
L’ergonomie de la face arrière n’a pas subi de bouleversement. Tant mieux. Les habitués de la marque retrouveront facilement leurs repères. On notera toutefois la disparition du rétro éclairage de l’écran LCD (qui n’est plus d’actualité) et le déplacement de la touche d’impression directe sur la gauche de l’appareil. Un emplacement beaucoup plus pratique pour lancer l’impression sur une imprimante. Plus anecdotique, une diode verte témoigne de la mise sous tension de l’appareil. Enfin, et c’est sans doute le plus important, le bouton central (SET) du Pad de sélection est désormais associé à la fonction styles d’image. Une idée ingénieuse qui permet de passer d’un style (portrait) à un autre (paysage par exemple) très rapidement. Cette solution s'avère plus pratique que sur le 350D où le passage via un menu était incontournable.
Les modes résultats, le RAW + JPEG...
Il est important de préciser que si l’on retrouve Portrait et Paysage à la fois sur la molette de réglage et dans les styles d’image, ces deux fonctions n’ont pas le même effet. La molette permet de choisir un couple vitesse/diaphragme en fonction du résultat souhaité. Les styles d’image appliquent des pré-réglages afin d’améliorer le rendu des images en JPEG. Pour chacun des styles (Standard, Portrait, Paysage, Neutre, Fidèle, Monochrome et trois modes utilisateur) l’appareil va adapter les réglages de contraste, d’accentuation, de teinte et de saturation. Vous avez bien sûr toute latitude pour modifier ces valeurs comme bon vous semble. Mieux, vous pouvez parfaitement créer vos propres styles en éditant complètement les paramètres. Le mode monochrome diffère légèrement en proposant de paramétrer également un virage ou un effet de filtre.
Avec l’expérience, il est tout à fait envisageable d’obtenir des JPEG directement exploitables pour l’impression. Pour plus de commodité, il est préférable d’utiliser le mode Raw + JPEG (notamment pour le style monochrome) qui permet de conserver à la fois un brut de capteur en couleur et un JPEG traité et stylé. L’EOS 400D ne dipose que d’une molette de réglage située sur la poignée juste derrière le déclencheur. Une position relativement satisfaisante, la position avant me semblant beaucoup plus pratique pour garder un doigt sur le déclencheur tout en manipulant ladite molette. Quoi qu’il en soit, Canon a fait l’économie d’une deuxième molette arrière ce qui est vraiment dommage. En mode M, la touche Av vous permettra de passer du mode vitesse au mode diaphragme. Nous reviendrons plus tard sur l’écran, mais remarquez que celui-ci est surmonté de deux capteurs (étrangement similaires à ceux présents sur le Sony Alpha 100) qui permettent de couper l’affichage écran lorsque vous approchez l’œil du viseur. Une élégante solution pour à la fois ne pas gêner la visée et économiser la batterie.
Deux boutons sur la droite de l’appareil permettent, en mode prise de vue, de mémoriser l’exposition et de changer le collimateur AF. En mode visualisation, ceux-ci se transforment en « + » et « - » de l’outil loupe. C’est simple et très efficace. Le bouton flash situé sur la gauche de l’appareil permet à la fois d’ouvrir le flash et de paramétrer la compensation. À noter que le flash est pop-up et qu’il s’ouvre donc automatiquement selon les estimations de l’appareil. Enfin, bonne nouvelle pour les personnes qui visent de l’œil gauche, leur nez ne déclenchera plus par mégarde le retardateur (ce qui est très, très agaçant), le bouton ayant été légèrement, mais suffisamment déplacé vers le bas.
Le bouton SET permet d’accéder rapidement à la fonction Styles d’image (l’icône est une succession de barres en forme de cercle). Une solution pratique et fonctionnelle.
Le bouton d’impression directe n’est plus situé au centre de l’appareil comme sur le 350D. Cet emplacement excentré est beaucoup plus pratique.