En 2013, le GM1 séduisait une bonne partie de la rédaction et recevait notre label "Coup de cœur". Un an après, Panasonic a agrandi la famille et proposé un Lumix GM5 qui vient combler les principales lacunes que nous avions relevées à l'époque.

Prise en main

Le Panasonic Lumix GM5 conserve les qualités premières de la série GM, à savoir la compacité et la légèreté. Certes, le nouveau modèle est un peu plus haut et plus large de 5 mm, mais ses dimensions restent proches du premier modèle.

Panasonic Lumix GM5, / GM1 comparaison taille de face
Panasonic Lumix GM5, / GM1 comparaison taille de dessus

De fait, le GM5 tient facilement dans un petit sac, voire dans une grande poche de blouson. Impossible par contre de le faire tenir dans une poche de pantalon, contrairement aux compacts experts, à moins d'enlever l'optique — l'intérêt étant alors bien moindre. L'appareil équipé (12-35 mm, carte mémoire, batterie, sangle de poignet) fait moins de 300 g. L'ensemble atteint 340 g avec le 17 m f/1,8 d'Olympus que nous avons beaucoup utilisé lors de nos tests.

Le boîtier est bien construit et le châssis métallique est plutôt rassurant. Le revêtement extérieur est toutefois un peu trop lisse pour offrir une bonne préhension et, comme le GM1, le GM5 ne dispose pas d'un petit renflement sur lequel les doigts peuvent agripper. Il faudra donc débourser quelques euros pour s'offrir un petit grip (DMW-HGR1) afin de s'assurer une bonne prise en main.

Ergonomie

Il est temps de faire le tour du propriétaire. L'avant de l'appareil est des plus sobres. Vous trouverez la lampe d'assistance pour la mise au point ainsi que la touche pour déverrouiller l'objectif et... rien d'autre.
Panasonic Lumix GM5, test review, vue de face
L'avant du Panasonic GM5, pour le moins dépouillé.

Le dessus de l'appareil est un peu plus garni. De gauche à droite, vous trouverez : une griffe porte-accessoire (notamment le flash externe livré en standard), une molette pour le choix du mode autofocus, le déclencheur et une couronne pour la mise sous tension. Une dernière molette permet de choisir le mode d'exposition : PSAM, iA, vidéo, scènes, filtres...

Panasonic Lumix GM5, test review, vue de dessus

Si l'avant est sobre, l'arrière du GM5, lui, est dense. En haut à gauche, vous trouverez le viseur électronique doté d'un détecteur de présence. Sur la droite, deux boutons personnalisables jouxtent la commande de lecture et vous apprécierez sans doute la présence d'une molette de réglage qui faisait défaut sur le GM1. Celle-ci est en outre cliquable : en mode A/S, vous accédez directement à la correction d'exposition ; en mode M, vous passez facilement du réglage de l'ouverture à la vitesse.

À droite de l'écran se nichent la commande pour la vidéo ainsi qu'un trèfle de sélection (ISO, zone de mise au point, balance des blancs, motorisation et accès aux menus). En dessous, une touche permet d'accéder au Q.Menu pour régler rapidement les principaux paramètres de prise de vue. Les commandes sont assez petites, mais finalement, le GM5 se "pilote" assez facilement.
Panasonic Lumix GM5, test review, vue de dos

Stockage, alimentation

Pas de révolution de ce côté : le GM5 embarque une batterie Li-Ion de 7,2 V et 680 mAh pour une puissance de 4,9 Wh, ce qui est assez peu. Une charge de batterie permet à peine de déclencher 200 fois sans faire la moindre vidéo. L'autonomie de la batterie est clairement l'un des talons d'Achille du GM5 et il sera impératif de s'équiper d'une seconde batterie (environ 70 € tout de même...). L'appareil est livré avec un chargeur de batterie, mais il n'accepte pas la recharge via le port USB. En effet, il ne dispose pas d'une connexion micro USB pour le transfert des données et la recharge électrique. Dommage.

Le compact accepte les cartes SD/SDHC/SDXC aux normes UHS-I.

Panasonic Lumix GM5, test review, batterie

Menus

Les menus sont assez classiques et plutôt bien agencés avec des rubriques photo, vidéo, réglages avancés et paramètres généraux de l'appareil. On regrettera toutefois l'absence d'aide contextuelle pour faciliter la vie des béotiens ou tout simplement expliciter certaines abréviations. Ainsi, dans "type d'obturateur", donner le sens de "ESHTR"  et "EFC" ne semble pas vain... L'interface n'a clairement pas été pensée pour une utilisation tactile, mais les menus restent aisément manipulables.

Flash

Alors que le GM1 dispose d'un flash intégré pop-up, le GM5 l'abandonne au profit d'un viseur électronique. Heureusement, un flash externe est livré en standard et vient se loger sur la griffe porte-accessoire. Cette solution n'est cependant pas réellement satisfaisante, car chaque fois que vous aurez besoin du flash, vous ne l'aurez jamais sur vous. Bon point, celui-ci est alimenté à partir de l'appareil et il se révèle plus puissant que le modèle embarqué sur le GM1 (NG7).

Tout comme sur le GM1, la synchro flash est toujours limitée au 1/50 s. Le flash permet de nombreux réglages et peut s'utiliser en mode auto ou manuel. Vous disposez d'un mode synchro lente, premier et second rideau.

Panasonic Lumix GM5, test review, flash

Visée

L'écran LCD est de bonne qualité : précis (921 000 points) et fluide avec une bonne lumière. Par contre, en intérieur ou dans la pénombre, l'affichage est saccadé et il devient difficile de suivre un sujet en mouvement, même si l'image reste propre.

Naturellement, une bonne partie de l'intérêt de cet écran réside dans le fait qu'il soit tactile. Cela ouvre de belles perspectives pour la prise de vue. Ainsi, vous pouvez directement sélectionner à l'écran la zone de mise au point et même déclencher. En outre, vous accédez également à une série de "commandes" virtuelles et personnalisables. De manière assez étonnante, l'écran est au format 16/9. L'image, nativement au format 4/3, n'occupe donc qu'une partie centrale, bordée par deux bandes noires. En mode vidéo par contre, l'image occupe tout l'espace.

Un autre regret, l'écran LCD n'est pas orientable ! Voilà qui est vraiment fâcheux.

Au niveau de l'affichage, le GM5 est complet. Vous pouvez afficher des grilles d'aide à la composition (tiers, diagonales...), un niveau électronique sur 2 axes, un histogramme d'exposition, une aide à la mise au point (loupe, focus peaking), zébras pour l'exposition, niveau sonore pendant l'enregistrement vidéo.

L'implantation d'un viseur électronique est la grande nouveauté du GM5. Après plusieurs jours d'essai, le bilan est pourtant mitigé. Certes, ce viseur électronique dispose d'un rendu précis ( 1 166 000 points) et assez fidèle, mais le dégagement oculaire et le grossissement sont insuffisants. La présence du viseur est toutefois très appréciable, notamment lorsque l'on souhaite photographier en plein soleil, car l'écran reste encore très (trop) brillant. Il permet en outre de se concentrer sur le sujet en isolant le photographe de son environnement. Cet écran fonctionne en affichage séquentiel (images rouge, verte et bleue affichées rapidement les unes après les autres) et les personnes sensibles aux effets arc-en-ciel pourront être gênées. Contrairement à l'écran, le viseur est au ratio 4/3 : en mode vidéo, l'image 16/9 est donc recadrée dans le cadre 4/3 et devient par conséquent encore plus petite. Ce viseur n'est donc au final pas très confortable, mais en cas de nécessité, il se révèle un précieux et performant allié.

Son au déclenchement

Le compact est équipé d'un obturateur mécanique, mais, pour plus de discrétion, il est possible d'utiliser un obturateur électronique qui rend alors l'appareil totalement silencieux. Dans ce dernier mode, vous ne pourrez pas utiliser de flash. Vous pouvez télécharger en cliquant sur l'image ci-dessous l'enregistrement sonore d'un déclenchement avec une obturation mécanique.

Panasonic Lumix GM5, test review, bruit au déclenchement

Logiciel

Le GM5 est livré avec le logiciel Silkypix (Windows / Mac OS X) pour traiter les fichiers bruts. Le logiciel est assez complet et permet d'exploiter le potentiel des fichiers, mais l'interface est assez vieillotte et il manque quelques fonctionnalités désormais indispensables, comme le travail sur plusieurs écrans ou la possibilité de réaliser des réglages locaux.

Panasonic Lumix GM5, test review logiciel
Silkypix autorise de fins réglages pour le traitement de vos fichiers bruts.

Pour les images JPEG, Panasonic livre PhotoFunStudio. Le logiciel permet de retoucher ses fichiers, mais l'interface est également un peu désuète et les actions, peu rapides. Il est possible de réaliser quelques actions de montage en vidéo ou de mettre en œuvre une reconnaissance automatique des visages pour un tri rapide.

Panasonic Lumix GM5, test review logiciel photofunstudio
Le logiciel PhotoFunStudio pour organiser ses images.

Wi-Fi

Le GM5 est équipé d'une puce Wi-Fi pour communiquer avec des appareils compatibles. Vous pouvez ainsi piloter l'appareil à distance à partir d'une tablette ou d'un smartphone, lire vos photos sur un téléviseur également Wi-Fi et envoyer vos images vers un ordinateur ou un service en ligne via une connexion.

De manière assez étonnante, le compact n'est pas équipé d'une puce NFC pour paramétrer automatiquement la connexion avec un appareil également NFC. Pour l’appairage, il faudra donc soit saisir manuellement des codes de sécurité, soit scanner un QR Code avec l'application Image App de Panasonic.

Panasonic Lumix GM5, test review Wi-Fi smartphone
L'application Image App de Panasonic donne accès à de nombreux réglages lors de la prise de vue à distance.

Si la connexion avec un smartphone ou une tablette n'a posé aucun problème, les autres solutions Wi-Fi n'ont rien d'évident à mettre en œuvre. Même après une identification auprès du Lumix Club, l'accès aux différents services reste alambiqué : création d'un compte pour accéder à des services Web, paramétrage de l'appareil... Au bout de 10 minutes, nous avons tout simplement jeté l'éponge.

Réactivité et autofocus

Le compact de Panasonic dispose des derniers raffinements technologiques de la marque au niveau du système autofocus avec le même module

Le GM5 utilise toujours un système par détection de contraste à analyse rapide pour l'autofocus. Il est désormais sensible jusqu'à -4 IL et épaulé par le système DFD (Depth From Defocus) qui permet d'utiliser la taille du cercle de confusion pour connaître le sens de mise au point et limite donc les effets de pompage. Même en basse lumière, l'autofocus reste assez réactif avec moins de 0,5 seconde pour faire le point. La mise sous tension, elle, requiert moins d'une seconde.

Le système peut être épaulé par la reconnaissance des visages, mais également des yeux. Vous pouvez bien sûr définir librement la zone de mise au point en la pointant directement sur l'écran LCD. En autofocus continu, la rafale est d'environ 4,3 ips. Toutefois, le GM5 se montre nerveux : vous pouvez même enclencher un mode rafale à 40 ips (4 Mpx) et sans le suivi autofocus, la rafale en pleine définition atteint 5,8 ips.

Si le suivi de sujet fonctionne avec un sujet qui marche normalement, il sera plus compliqué de suivre une personne en train de courir comme un enfant. On attend ici les limites du système et la photo sportive sera elle aussi assez compliquée à mettre en œuvre.

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