Canon G7X test review recommandé

Le Canon PowerShot G7X arrive sur le marché des compacts experts à grand capteur 1" après 2 ans de domination de la série RX100 de Sony.
Sur le papier, le modèle Canon n'apporte rien de révolutionnaire pour se démarquer de la concurrence. Il n'intègre même pas de viseur optique ou électronique alors que les concurrents (Fujifilm X30, Sony RX100 Mark III ou Panasonic LX100) disposent tous d'une telle fonctionnalité.

Pourtant, force est de constater qu'après quelques semaines passées en sa compagnie, le petit compact expert de Canon sait se faire apprécier. Il tient facilement dans une poche ou un petit sac, il est rapide à l'allumage, rapide au déclenchement (un peu moins en basse lumière), son zoom 24-100 mm est souple à l'usage, quoiqu'un peu lent, et le mode macro satisfaisant. La qualité d'image est à la hauteur du capteur 1" embarqué : excellente définition qui permet de chercher des détails en zoomant et bonne gestion du bruit électronique jusqu'à 1 600 ISO.

Le G7X dispose d'un écran orientable à 180° (uniquement vers le haut pour le mode selfie) et tactile qui facilite grandement tant la sélection de la mise au point que la lecture des images (défilement, zoom avec deux doigts...).
Le compact n'est pas trop complexe à prendre en main (nombre de commandes limité), mais les experts retrouveront les possibilités de réglages essentielles : ouverture, vitesse, correction d'exposition, mise au point manuelle... À quelques petites exceptions près (pas de mémorisation de l'exposition en accès direct, par exemple...), le G7X est vraiment agréable à utiliser avec des menus clairs, une aide contextuelle et une interface fonctionnelle.
La connexion Wi-Fi se configure aisément pour prendre le contrôle à distance ou faciliter le partage des clichés sur Internet. Le mode vidéo est naturellement présent : classique (trop), mais efficace.

Simple et efficace, le G7X n'en a pas moins quelques défauts ou quelques manques. Ainsi, nous regrettons l'absence de mode 4K en vidéo (et d'entrée micro/casque), l'autonomie de la batterie trop faible, l'écran inclinable que dans un seul sens, l'absence de griffe porte-accessoire, le flash non orientable. Pour un appareil à plus de 500 €, nous attendions quelques innovations intéressantes comme un traitement contre les intempéries ou les chutes, une gestion de flashes cobras distants, un autofocus hybride par corrélation de phase et détection de contraste, un mode snap sans autofocus...

Au final, si le G7X manque un peu d'originalité, il a nombre d'attraits et son positionnement tarifaire joue clairement en sa faveur.

Points forts

Points faibles

Bonne gestion du bruit électronique jusqu'à 1 600 ISO

Pas de styles d'image comme sur la gamme reflex

Objectif 24-100 mm lumineux (f/1,8-2,8)

Pas de viseur électronique intégré

Bon mode macro

Pas de finition contre les intempéries ou les chutes

Écran tactile et orientable très pratique à utiliser pour la prise de vue et la visualisation des images

Rotule de l'écran arrière s'orientant uniquement vers le haut

Bague de réglage autour de l'objectif personnalisable

Objectif peu homogène au grand-angle

Filtre ND intégré (3 IL)

Vitesse d'obturation au 1/2000 s

Bonne réactivité générale

Autonomie de la batterie trop faible (moins de 200 vues)

Connexions Wi-Fi et NFC

Pas de mode panoramique par balayage

Belle finition du boîtier

Autofocus parfois hésitant en basse lumière

Stabilisation optique performante

Pas de connecteur Micro-USB pour la recharge (mais chargeur livré)

Affichage nuit (teinte orangée) malin et pratique

Pas d'entrée micro ni de sortie casque

Facilité d'utilisation

Mode vidéo trop basique : pas de réglage pendant l'enregistrement, pas de prise micro/casque, pas de vidéo 4K

Mode créatif (rafale d'images avec des filtres) sympathique

Flash non orientable

 

Pas de griffe flash ou porte-accessoire

 

Pas de poignée optionnelle pour faciliter la prise en main

 

Format RAW propriétaire (CR2)

Face à la concurrence

Sony RX100 Mark III

Le concept du Canon PowerShot G7X pourrait se résumer facilement à "proposer une alternative à la série RX100", la série de compacts haut de gamme dotés d'un grand capteur 1" de Sony, du haut de laquelle la marque nargue la concurrence.
Troisième itération de la série, le RX100 Mark III dispose d'arguments sérieux face à son compétiteur, à commencer par son viseur électronique escamotable. Certes petit, il permet de viser confortablement en plein soleil et de se concentrer sur son sujet en s'isolant de l'extérieur.
Les deux boîtiers proposent des écrans LCD inclinables et si celui du Canon G7X ne s'oriente que vers le haut à 180°, celui du Sony offre un angle moindre, mais peut s'incliner vers le bas, ce qui peut se révéler plus pratique pour photographier au-dessus d'un obstacle. Notez que seul le G7X propose un écran tactile. Certains adorent, d'autres abhorrent, mais pour le choix de la mise au point, rien de plus rapide que de pointer du bout du doigt la zone souhaitée.

Un point important pour ces compacts de poche reste le zoom. Nous l'avons vu lors du test de l'optique, le Canon G7X offre à la fois un zoom plus long et plus lumineux dans les courtes focales. Au niveau de la qualité des optiques, les deux compacts sont assez similaires avec un centre assez bon, mais une périphérie de l'image en net retrait. Au niveau du bruit électronique, les deux boîtiers jouent également au coude à coude, mais nous avons une préférence pour le rendu du Canon.

Le Sony RX100 Mark III est plus évolué sur les fonctions vidéo avec la possibilité de modifier les réglages pendant l'enregistrement ou le mode 720p à 120 ips pour réaliser des ralentis fluides. Le compact Sony propose également l'enregistrement au format XAVC-S (qui permet d'atteindre un débit de 50 Mbps en HDTV 1080), et vous pouvez connecter un enregistreur externe à l'aide de la sortie HDMI non compressée. Le RX100 Mark III propose également des fonctionnalités que les vidéastes apprécient comme les zébras ou le niveau d'enregistrement audio.

En outre, le compact Sony propose un mode panoramique par balayage étonnamment absent chez Canon, ce dernier préférant une approche plus créative en alignant une série d'images avec différents filtres.

Le mode rafale du Sony RX100 Mark III grimpe à 10 ips, mais s'effondre à 3 ips avec le suivi autofocus. Chez Canon, la rafale peut atteindre 6,5 ips avec la mise au point bloquée sur la première image et descend à un peu plus de 4 ips avec le suivi du sujet.

Le compact expert de Sony possède également une batterie qui lui confère une autonomie supérieure à celle du Canon. Les deux boîtiers disposent d'une connexion Wi-Fi pour une prise de contrôle à distance et le partage des images sur Internet via un smartphone.

Panasonic LX100

L'autre grand rival du G7X de Canon est le Panasonic LX100. Celui-ci dispose d'un plus grand capteur 4/3" ce qui lui confère une meilleure gestion de la profondeur de champ, comme nous avons pu le voir lors de notre comparatif compacts experts. Le LX100 est, avec seulement 13 Mpx, en retrait par rapport au 20 Mpx du Canon G7X, mais dans les hautes sensibilités ISO, nous avons une préférence pour les images délivrées par son capteur 4/3".

Le Canon G7X propose toutefois un zoom plus long et plus polyvalent. Au niveau de la qualité, il est un peu meilleur, mais le 24-75 mm du LX100 est globalement plus lumineux en équivalent 24x36. Le Canon G7X dispose par ailleurs d'un écran inclinable et tactile qui fait cruellement défaut au LX100. Ce dernier se rattrape avec un excellent et large viseur électronique qui lui fait également cruellement défaut au G7X. En outre, si le LX100 ne dispose pas de flash intégré (!), il est possible d'en fixer un sur le griffe porte-accessoire qui, elle, est absente du G7X.

Sur le point de la vidéo, le LX100 écrase allégrement toute concurrence avec un mode 4K (télé) et 4K photo diablement convaincant. Vous pouvez jouer avec différents paramètres pendant l'enregistrement et l'autofocus se montre redoutable d'efficacité.

En photo, le LX100 est également très véloce : son autofocus surclasse la concurrence et le mode rafale peut atteindre 11 ips sans suivi AF et 6,5 ips avec le suivi du sujet, là ou le Canon jette l'éponge à plus de 4 ips.

Au niveau de la batterie, le Panasonic offre une meilleure autonomie que le Canon G7X.
Les deux boîtiers disposent d'une connexion Wi-Fi pour une prise de contrôle à distance et le partage des images via un smartphone sur Internet.

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