 18-105 mm positionné à 35 mm. Nous faisons ensuite varier la sensibilité ISO ainsi que la vitesse d'obturation. Les images sont visibles à 100 % et vous pouvez télécharger les fichiers bruts (NEF, 14 bit, compression sans perte).

Les JPEG

Avec 24,2 millions de pixels effectifs sur un capteur de 23,5 x 15,6 mm, les photosites font environ 3,92 µm de côté.


Comparaison des tailles (agrandies 4x) de différents capteurs.

Peut-on photographier à 100, 200, 400 ou 800 ISO sans la moindre appréhension ? Oui, le D7200 comme la plupart des reflex APS-C actuels est très à l'aise sur cette plage de sensibilités. Même avec une observation à 100% sur écran (HDTV 1080), il n'est pas simple de mettre en évidence des différences. Avec une observation attentive, on peut noter une montée légère de la granulation dans les zones denses (bruit de luminance) ou le lissage des plus fins détails (lignes fines de la carte au centre ou détails dans le billet). Rien de grave donc et vous pourrez "pousser" à 1 600 ISO sans le moindre remord.

Un premier palier est franchi à 3 200 ISO avec un lissage un peu plus appuyé et une granulation un peu plus présente. Sur la carte graphique, les inscriptions sur la sortie VGA (bleue) s'émoussent sérieusement. Mais, les clichés sont encore de la matière, les couleurs sont vives, la dynamique encore importante. Le moutonnement reste "propre" sans pixels colorés et les bordures ne bavent pas. C'est encore du beau boulot.

Les dégradations des fins détails sont bien visibles à 6 400 ISO. La dynamique baisse supprimant au passage les nuances dans les zones sombres. Le lissage, plus marqué, vient raboter les détails de l'image. On évitera donc de recadrer trop sévèrement dans les images. Les 24 Mpx donnent toutefois une bonne souplesse de ce côté. Vous remarquerez les premiers artéfacts sur les plus petits caractères imprimés en blanc sur fond noir. Naturellement, le bruit augmente en passant à 12 800 ISO, mais le grain sait rester fin, peu coloré et assez harmonieux avec une distribution aléatoire. Le dernier cran (25 600 ISO) est finalement peu exploitable : le moutonnement et le lissage rendent l'image peu agréable à regarder à 100% sur écran. Certes on pourra faire quelques tirages 10x15 cm, mais le Nikon D7200 ne vient pas bouleverser la donne dans ce domaine.

Que dire des modes n&b à 51 200 et 102 400 ISO (Hi1 et Hi2) ? Le passage en niveau gris est sans doute une bonne idée pour rendre la granulation plus acceptable.
Mais il est vraiment dommage que Nikon ait bridé son appareil pour ces sensibilités là. Impossible de réaliser un cliché en couleur et impossible de traiter, avec des logiciels spécialisés, les fichiers bruts. Dommage car qui sait si dans quelques années, les algorithmes dans le traitement du bruit électronique n'auront pas progressé de manière importante ? Pour ces hautes sensibilités Nikon ne laisse pas le choix : c'est du JPEG définitif ou rien. Ces deux valeurs sont sans doute des extrapolations logicielles des fichiers bruts à 25 600 ISO, la plage de sensibilités ISO du capteur restant identique à celle du D7100 : 100 - 25 600 ISO.

Nikon D7200 : Réduction du bruit standard 100-800 ISO
Nikon D7200 : Réduction du bruit standard 1600-102400 ISO

Vous pouvez également télécharger les fichiers Raw (100-200-400-800-1600-3200-6400-12800-25600 ISO)


Comparaison à tirage équivalent

Nous avons choisi de confronter le Nikon D7200 à quelques boîtiers emblématiques actuels, tel le Nikon D7100 (APS-C à 24 Mpx), le Sony Alpha 77 II (APS-C à 24 Mpx) et le Samsung NX1 (APS-C à 28 Mpx).

Nous comparons naturellement les boîtiers à "tirage équivalent". Nous avons "normalisé" les images pour un tirage 40 x 60 cm en 180 dpi, soit une définition de 12 Mpx environ. Les images sont réalisées à 6 400 ISO avec ci-dessous des détails à 100 %.

Attention, les boîtiers ne sont pas équipés d'optiques équivalentes, le piqué initial n'est donc pas le même. Il faut essayer de comparer uniquement le niveau de bruit électronique... Pas si simple.

Entre les deux boîtiers Nikon, le D7200 se montre clairement plus vaillant que son prédécesseur avec un grain plus fin à 6 400 ISO (attention, le D7200 est équipé d'un 18-105 mm, le D7100 d'un 50 mm f/1,4G). Le A77 Mk2 fait également une belle prestation, mais le traitement du bruit électronique apparaît vraiment plus artificiel qu'avec le D7200. Le NX1 est également très étonnant à cette sensibilité. Le bruit est peu visible, mais comme avec le A77 Mk II de Sony, la structure est un peu trop artificielle


Nous avons également comparé le D7200 au Canon 7 Mark II. Les deux boîtiers sont équipés d'une optique Tamron 24-70 mm f/2,8 VC USD pour faciliter la comparaison.

Oscilloscope

Passons certaines images du Nikon D7200 sous l'œil de l'oscilloscope pour un avis plus "mathématique".

Notre outil confirme notre perception visuelle : si les différents paliers sont encore bien visibles à 3 200 ISO, le grain vient "persiller" les zones les plus denses. Un phénomène qui s'amplifie logiquement à 6 400 ISO. Au-delà, les dégradations sont plus importantes avec des transitions moins nettes et une granulation très présente.
Nikon D7200 test review bruit électronique sur gris
Nikon D7200 – 100 ISO
Nikon D7200 test review bruit gamme gris graphique 100 ISO
Nikon D7200 test review bruit gamme gris 3200 ISO
Nikon D7200 – 3 200 ISO
Nikon D7200 test review bruit gamme gris graphique 3200 ISO
Nikon D7200 test review bruit gamme gris 6400 ISO
Nikon D7200 – 6 400 ISO
Nikon D7200 test review bruit gamme gris graphique 6400 ISO
Nikon D7200 test review bruit gamme gris 12800 ISO
Nikon D7200 – 12 800 ISO
Nikon D7200 test review bruit gamme gris graphique 12800 ISO

Les fichiers bruts

Nous mesurons également le bruit de fond du capteur en reconduisant le protocole de test précédent, mais dans le noir complet avec un bouchon sur l'objectif.

Le graphique ci-dessous représente la déviation standard (donc le bruit) pour les différents pixels colorés : rouges, verts, bleus, et verts. Pour simplifier les résultats, nous n'affichons ici les résultats que pour l'une des séries des pixels verts.

Nikon D7200 bruit dans fichier brut

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