Quelle que soit l'opinion personnelle que l'on ait de la marque Leica, une chose est certaine : les Allemands savent faire de beaux appareils photographiques et les termes "qualité de fabrication", "usinage dans l'aluminium massif" et "micromécanique" ne sont pas juste là pour faire joli sur la plaquette marketing. Le Typhoon est beau, solide, sobre, élégant. Les ajustements sont irréprochables, les finitions, impeccables, et le partenariat avec les bureaux de design d'Audi (à qui Leica doit déjà le M9 Titan et le M9P Hermès) transpire à travers l'aluminium anodisé.

Leica T

Plutôt que de gérer son patrimoine, Leica va de l'avant et propose une ergonomie épurée où le minimum de commandes (deux déclencheurs, deux molettes) gravite autour de l'immense écran tactile central. Véritable pièce maîtresse et raison d'être du boîtier, celui-ci accueille des menus inédits articulés autour d'un système de tuiles organisées en lignes de trois, selon le principe "1 tuile = 1 paramètre". Dans chaque case, un pictogramme et une légende permettent de savoir, du premier coup d'œil, à quel réglage nous avons affaire. Il suffit ensuite de cliquer dessus autant de fois que nécessaire pour ajuster son Leica T à son goût. C'est intelligent, rapide pour un expert, intuitif pour un débutant, bref, le Leica T est un appareil conçu par des photographes plutôt que par des ingénieurs, et nous épargne la multiplication des boutons à laquelle les productions récentes nous ont habitués.

Leica T

À l'issue de notre première prise en main, nous avons peu de reproches à formuler à l'encontre du Typhoon. Sa tenue en main est excellente, il peut être piloté depuis un smartphone sous iOS 7 (exclusivité Apple que nous espérons passagère) grâce au Wi-Fi intégré. Le viseur électronique de 2,3 millions de point est optionnel et c'est d'ailleurs lui qui accueille le module GPS.

Demeurent deux absences majeures, aussi incompréhensibles qu'impardonnables. D'une part, il n'est toujours pas possible d'enregistrer ses fichiers en DNG seulement : seules les positions JPG et JPG+DNG sont disponibles. C'est une limitation qui traîne depuis le X1 de 2010 et dont la persistance est un mystère. Deuxième manque, le Leica T, grâce au tirage mécanique de sa nouvelle monture, accepte les optiques M via une bague d'adaptation qui sera lancée simultanément. Problème : la seule assistance disponible est un zoom (3x ou 6x). Il n'y a donc pas de focus peaking. Le NEX-6 de Sony, pourtant équipé du même capteur, offre cette aide bienvenue et, par ailleurs, Leica sait faire du focus peaking puisque le M (Type 240) en est pourvu. Pourquoi pas le T ? Mais pourquoi donc ?

Leica T
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