Henri Cartier-Bresson, exposition au centre Pompidou, du 12 février au 9 juin 2014

Du 12 février au 9 juin, le Centre Pompidou nous invite à une immersion dans l’œuvre d’un des grands noms de la photographie du XXe siècle. Henri Cartier-Bresson, né en 1908 et disparu en 2004, a traversé ce siècle en parcourant le monde, armé de son Leica 50 mm. Il s’est attaché à relever la vie et les événements de ses contemporains par le biais de l’instantané.

Cette rétrospective de grande envergure, dix ans après la disparition de "HCB" à l’âge de 95 ans, relate l’histoire de ce regard dont certaines images font partie de la mémoire collective. Que l’on aime ou pas son écriture photographique, cette exposition est l’occasion d’approfondir, de percevoir peut-être d’un autre œil toute la mesure de cette incontournable figure de la photographie.

Henri Carter-Bresson, Rue de Vaugirard, Paris, mai 68
Rue de Vaugirard, Paris, mai 68 © Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos, courtesy Fondation Henri Cartier-Bresson.

À travers plus de 500 documents, tirages d’époque, dessins, archives personnelles et extraits de films, ce sont 50 ans de photographie qui permettent de relire l’œuvre de celui qui était surnommé "l’œil du siècle". Le parcours chronologique se prête à la juxtaposition de tirages emblématiques et d’images moins connues avec une articulation en trois axes. De 1926 à 1935, ce sont ses débuts photographiques, avec la découverte entre autres de l’Afrique. Puis vient le temps de l’engagement politique : les voyages s’enchaînent jusqu’en 1946, avec une parenthèse cinématographique de 1936 à 1939 en tant qu'assistant de Jean Renoir. Le troisième volet débute avec la création de l’agence Magnum en 1947 pour s’achever en 1970, année symbolique où il lève le pied avec la photographie. Cependant son Leica restera autour de son cou pour un usage plus intimiste.

Le photographe hongrois Martin Munkacsi fut l’un des initiateurs de son déclic photographique, vers 1930, avec son cliché Trois garçons au lac Tanganyika : cette photographie représentait à elle seule, pour Henri Cartier-Bresson, la fixation de l’éternité dans un instant. Eugène Atget, le portraitiste Jacques-Émile Blanche, André Lhote tout comme les surréalistes seront autant d’influences pour ce jeune homme qui saura associer la composition, le portrait comme l’instantané à son regard.

Henri Carter-Bresson, Derrière la gare Saint-Lazare, Paris
Derrière la gare Saint-Lazare, Paris, 1932 © Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos,
courtesy Fondation Henri Cartier-Bresson.

 
L’évocation de l’instant décisif est intrinsèquement liée à Henri Cartier-Bresson ; cependant il était bien plus que cela au vu de sa longue carrière, amorcée au début d’un siècle pour s’achever à l’orée d’un autre. Cette exposition a pour ambition de montrer qu’il existe non pas un Henri Cartier-Bresson, mais plusieurs. Du Surréalisme à Mai 68, de la guerre d’Espagne à la décolonisation et aux Trente Glorieuses, c’est un témoignage du XXe siècle qui est laissé par Cartier-Bresson.

« J’aime les visages, leur signification, car tout y est écrit… Avant tout, je suis un reporter. Mais c’est également un peu plus intime que cela. Mes photos sont mon journal. Elles reflètent le caractère universel de la nature humaine. » Henri Cartier-Bresson.
 
 
Rétrospective Henri Cartier-Bresson
Du 12 février au 9 juin 2014,
Centre Pompidou, Galerie 2.
Du mercredi au lundi, de 11h à 23h.
Exposition réalisée avec le concours de la Fondation Henri Cartier-Bresson.

> www.centrepompidou.fr
> www.henricartierbresson.org

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