Sony Alpha 6000 test review recommandé

Après 15 jours passés en compagnie de l'Alpha 6000 de Sony, il faut bien avouer que l'appareil est très plaisant à utiliser. Tout d'abord ce compact à objectif interchangeable est rapide. Concernant la mise au point classique, il est encore derrière les boîtiers haut de gamme chez Olympus (E-M1) ou Panasonic (GX7), mais vient désormais se positionner en alternative crédible.

Le capteur à autofocus hybride (corrélation de phase et détection de contraste) et les nouveaux algorithmes permettent désormais de suivre un sujet en déplacement de façon impressionnante. L'absence de miroir permet également à l'Alpha 6000 d'atteindre des cadences rafales à quasiment 11 ips tout en conservant le suivi autofocus — des fonctionnalités que vous ne retrouverez que sur les reflex professionnels à plus de 5 000 €. Le taux de déchet est encore important, mais les progrès sont nets et l'Alpha 6000 se prêtera volontiers à la photographie sportive.

Ce capteur APS-C de 24 Mpx donnera également toute satisfaction par sa définition, qui permet facilement de recadrer dans les images, son excellente gestion du bruit électronique jusqu'à 3 200 ISO et sa belle dynamique. Nous avons été toutefois surpris par le "relatif" faible potentiel de recouvrement de détail dans les zones sombres. Heureusement, les modes DRO s'occupent de remonter les niveaux des images automatiquement pour limiter les contrastes trop forts. Nous vous conseillons de ne pas miser sur le 16-50 mm f/3,5-5,6 OSS, qui certes est très compact et dispose d'une motorisation électrique idéale pour la vidéo, mais la qualité de cet objectif est apparemment très aléatoire et notre modèle d'essai s'est avéré très décevant.

En bon appareil moderne, l'Alpha 6000 arrive avec une connexion Wi-Fi / NFC. Vous pouvez donc contrôler à distance le boîtier à partir d'un smartphone ou d'une tablette (les options sont toutefois limitées) ou envoyer les images réalisées par le COI sur votre téléphone pour les transférer facilement sur Internet. Vous pouvez naturellement directement vous connecter à un réseau existant et même télécharger des applications pour décupler les fonctionnalités du COI. Malheureusement, les applications disponibles sont peu nombreuses, chères et pas réellement différentes de ce qui existe déjà sur certains appareils (timelapse, multi-exposition...).

Au niveau de la construction, l'Alpha 6000 est plus plutôt plaisant avec une belle poignée, un viseur électronique de qualité (mais il existe des modèles encore plus précis) et un écran qui, à défaut d'être tactile, est inclinable. Il est toutefois un peu trop brillant pour être utilisable en plein soleil. Vous disposez d'un flash, d'une griffe porte-accessoire, d'une molette de réglage (deux avec la roue codeuse) et de multiples commandes personnalisables. L'autonomie de la batterie est juste honnête et il n'est malheureusement pas possible de fixer un grip d'alimentation au boîtier.

Le mode vidéo est un peu décevant, mais entendons-nous bien : Sony propose sans doute les boîtiers les plus performants dans ce domaine. L'Alpha 6000 est seulement un peu moins costaud que le RX10, par exemple. Il ne dispose en effet ni d'entrée micro ni de sortie casque pour vérifier le niveau d'enregistrement, et aucun vumètre ne peut s'afficher. Par contre, vous retrouverez la possibilité de modifier les principaux réglages pendant le filmage (PSAM, ISO) et vous disposerez d'assistants pour la mise au point (loupe, focus peaking) et l'exposition (zébras). Dommage qu'il ne soit pas possible de filmer en 720p ou à des cadences de 100/120 ips pour réaliser de beaux ralentis 4x. Nous attendions également la possibilité de filmer en 4K. Ce sera pour la prochaine génération.

Au final, l'Alpha 6000 reçoit facilement un recommandé pour la qualité des images (en dehors du 16-50 mm f/3,5-5,6 OSS), son autofocus réactif, son viseur électronique... Un des meilleurs rapports qualité / prix du moment !

Points forts

Points faibles

Bonne gestion du bruit électronique jusqu'à 3200 ISO

Écran LCD non tactile et peu lisible en plein soleil

Capteur 24 Mpx qui permet facilement de recadrer

Pas de finition tout temps

Rafale à 10 ips (sur au moins 10 vues) avec suivi autofocus

Optique 16-50 mm f/3,5-5,6 OSS livrée en kit vraiment décevante : piqué, stabilisation

Autofocus globalement réactif

L'histogramme d'exposition s'efface quand on change l'exposition

Présence d'un assez bon viseur électronique

Pas d'image au format carré 1:1

Bon niveau de personnalisation du boîtier

Pas le meilleur viseur électronique disponible

Mode vidéo complet : HDTV 1080, PASM

Pas de niveau électronique

Connexion Wi-Fi et NFC intégrées

Déclenchement assez bruyant malgré la possibilité d'un premier rideau électronique

Connexion griffe accessoire multiformat pour flash, micro XLR, torche...

Pas d'entrée micro, pas de sortie casque, pas de vumetre pour le mode vidéo

Bonne finition du boîtier, ensemble 16-50 mm compact et léger

Mise sous tension un peu lente

Mode panoramique par balayage

Application téléchargeables chères et peu innovantes

Nombreux réglages pour améliorer la dynamique (DRO, HDR, bracketing)

Pas de vidéo 4K Télé / Ciné

Balance des blancs automatique satisfaisante en lumière du jour

Pas de puce GPS, pas de connexion USB 3, module XLR non compatible

Possibilité de télécharger des applications sur le site de Sony (offre pour l'instant assez réduite)

Pas de stabilisation intégrée dans le boîtier

Boîtier APS-C compact notamment avec le 16-50 mm f/3,5-5,6 OSS motorisé

Autonomie de la batterie un peu juste

 

Format RAW .ARW propriétaire


Face à la concurrence

Olympus OM-D EM-10 test review
Olympus OM-E EM-10. Ce COI made in Olympus est bien sûr le concurrent direct de l'Alpha 6000. L'Alpha 6000 dispose naturellement d'un plus grand capteur (APS-C contre 4/3) et d'une définition largement supérieure (24 contre 16 Mpx). D'un point de vue technique, les images de l'A6000 sont légèrement meilleures, notamment en basse lumière. En outre, le boîtier de Sony dispose d'un mode panoramique par balayage absent chez Olympus et d'un mode vidéo un peu plus complet.

Les deux boîtiers sont dotés d'un viseur électronique (même définition) et d'un écran LCD inclinable, mais celui de l'EM-10 est tactile, ce qui est un avantage en photo et en vidéo. Côté autofocus, les deux modèles ont leurs avantages : l'Alpha 6000 dispose d'un mode autofocus continu intéressant et d'une rafale à 11 ips, mais il est plus lent en mode AF-S que l'EM-10. À la faveur de l'EM-10, nous citerons la présence d'une stabilisation mécanique par déplacement du capteur (qui fonctionne avec toutes les optiques), une finition à l'épreuve de la pluie et des fonctionnalités singulières comme la possibilité de jouer sur la courbe des valeurs ou les dominantes colorées. Le parc optique Olympus / Panasonic est également plus riche que celui de son concurrent. Les deux COI disposent d'une connexion Wi-Fi pour un pilotage distant à partir d'un smartphone, mais l'application Olympus est un peu mieux pensée.

Nikon D5300 test review
Nikon D5300. L'Alpha 6000 peut facilement se comparer aux reflex de milieu de gamme. En bon reflex, le D5300 présente quelques avantages, comme une prise en main plus franche et un viseur optique plus lumineux (quoique un peu plus petit). La mise sous tension est très rapide et l'autofocus, plutôt vif dans la plupart des situations. Le D5300 de Nikon possède un écran LCD totalement orientable (mais non tactile) et une autonomie de batterie largement supérieure à celle de l'Alpha 6000. Vous disposez également d'une prise micro 3,5 mm pour améliorer la qualité sonore des films (mais pas de sortie casque...). Enfin, le Nikon dispose d'un parc d'optiques gigantesque comparé à la gamme E naissante de Sony.

Les deux boîtiers intègrent un capteur APS-C de 24 Mpx et sur la qualité de la montée ISO, il n'est pas évident de les départager. Le Sony l'emporte sur le suivi autofocus et la cadence rafale. En mode AF-S, le D5300 (optique) joue les coudes à coude avec le COI de Sony, mais se fait largement distancer en visée sur écran. Bien entendu, l'Alpha 6000 est beaucoup plus compact et léger que le D5300 de Nikon.


Canon EOS 100D
Canon EOS 100D. L'autre grand rival parmi les reflex est bien sûr l'EOS 100D de Canon.
Ce reflex au format assez compact est doté d'un capteur APS-C de 18 Mpx, mais son optique de kit (18-55 mm f/3,5-5,6 IS) est largement supérieure au 16-50 mm de Sony et offre au final une précision des images pratiquement équivalente. L'écran LCD du Canon n'est pas orientable, mais il est tactile avec une intégration plutôt réussie. Le reflex Canon propose un viseur optique assez confortable avec un autofocus plutôt réactif et un temps de mise sous tension très court. Son autonomie est également largement supérieure à celle de l'Alpha 6000. Le parc d'optique de Canon est lui aussi plus fourni que celui de Sony en monture E.

En visée sur écran par contre, et comme le reflex Nikon, le 100D reste définitivement plus lent en mise au point que la plupart des COI, malgré l'intégration d'un autofocus hybride à corrélation de phase et détection de contraste. Le mode rafale et l'autofocus continu sont clairement à l'avantage du boîtier Sony qui dispose d'un capteur plus défini et d'un écran LCD orientable. On appréciera chez Sony le mode panoramique par balayage, les filtres artistiques et la possibilité de télécharger des applications pour multiplier les fonctionnalités de l'appareil. Le Sony Alpha 6000 dispose également d'une connexion Wi-Fi qui permet un pilotage à distance à partir d'un smartphone et le transfert facilité vers les réseaux sociaux.


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