Voici la nouvelle mouture d'un zoom couvrant là encore une focale archi-classique : le Sigma 18-200 mm f/3,5-6,3 DC Macro OS HSM, destiné aux capteurs APS-C. La formule optique évolue, passant de 18 éléments sur 14 groupes (ancien) à 16 éléments en 13 groupes (nouveau). Le diamètre des filtres acceptés reste de 62 mm et le diaphragme ne bouge pas non plus, en restant toujours sur 7 lamelles. Cependant l'optique perd 30 g sur la balance et passe à 460 g, tout en bénéficiant d'une distance de mise au point minimale réduite à 39 cm au lieu de 45 cm sur l'ancien 18-200 mm.

Télézoom Sigma 18-200 mm f/3,5-5,6 DC MACRO OS HSM

Caractéristiques

Monture : Canon, Nikon, Sony, Pentax et Sigma
Format couvert : APS-C
Plage focale : 18-200 mm
Équivalent 24x36 sur capteur APS-C : 27-300 mm
Ouverture maximale : f/3,5 - 6,3
Ouverture minimale : f/22
Distance de mise au point : 0,39 m
Nombre de lamelles du diaphragme : 7
Construction : 16 lentilles en 14 groupes
Éléments spécifiques : 4 verres SLD - 3 verres asphériques
Échelle des distances : Non
Rapport de reproduction : 0,33 X
Motorisation : Oui, HSM
Stabilisation : Oui, OS
Dimensions : 70,7 x 86 mm
Diamètre filtre : 62 mm
Poids : 460 g
Pare-soleil : Oui
Étui souple : Non
 

Prise en main

La qualité de construction de cet objectif est correcte sans pour autant être exceptionnelle. Tout en plastique, il arbore une finition noir mat. Bon point, il est assez compact. Comptez moins de 8 cm en mode replié au 18 mm, et 15 cm déployé. Son poids est lui aussi plutôt avantageux avec moins de 500 g. Il sera donc très bien équilibré avec des reflex du calibre du Canon EOS 700D par exemple.

Sigma 18-200 mm f/3,5-5,6 DC MACRO OS HSM

La bague de zoom est assez confortable à utiliser bien qu'elle soit un peu dure. Elle est large et le passage de la position grand-angle 18 mm au 200 mm télé est très rapide : un bon point. La bague de mise au point manuelle est par contre beaucoup trop étroite. Elle est trop fluide et la course entre la distance minimale de mise au point et l'infini est trop courte. Par contre, elle dispose de réelles butées. Notons que la retouche manuelle du point avec AF est impossible.

Sigma 18-200 mm f/3,5-5,6 DC MACRO OS HSM

Sur le côté de l'objectif, on retrouve un interrupteur pour activer l'autofocus, un autre pour la stabilisation et un dernier pour verrouiller l'objectif en position repliée et éviter les accidents pendant le transport. Bon point également, cet objectif est livré avec un pare-soleil.

Au labo

Nous avons testé ce nouvel objectif avec un Canon EOS 650D équipé d'un capteur APS-C de 18 Mpx. DxO a pour sa part utilisé un EOS 700D équipé du même capteur.

Bien entendu, il ne faut pas attendre des miracles de qualité optique sur ce type de zoom avec une plage de focale aussi importante. Les aberrations chromatiques sont assez bien gérées. Elles sont cependant visibles en position 18 mm et à toutes les ouvertures. Le vignetage est lui aussi assez discret. Il sera réellement visible au 18 mm et à f/3,5 avec un décalage de 1,5 IL entre le centre et les bords. Les distorsions sont par contre bien présentes à toutes focales. La transition entre barillets et coussinets se fait aux alentours de 35 mm. Le facteur de transmission est de 0,6 IL en moyenne au 100 mm et au 18 mm. Pour les autres focales, il oscille entre -0,4 et -0,3 IL en moyenne.




Piqué (visuel et acutance)

La notion de piqué est assez délicate à traiter. C'est ce que l'on peut assimiler à la "sensation de netteté" et/ou à la "précision" que l'on observe sur une image. Elle peut être très différente d'un objectif à un autre, d'une focale à une autre et d'une ouverture à une autre. Elle peut aussi varier entre le centre et les bords de l'image. On a coutume de dire que le piqué est optimal au centre et aux ouvertures moyennes : f/8 par exemple.

De plus, le piqué va dépendre de la définition du capteur de votre appareil (nous avons testé l'objectif avec un Canon EOS 650D de 18 Mpx) et la taille de son capteur (APS-C pour le 650D). Plus les pixels sont petits, plus le système montrera ses limites à cause de la diffraction. Ce phénomène s'amplifie à mesure que l'on ferme le diaphragme de l'objectif.

Le 650D dispose d'une définition de 5280 x 3528 pixels. Chaque pixel mesure donc 4,2 micromètres de côté. L'ouverture minimale conseillée pour éviter les problèmes de diffraction est donc de f/11 !



Test télézoom Sigma 18-200 mm f/3,5-5,6 DC MACRO OS HSM



Télézoom Sigma 18-200 mm f/3,5-5,6 DC MACRO OS HSM : test résolution
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> Toutes les mesures DxO Mark du Sigma 18-200 mm f/3,5-5,6 DC MACRO OS HSM (en anglais)

Les résultats parlent d'eux-mêmes. L'objectif ne procure des images à peu près piquées qu'en position grand-angle. Pour le reste : c'est mou ! La sensation de netteté est très loin d'être impressionnante. Cela dit, si vous ne scrutez pas vos images à 100 % sur votre ordinateur ou si vous n'êtes pas un fan du recadrage, il fera le job...

Test Terrain

Le 18-200 mm est conçu pour les petits capteurs de reflex au format APS-C. En appliquant un coefficient de conversion de 1,5x, on obtient un équivalent 22-350 mm. Cette plage de focale est particulièrement polyvalente et conviendra à la grande majorité des situations de prise de vues. Notez que ce n'est pas la plage la plus large qui existe : on trouve sur le marché des 16-300 mm.





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Distorsions

Difficile de faire un objectif parfait sur ce type de plage de focale. Le Sigma présente des distorsions assez importantes et surtout visibles à toutes les focales. Attention aux lignes verticales sur les bords de vos images : elles ne le seront pas ! En grand-angle, elles tendront vers l'extérieur et au 200 mm, vers l'intérieur. Bien entendu, cet effet dépend de la distance de mise au point.





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Vignetage

Question vignetage, cet objectif se défend : le phénomène est visible principalement aux plus larges focales et aux plus grandes ouvertures. Il se corrige très facilement avec presque tous les logiciels de retouche photo. Dans certain cas, on peut préférer le conserver afin de refermer les cadres des images.





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Bokeh et flou d'arrière-plan

Bien entendu, avec ce type d'objectif, compte tenu des ouvertures maximales moyennes et surtout glissantes (f/3,5-6,3), il est assez difficile d'obtenir de beaux effets de flou d'arrière-plan. Pour mettre en avant vos sujets et les noyer dans de beaux flous de ce genre, il faudra essayer dans la mesure du possible d'utiliser les longues focales et d'avoir une bonne distance entre le sujet principal et l'arrière-plan. Dans cette configuration, le zoom Sigma permet d'obtenir d'assez beaux flous d'arrière-plan. Il est également possible de jouer avec une courte distance de mise au point et la fonction macro afin de les renforcer.

Sigma 18-200 mm f/3,5-5,6 DC MACRO OS HSM
Au 200 mm à f/6,3, il est possible d'obtenir de beaux flous d'arrière-plan.

Sigma 18-200 mm f/3,5-5,6 DC MACRO OS HSM
Avec une très courte distance de mise au point, en macro, la profondeur de champ est très courte !

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Stabilisation optique

Enfin, qui dit longue focale dit forcément flou de bougé du photographe. Au 200 mm, sur un capteur APS-C, il faut compter environ 1/350e de seconde avant de commencer à observer des flous de bougé photographe. Grâce à la stabilisation optique Sigma, on peut abaisser ce temps de pose limite à 1/20e de seconde, soit plus de 3 IL d'écart. C'est un réel plus, d'autant que l'ouverture maximale à cette focale est très limitée : f/6,3.

stabilisation sigma 18-200 mm

Verdict


Au final, avec cet objectif, Sigma signe un relatif bon trans-standard qui fera le travail pour les photographes désireux de partir léger tout en disposant d'une très grande plage de focales. Bon, c'est certain, il faudra être conciliant sur la qualité optique des images et éviter de les décortiquer à 100 % sur un ordinateur...

Nous apprécions donc la plage de focale très large, qui permet de s'adapter à presque toutes les situations, ainsi que la présence d'un stabilisateur optique pour limiter le phénomène de flou de bougé photographe.

Par contre, nous regrettons que l'objectif ne produise pas d'images plus piquées : au-delà du 18 mm, les photos sont un peu molles et manquent de "croquant" !


Points forts

Points faibles

Plage de focales confortable

Ouvertures maximales limitées

Stabilisation optique

Distiorsions très présentes

Poids et encombrement

Piqué global assez mou et décevant

Mode macro

 

Peu de vignetage

 

Peu d'aberrations chromatiques

 


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