Pour notre test, nous reprenons le protocole habituel : la scène est éclairée sous 200 lux et le Sigma dp2 Quattro est positionné en mode M avec le couple 1/4 s et f/5,6 pour une valeur ISO de 100. Nous faisons ensuite varier la sensibilité ISO ainsi que la vitesse d'obturation. Les images sont visibles à 100 % et vous pouvez télécharger les fichiers bruts (X3F).

LES JPEG

Le dp2 Quattro est équipé d'un capteur Foveon X3 de dernière génération dans un format APS-C.

proportions des différentes tailles de capteurs

Ce capteur présente toujours une technologie tri-couche (bleue, verte et rouge), mais cette fois, la couche bleue présente 4 fois plus d'information que les couches inférieures.

Sigma Capteur Foveon Quattro
Architecture du capteur Quattro (visuel constructeur).
Pour plus d'information sur le calcul de la définition, vous pouvez consulter cet article sur Les Numériques.

Si le comptage de pixels sur la précédente génération de capteurs Foveon X3 (Merrill) était assez simple, avec autant d'information colorée que de pixels, ici, le principe se complique sérieusement.

Les fichiers délivrés ont une définition de 5424 x 3616 pixels, soit environ 20 Mpx, ce qui est également la définition de la couche bleue. Attention, les informations dans les autres couches sont donc extrapolées pour obtenir les informations manquantes. Les photosites des couches vertes et rouges étant plus grands, ils sont également plus sensibles.

Revers de cette technologie : peu de logiciels savent exploiter correctement le format particulier des fichiers bruts et, pour l'instant, il est préférable d'utiliser le logiciel maison Sigma Photo Pro.

Les JPEG

Le Sigma dp2 Quattro offre une plage de sensibilité qui s'étend de 100 à 6 400 ISO.

Il faut bien avouer que les résultats à 100 ISO sont réellement exceptionnels en ce qui concerne la précision. Nous avons rarement vu notre scène aussi détaillée ; c'est vraiment impressionnant : il est possible de voir la matière de la carte graphique !

À 200 ISO, les images sont encore à peine croyables et il faut vraiment regarder les images sur écran en mode pixels peeper à 100 % (voire plus) pour discerner un léger moutonnement. À 400 ISO, le Quattro s'en sort encore vraiment bien avec beaucoup de détails dans les images. Toutefois, il faudra être beaucoup plus vigilant pour les sensibilités supérieures... À 800 ISO, les images se voilent d'une dominante grise peu seyante avec une dérive colorimétrique visible. Le moutonnement est contenu, tout comme le bruit chromatique, mais on sent déjà les limites de l'appareil. Effectivement. À 1 600 ISO, l'image n'est plus exploitable et présente un lissage excessif ainsi qu'une importante dérive des couleurs. À 3 200 ISO, un bruit en bandes est visible sur l'ensemble de l'image et certains aplats présentent des débordements colorimétriques étonnants.

Sigma dp2 quattro : Réduction du bruit standard 100-800 ISO
Sigma dp2 quattro : Réduction du bruit standard 1600-6400 ISO

Vous pouvez également télécharger les fichiers Raw (100-200-400-800-1600-3200-6400 ISO)


Comparaison à tirage équivalent

Nous avons confronté le Sigma dp2 Quattro à quelques concurrents. Pas facile de faire un choix, mais nous avons opté pour le Sony RX1R (24 Mpx sans filtre au format 24x36), le Fujifilm X100S (16 Mpx APS-C sans filtre passe-bas) et le DP2 Merrill. Inutile de grimer en sensibilité ISO, les Sigma étant systématiquement recalés. Nous avons choisi une sensibilité de 800 ISO.

Nous comparons naturellement les boîtiers à "tirage équivalent". Nous avons "normalisé" les images pour un tirage 40 x 60 cm en 180 dpi, soit une définition de 12 Mpx environ. Les images sont réalisées à 800 ISO avec ci-dessous des détails à 100 %.

Attention, les boîtiers ne sont pas équipés d'optiques équivalentes, le piqué initial n'est donc pas le même. Il faut essayer de comparer uniquement le niveau de bruit électronique... Pas si simple.

À ce petit jeu, le Sigma dp2 Quattro s'en sort pas trop mal avec pas mal de détails et un bruit contenu, mais bien visible sur les zones sombres, peu esthétique, avec des lignes très marquées. Le Sony RX1R reste en tête avec un bon équilibre : peu de bruit, beaucoup de détails et une colorimétrie avantageuse. Le Fujifilm X100S devance quant à lui le Merrill qui dispose d'une définition à peu près équivalente.

Sigma DP2 Quattro comparaison à tirage équivalent pour bruit électronique à 800 ISO

Oscilloscope

Passons les images du Sigma dp2 Quattro sous l'œil implacable de l'oscilloscope. Les résultats sont un peu étonnants. Ainsi à 100 ISO, l'oscillo montre une activité importante sur chaque palier et notamment dans les valeurs sombres. Un bruit que nous ne percevons pas forcément sur les images JPEG. Ce bruit augmente régulièrement à 200, 400, 800 ISO, puis disparaît à 1 600 ISO, preuve d'un lissage important.

Sigma DP2 Quattro test review, bruit électronique, 100 ISO gris
Sigma DP2 Quattro - 100 ISO.
Sigma DP2 Quattro  test review bruit électronique, 100 ISO oscilloscope
Sigma DP2 Quattro test review, bruit électronique, 400 ISO gris
Sigma DP2 Quattro - 400 ISO.
Sigma DP2 Quattro  test review bruit électronique, 400 ISO oscilloscope
Sigma DP2 Quattro test review, bruit électronique, 800 ISO gris
Sigma DP2 Quattro - 800 ISO.
Sigma DP2 Quattro  test review bruit électronique, 800 ISO oscilloscope
Sigma DP2 Quattro test review, bruit électronique, 1600 ISO gris
Sigma DP2 Quattro - 1 600 ISO.
Sigma DP2 Quattro  test review bruit électronique, 1600 ISO oscilloscope

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