Fujifilm X-T1 test review recommandé

En quelques années (le X-Pro1 fut annoncé il y a tout juste deux ans, en janvier 2012...), Fujifilm a su construire un système modulaire APS-C vraiment impressionnant et désormais mature avec un X-T1 remarquablement équilibré.

Il y a bien sûr le style rétro, désormais "accroché" aux marques comme Olympus et Fujfilm. Avec un look vintage qui nous ramène dans les années 1970-1980, les appareils Fujfilm sont immédiatement identifiables. De plus, avec le X-T1, Fujifilm introduit la finition tout temps qui permet de sortir son boîtier dans pratiquement toutes les conditions climatiques. Un bon point donc. Avec le X-T1, le photographe revient aux fondamentaux : vitesse, ouverture et sensibilité. À quelques exceptions, ces 3 paramètres sont directement accessibles sur le boîtier. Vous disposez également de nombreuses touches personnalisables et le menu Q (Quick) se révèle très agréable à utiliser. Seul le menu classique est trop linéaire pour être efficace. Le viseur électronique est... électronique, avec tous les désagréments qu'on lui connaît par rapport à la visée optique (dynamique moindre, petite latence...), mais également tous les avantages (nombreuses informations, gain ajustable...). Il faut toutefois admettre que dans la catégorie électronique, c'est l'un des meilleurs viseurs que nous ayons testés.

Avec la reconduction du capteur X-Trans II déjà exploité dans le X100S et le X-E2, Fujifilm ne prend pas de risque et s'assure une qualité d'image (photo) au meilleur niveau : le bruit électronique est parfaitement géré jusqu'à 6 400 ISO et le rendu des détails est excellent. Un petit regret ? Oui, nous aurions aimé que la marque propose un nouveau capteur plus pixelisé tout en conservant un excellent niveau de gestion de bruit électronique.

La gamme optique est loin d'être complète, mais la marque a su se démarquer en proposant une série de focales fixes certes chères, mais lumineuses, avant les zooms plus classiques. Avec l'arrivée d'optiques résistantes aux intempéries, le système X-Premium gagne en polyvalence.

La maturité ne signifie pas que tous les défauts ont disparu. L'autofocus est un problème récurrent dans la gamme X-Premium de Fujifilm et si le X-T1 améliore la réactivité pour la mise au point, le boîtier reste en deçà des meilleurs Micro 4/3 ou des reflex experts, notamment en ce qui concerne le suivi de sujet. On regrette également que la mise sous tension requière plus d'une seconde. La cadence rafale à 8 ips est intéressante, mais l'autofocus est encore à la peine à ce rythme. La mise sous tension est également encore un peu lente par rapport à un reflex. Bref, sur la réactivité globale de l'appareil, il reste encore un peu de travail pour se mettre au niveau des meilleurs Micro 4/3 ou des meilleurs reflex experts.

Au final, le X-T1 est un appareil plaisant, doué pour la photo (un peu moins pour la vidéo) et remarquablement bien conçu. Il reçoit logiquement un recommandé.

Points forts

Points faibles

Qualité de la gestion du bruit électronique jusqu'à 6400 ISO.

Autonomie de la batterie trop courte (possibilité d'adapter une poignée d'alimentation).

Pas moins de 7 modes personnalisables.

Autofocus encore en retrait par rapport aux reflex et aux Micro 4/3.

Bonne ergonomie générale : nombreuses molettes.

Obturateur au 1/4000 s seulement. Pas d'obturation 100% électronique pour un mode silencieux.

Finition tout temps du boîtier.

Qualité décevant des vidéos : moirage et aliasing important. Ouverture et obturation fixées pendant l'enregistrement vidéo.

Large viseur électronique, bonne fluidité même en basse lumière.

Pas de stabilisation électronique en mode vidéo. Enregistrement uniquement en NTSC (60 / 30 i/s).

Stigmomètre électronique pour faciliter la mise au point manuelle.

Pas de sortie casque pour contrôler le niveau d'enregistrement sonore en vidéo.

Mode rafale à 8 ips intéressant pour le sport.

Prise mini-jack 2,5 mm pour le micro (3,5 mm est plus standard).

Le meilleur autofocus de la gamme X-Premium de Fujifilm.

Pas de flash intégré et modèle livré en standard imposant et fragile.

Compartiment carte accessible sur un côté de l'appareil. Compatibilité avec les cartes UHS-Class 2 (rapides).

Écran LCD non tactile.

Écran LCD orientable et de qualité.

Interface graphique des menus un peu vieillote.

Présence d'une prise synchro flash.

Peu d'optiques antiruissellement.

Parc optique de qualité (mais peu conséquent : 8 optiques).

Un seul emplacement mémoire.

Poignée d'alimentation (en option) pour doubler l'autonomie.

Niveau électronique sur un seul axe.

Connexion Wi-Fi pour un pilotage distant sans fil.

Pas de recharge de la batterie par le port micro USB.

Support des nouvelles cartes mémoire UHS-Class II.

Trappe pour carte mémoire parfois difficile à manipuler.

 

Format RAW (RAF) propriétaire.


Face à la concurrence

Olympus OM-D EM-1 test review
Olympus OM-D EM-1. En 2013, nous avons été gâtés au niveau des compacts à objectifs interchangeables avec les excellents Panasonic GX7, Sony A7/A7R et naturellement l'Olympus OM-D E-M1.
Rolls-Royce du format Micro 4/3, l'E-M1 présente quelques avantages sur le X-T1, à commencer par la réactivité de l'autofocus à la fois sur des sujets fixes ou en mouvement. Le modèle Olympus dispose d'un écran LCD tactile très agréable à utiliser. La stabilisation mécanique fonctionne avec toutes les optiques et le parc est nettement plus développé (environ 40 modèles). L'obturateur mécanique est plus rapide (1/8000 s) et le mode rafale grimpe à 10 ips, mais attention : en suivi AF, il redescend à 6 ips.

De son côté, le X-T1 tout de même bien moins cher, propose un viseur électronique, un peu plus vaste, mais pas fondamentalement meilleur et surtout un capteur APS-C redoutable dans les hautes sensibilités ISO. Le parc d'optiques et plus petit, mais il est de qualité avec d'intéressantes focales fixes lumineuses. Les deux boîtiers proposent un écran LCD orientable, une connexion Wi-Fi pour le pilotage à distance sans fil et une finition tout temps.

Sony A7 test review
Sony A7. Le A7 est le premier compact à objectif interchangeable doté d'un capteur 24x36 à 24 Mpx. Il est actuellement vendu à un prix avoisinant les 1 300 € boîtier nu, ce qui en fait un concurrent direct du X-T1 sur le plan tarifaire.
Le A7 se distingue naturellement par son capteur 24x36, à la fois plus grand et mieux défini (24 contre 16 Mpx). Un format qui permet de réutiliser d'anciennes optiques avec les nombreuses bagues disponibles. Si au niveau de la gestion du bruit électronique, le X-T1 est légèrement supérieur, le Sony permet de retravailler plus sereinement les images avec beaucoup d'information. Le Sony A7 est également bien meilleur que le X-T1 en mode vidéo, offrant pléthore de réglages et une qualité d'image supérieure. Il intègre de plus un obturateur au 1/8000 s avec un 1er rideau électronique, mais il reste toutefois plus bruyant que le X-T1. Au niveau de la réactivité, les deux boîtiers jouent au coude à coude.

Le Fujifilm X-T1 présente une finition contre les intempéries et un capteur certes plus petit, mais remarquable d'efficacité dans les hautes sensibilités (il grimpe jusqu'à 51 200 ISO en JPEG contre 25 600 ISO pour le A7). Le mode rafale est également en faveur du X-T1, qui atteint une cadence de 8 ips avec suivi autofocus, même si celui-ci n'est pas fiable dans toutes les conditions. Le viseur électronique du X-T1 est un peu plus large, mais utilise la même dalle Oled que le Sony A7.

nikon d7100 test review
Nikon D7100. Proposé à 1 150 € l'année dernière, le D7100 se négocie actuellement à moins de 1 000 €.
Le reflex Nikon est équipé d'un capteur APS-C de 24 Mpx sans filtre passe-bas. Comme tout bon reflex qui se respecte, il dispose d'un viseur optique lumineux et parfaitement fluide. Il est toutefois plus petit que le viseur électronique du X-T1 (les deux sont 100 %) avec un grossissement de 0,63x contre 0,77x en équivalent 24x36. Le D7100 prend l'avantage sur le X-T1 en matière de réactivité, avec une mise sous tension très rapide et un autofocus plus performant en plein jour et en basse lumière ; il est également plus efficace pour le suivi d'un sujet en déplacement. L'obturateur du reflex est capable de photographier au 1/8000 s et le D7100 dispose de deux compartiments pour cartes mémoire. Le D7100 dispose de plus d'un parc d'optiques très important avec pas moins de 200 objectifs disponibles en monture F. En outre, la batterie du D7100 lui permet d'enregistrer un peu moins de 1 000 vues contre à peine 250-300 vues pour le X-T1. Le reflex dispose également d'un flash intégré, toujours pratique pour déboucher un contrejour ou éclairer une scène délicate.

Le X-T1 est plus petit et plus léger que le reflex Nikon (de même pour les optiques) et sera donc moins encombrant. Son viseur, certes électronique, est plus large et affiche de nombreuses informations. En visée sur écran, le X-T1 se montre nettement plus rapide que le D7100 et même en vidéo, l'autofocus est plus réactif sur le petit compact. Toutefois, le mode vidéo est en faveur du reflex au niveau de la qualité et des possibilités de réglages (sortie casque). Concernant la qualité des images, le X-T1 produit des images JPEG remarquables qui rivalisent voire dépassent les images 24 Mpx du reflex Nikon. Le X-T1 dispose d'une belle ergonomie avec de nombreuses molettes et un écran LCD inclinable. De surcroît, le compact de Fujifilm intègre une puce Wi-Fi qui autorise le partage rapide des images ou le pilotage à distance sans fil, ainsi qu'une fiche synchro flash.

Canon 70D test review
Canon 70D. Le reflex Canon est lui aussi moins cher que le X-T1 à moins de 1 000 €.
Le 70D dispose naturellement d'un viseur optique avec un prisme en toit à la fois fluide et lumineux. Il ne couvre que 98 % du champ et son grossissement est de 0,64x en équivalent 24x36. Son obturateur mécanique grimpe au 1/8000 s, et il propose un flash intégré et un écran LCD monté sur rotule et tactile. Tout comme le reflex Nikon, le 70D se montre globalement plus réactif, que ce soit pour la mise sous tension ou pour l'autofocus en visée optique. Le suivi AF est également plus performant, mais le mode rafale un peu moins performant que sur le X-T1. Côté vidéo, le 70D est largement devant avec de nombreux formats d'enregistrement et la possibilité de modifier les réglages de prise de vue pendant la captation. La batterie permet de déclencher environ 1 000 fois par cycle de charge, ce qui est très confortable par rapport à l'autonomie du X-T1. Le parc optique est très large avec pas moins de 200 modèles EF et EF-S.

Le X-T1 de Fujifilm offre quant à lui d'un viseur électronique plus large et une ergonomie plus poussée, avec de nombreuses commandes personnalisables. Le boîtier est plus petit et plus léger (440 g contre 755 g pour le reflex), tout comme les optiques en monture X. Concernant la qualité des images (photo), le X-T1 est un cran au-dessus du rendu du reflex Canon en gestion du bruit électronique. L'absence de filtre passe-bas permet également une restitution plus fine des détails. Les deux boîtiers intègrent une connexion Wi-Fi pour transférer les images et un pilotage distant sans fil.

Contact Vie privée, Cookies Conditions Générales d'Utilisation