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Israel Arino, Le nom qui efface la couleur (extrait)

Du 17 mai au 20 juin 2014, au Moulin de la Filature à Le Blanc (36) est présentée l’exposition Le nom qui efface la couleur, accompagnée du livre éponyme, dans le cadre de la résidence organisée par Nature Humaine pour la photographie.

La résidence pour photographes Nature Humaine favorise l’éclosion d’un regard d’auteur original sur le territoire rural du parc naturel régional de la Brenne, et permet de construire un travail photographique en relation avec les habitants. La résidence a une durée de trois mois, fixée de mi-septembre à mi-décembre. Le projet réalisé est présenté au mois de mai suivant, à travers un livre co-édité par Nature Humaine et les éditions Filigranes, ainsi qu’une exposition au Moulin de la Filature. Les photographies enrichissent un fonds photographique conservé à l’écomusée de la Brenne.

Cette année, le travail présenté est celui du photographe catalan Israel Ariño, né en 1974 et lauréat de l'édition 2013. Formé à la gravure et la sculpture ainsi qu’à la photographie, c’est auprès de Bernard Plossu et Manel Esclusa, entre autres, qu’il complète sa formation.

Israel Ariño est un artisan de la photographie, cherchant dans les origines de la photographie, fabriquant lui-même ses appareils photo, préférant les techniques anciennes et le noir & blanc pour nous raconter le réel. À l’intérieur de son regard, la réalité et le passé se rejoignent. L’appareil photographique est la machine diabolique par excellence qui sert à embaumer le temps.

Israel Arino, Le nom qui efface la couleur, Filigranes
 
Aborder la photographie par le biais de l'émotionnel est pour Israel Ariño comme un jeu pour naviguer entre les émotions, sur la frontière/fil entre le réel et la fiction, percevant/fixant sur la pellicule ces moments intemporels. Une perception qui remet en question le désir de regarder.

La plupart des personnes et créatures qui apparaissent dans la série — enfants, femme enceinte, l’état animal n’étant pas absent : oie, oiseaux, chevaux... — sont des êtres vivants avec qui il raconte des histoires, devenant presque des projections. Israel Ariño nous fait redécouvrir qu'il n'est point nécessaire de spectaculaire pour s'offrir ce voyage et que l'évasion intérieure se passe de motif.
 
Une exposition et un livre pour un projet : le mur et la page imprimée sont deux façons différentes de le formaliser. Pour certains artistes, et Israel Ariño en fait partie, le livre est une forme complémentaire et indissociable de leur travail. Comme nous l'avions déjà évoqué, le livre de photo est l'un des moyens les plus accessibles pour rendre leur regard visible au plus grand nombre. Si la photographie est par essence reproductible, multiple, la page imprimée devient naturellement son support privilégié.

Israel Arino, Le nom qui efface la couleur (extrait)
 
La lecture de l’ouvrage s’achève sur une citation de Michel Tournier, tirée de Voyages et paysages, où il est question de serrure sans clef qui renvoie à la notion de voyage, à cette invitation qu’est la curiosité face au monde.

Le texte de Sylvie Durbec, « Pierre qui pense, Visage qui rêve », est un recueil de poèmes offrant une profondeur différente, un autre écho aux images d’Israel Ariño.

Un livre de photographie d'une grande délicatesse.
 
Israel Ariño, Le nom qui efface qui la couleur, Filigranes, mai 2014 Le nom qui efface qui la couleur
Israel Ariño
Texte : Sylvie Durbec
Coédition Nature Humaine – Ediciones Anómalas – Filigranes Éditions,
mai 2014
Relié, 20 x 24 cm, 104 pages
ISBN : 978-2-35046-312-4
25 €

www.israelarino.com

www.edicionesanomalas.com
www.naturehumainephoto.fr
www.filigranes.com
> en savoir plus sur l'ouvrage
> commander l'ouvrage sur le site de l'éditeur

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