
L’une des innovations majeures du 400D est sans doute l’apparition d’un système complet pour le traitement des poussières. Le 400D inaugure certainement une nouvelle ère chez Canon qui déclinera sans doute ces procédés sur l’ensemble de sa gamme à venir. L’antipoussière est présent sur 3 niveaux. Le premier se présente sous la forme de micro-moteurs piézo-électriques faisant vibrer le filtre passe-bas (censé lui limiter les effets de moiré) afin de chasser les poussières. Ces vibrations nettoyantes sont automatiquement mises en œuvre à la mise sous et hors tension pendant une seconde. Elles peuvent être également activées à la demande par l’intermédiaire d’un menu. Une gouttière adhésive est censée récupérer les particules ainsi décollées. Par ailleurs, pour limiter l’impact des particules, la plupart des pièces de la chambre noire sont traitées antistatiques. Pour finir, une cartographie des poussières (une image sur fond blanc uniforme doit être préalablement photographiée) permet de traiter ultérieurement avec le logiciel DPP (Digital Photo Professional) les fichiers entachés. Bien sûr, le nettoyage « à la main » avec les produits adéquats est toujours d’actualité pour les poussières grasses que de simples vibrations ne peuvent faire disparaître.
Le reflex Canon est livré avec trois principaux logiciels. Le premier, ImageBrowser, permet de traiter
(déchargement, visualisation et impression) ses images. ImageBrowser (et son homologue Macintosh ZoomBrowser)
est assez complet et propose une batterie d’options pour retoucher les images (yeux rouges, niveaux,
luminosité, accentuation et courbes). Les « browser » sont également capables d’ouvrir les fichiers Raw.
Le deuxième est DPP (Digital Photo Professional). Ce logiciel de conversion de fichier Raw est ici livré
en version 2.2 et est très complet. Les réglages autorisent de nombreuses améliorations et la plupart des
« recettes de développement Raw» sont applicables sur un lot d’images. Certains outils, comme le tampon,
sont également très utiles pour éliminer les traces rebelles et viennent en complément de l’outil de
cartographie des poussières qui, lui, agit de manière automatique. Enfin, EOS Utility permet de contrôler
à distance son appareil. Un programme idéal pour le pack shot en studio par exemple. Le seul véritable
reproche qui pourrait être fait à DPP concerne sa relative lenteur autant sur Mac OS (Intel ou PPC) que sur Windows.