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Canon EOS 5D Mark III
Voici une étude objective sur des tests labo. Ce travail est réalisé en partenariat avec DxO Mark qui s'occupe de la réalisation des mesures. Ici encore, les résultats de ces analyses sont à mettre correspondance avec le ou les boîtiers de tests que nous avons utilisés.
Nous avons opté ici pour un Canon EOS 5D Mark III.

> Le test du Canon EOS 5D Mark III

Nos analyses sont basées sur des images réalisées en RAW et JPEG.

Facteur de transmission

Le facteur de transmission est une donnée intéressante. Il correspond à la quantité de lumière que laisse réellement passer l'objectif. Il est important de l'étudier à pleine ouverture, c'est-à-dire dans le cas où l'objectif est supposé laisser passer un maximum de lumière.

Sigma 50 mm f/1,4 DG HSM

Le nouveau 50 mm Sigma est un peu moins lumineux que ne le laisse supposer sa fiche technique. On observe un décalage moyen d'environ 0,64 IL entre l'ouverture théorique et l'ouverture réelle. C'est aux ouvertures les plus fermées que ce décalage est le plus important, avec 0,7 IL.

Vignetage

Tous les objectifs donnent des images dont la périphérie, et particulièrement les coins, sont plus sombres. Le vignetage se mesure en IL (Indice de Lumination) : la valeur indiquée mesure la différence en IL entre la quantité de lumière reçue par les bords et celle reçue au centre.

Nous avons décidé d'observer le vignetage aux grandes ouvertures. Le vignetage est exprimé en IL. -1 IL correspond à une sous-exposition équivalente à la fermeture de 1 diaphragme, ou la division par 2 du temps de pose ou de la sensibilité ISO.





échelle vignetage
Ce nouveau 50 mm produit du vignetage. Comme souvent, c'est principalement aux plus grandes ouvertures qu'il est le plus visible. Comptez environ 1,3 IL entre le centre et les bords à f/1,4. Le vignetage devient très discret dès f/2,8 avec un décalage de 0,3 IL qui reste persistant jusqu'à f/16.

Aberrations chromatiques

Les aberrations chromatiques résultent d'un problème de focalisation de la lumière variant selon les différentes longueurs d'onde des rayons lumineux. La mise au point ne peut pas être effectuée simultanément au même endroit pour les différentes couleurs du spectre. Ces légers décalages de mise au point entraînent l'apparition de bordures irisées colorées. Ces défauts se voient particulièrement lors des transitions précises du net au flou, sur les fins détails (très contrastés).





echelle ABEC

Les aberrations chromatiques sont imperceptibles de f/1,4 à f/16 sur ce nouveau 50 mm.

Distorsions

Les objectifs ont tendance à tordre la réalité. On rencontre deux types de distorsions géométriques : les distorsions en coussinets et les distorsions en barillets.

Sigma 50 mm f/1,4 DG HSM

Les distorsions sont totalement imperceptibles !

Piqué (Visuel et Acutance)

La notion de piqué est assez délicate à traiter. C'est ce que l'on peut assimiler à la "sensation de netteté" et/ou à la "précision" que l'on observe sur une image. Elle peut être très différente d'un objectif à un autre, d'une focale à une autre et d'une ouverture à une autre. Elle peut aussi varier entre le centre et les bords de l'image. On a coutume de dire que le piqué est optimal au centre et aux ouvertures moyennes : f/8 par exemple.
De plus le piqué va dépendre de la définition du capteur de votre appareil (nous avons testé l'objectif avec un Canon EOS 5D Mark III de 22 millions de pixels) et la taille de son capteur (24 x 36 mm pour le Mark III). Plus les pixels sont petits, plus le système montrera ses limites à cause de la diffraction. Ce phénomène s'amplifie à mesure que l'on ferme le diaphragme de l'objectif.

Le Canon 5D Mark III dispose d'une définition de 5920 x 3950 pixels. Chaque pixel mesure donc 6 micromètres de côté. L'ouverture minimale conseillée pour éviter les problèmes de diffraction est donc de f/18 !

Les analyses labo de ce nouveau 50 mm sont très bonnes. L'objectif est proche de la perfection de f/1,8 à f/11, avec un piqué très élevé et homogène sur l'ensemble des images. Les meilleures performances sont atteintes entre f/2 et f/5,6. À la plus grande ouverture, on observe une baisse de piqué notable entre le centre et les bords extrêmes des images. Dès f/16, le diffraction fait son apparition et fait baisser légèrement la sensation de manière homogène sur l'image.




> Téléchargez les RAW en haute définition







Toutes les mesures DxO Mark du Sigma 50 mm f/1,4 DG HSM (en anglais)

Pour rappel, voici les mesures d'acutance du Zeiss Otus 55 mm f/1,4 (testé sur Focus Numérique).
Il semble que ce nouveau 50 mm soit un cran en dessous de son concurrent chez Zeiss. La différence se fait essentiellement à la pleine ouverture. À f/1,4, sur l'Otus, les images sont très piquées et surtout parfaitement homogènes.







Retrouvez ici une comparaison visuelle à la pleine ouverture et à f/8 entre le Sigma, le Zeiss Otus et le récent 55 mm Zeiss pour Sony E.

f/1,4 : Zeiss Otus
f/1,4 : Zeiss Otus
f/1,4 : Sigma
f/1,4 : Sigma
f/1,8 : Sony Zeiss
f/1,8 : Sony Zeiss
f/8 : Zeiss Otus
f/8 : Zeiss Otus
f/8 : Sigma
f/8 : Sigma
f/8 : Sigma
f/8 : Sony Zeiss

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