Canon EOS 400D

Les premiers contacts avec le 400D ne dérouteront pas les habitués de la marque. D’après nos mesures, le 350D et 400D sont de dimensions quasiment identiques. L’appareil est donc relativement petit (largement moins encombrant qu’un Sony Alpha 100 ou qu’un Nikon D80), satisfaisant pour certains photographes à la recherche de compacité et de discrétion, mais rebutant pour d’autres personnes à la poigne plus importante ou qui privilégient une bonne prise en main. Si les dimensions n’ont pas vraiment évolué, le dessin de la poignée est différent. Différent ne signifie pas forcément meilleur et la prise en main reste encore un peu délicate car le volume de celle-ci reste très petit. Comme son prédécesseur, l’ossature du 400D est en acier inoxydable recouvert d’une coque en polycarbonate. Les plus pointilleux regretteront peut-être une coque en alliage de magnésium théoriquement plus résistante, mais également plus lourde. Malgré les 750 g affichés par la balance (en version kit), la fabrication du 400D est sérieuse et le reflex semble très solide. La qualité des plastiques étant en constante amélioration, les coques en polycarbonate ne présentent pas de faiblesse particulière, on pourra toujours reprocher au revêtement de surface un aspect trop léger. On est loin du granité présent sur le D80 de Nikon qui offre à la fois un confort tactile et une meilleure adhérence. Globalement, l’ergonomie de l’appareil a peu évolué. Le barillet de sélection est toujours situé à droite de l’appareil, il est accompagné du commutateur de mise sous tension. Toujours bordé des deux rangées de boutons, l’écran LCD arrière s’est considérablement agrandi. Enfin, l’indémodable croix de sélection trouve sa place à l’arrière du boîtier pour régler les différents paramètres des menus.

La poignée du 400D est très petite, il est important d’essayer l’appareil avant tout achat.
Tout en plastique, le boîtier du 400D n’en reste pas moins d’assez bonne qualité.



Objectifs, balance des blancs  

Canon EOS 400D

Le 400D est livré en kit avec un 18-55 mm f/3,5-5,6 qui a déjà connu le 300D ainsi que le 350D. Pour ce dernier, l’objectif avait été mis à jour avec quelques améliorations au niveau de la qualité des images. Nous retrouvons donc cette version II de l’objectif avec ses qualités et ses défauts. Le photographe itinérant appréciera le faible encombrement, la légèreté de l’optique et la relative (rapport qualité/prix) bonne qualité des photos qu’elle produit. En effet, le 18-55 mm est loin d’être une optique de compétition. Si elle donnait d’assez bons résultats avec le capteur 6 mégapixels du 300D, on pouvait déjà observer le manque de performance sur le capteur à 8 millions de pixels du 350D. Désormais, les reflex décamégapixels exigent des optiques performantes pour tirer le maximum du potentiel de leur capteur. Il est regrettable que Canon n’ait pas profité de la sortie du 400D pour fournir en standard un objectif plus performant et pourquoi pas plus lumineux. Des raisons économiques ont probablement guidé ce choix, Canon souhaitant proposer son reflex à un prix très attractif. Nous ne reviendrons donc pas sur la qualité de fabrication très légère du 18-55 mm qui contrairement à ses homologues Nikon n’est pas équipé d’une motorisation ultrasonique (mise au point rapide et silencieuse).
Bref, le photographe exigeant profitera du prix intéressant du boîtier pour s’offrir une autre optique plus en adéquation avec ses performances. Sur ce plan, la gamme d’optiques de Canon est remarquable et vous n’aurez que l’embarras du choix entre les focales, les ouvertures et le système de stabilisation. N’oubliez pas non plus Sigma et Tamron qui offrent parfois des objectifs au rapport qualité/prix très intéressants.

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