Écran LCD

Le X-T1 est équipé d'un écran LCD de 7,5 cm affichant 1 040 000 points. Le ratio est de 3:2 et la définition est vraisemblablement de 720 x 480 pixels. Les images photographiées en 3:2 occupent donc toute la surface de l'écran, les informations venant en surimpression.

L'affichage est fluide, même en basse lumière, et il faut vraiment être dans un environnement sombre pour que la latence à l'affichage soit gênante. Comme souvent, la visée électronique s'adapte aux conditions lumineuses : en basse lumière, la luminosité est amplifiée pour "mieux voir" la scène photographiée. En contrepartie, le bruit électronique est plus important et la visée devient logiquement plus granuleuse. Notez qu'en mode mise au point manuel avec le peaking activé, l'écran se couvre de points colorés qui trompent le système de mesure du contraste.

Un petit tour sous la sonde nous permet d'obtenir les résultats suivants :

Fujifilm X-T1, test review, écran

L'écran présente de bonnes caractéristiques : gamma moyen à 2,2, température des couleurs moyenne proche de 6 500 K et Delta E94 moyen de 2,1.

L'écran LCD est orientable, monté sur une double charnière pour une inclinaison d'environ +90° (vers le haut) et -45° (vers le bas). La dalle n'est malheureusement pas tactile.

Il est possible d'afficher différentes informations sur l'écran comme l'exposition, la distance de mise au point en m, la mesure de la lumière, le niveau de batterie, différentes grilles d'aide à la composition, un histogramme ou le niveau de la batterie. Un niveau électronique est bien présent, mais il ne s'affiche que sur un axe (gauche / droit) alors qu'il est désormais courant d'avoir l'inclinaison sur 2 axes. Vous pouvez également afficher le stigmomètre électronique à côté de la visée classique. Notez que l'affichage de l'écran s'oriente également si l'appareil est en mode portrait ou paysage.

Fujifilm X-T1, test review, affichage stigmomètreFujifilm X-T1, test review, affichage grille
Stigmomètre électronique et grille de visée sur l'écran ou le viseur du X-T1.

Par défaut, l'écran affiche la scène correctement exposée pour réussir son cadrage ; la simulation d'exposition n'intervient qu'au moment de la mise au point. Il est possible de paramétrer cette option pour que la simulation d'exposition soit effective en permanence. La mise au point ne gèle pratiquement plus la visée et même en mode rafale, il est possible de suivre le sujet en déplacement.

Viseur électronique

Fujifilm a opté pour une dalle Oled de 0,5 pouce affichant 2 360 000 points. Le grossissement atteint ici 0,77x (équivalent 24x36) pour un confort de visée inégalée. À titre de comparaison, les viseurs des reflex haut de gamme chez Canon (1D-X) ou Nikon (D4) ont un grossissement respectif de 0,76x et 0,7x. Sur le papier, le X-T1 de Fujifilm fait donc mieux que les reflex. Malgré le grossissement important, la visée est précise et la trame d'affichage est pratiquement invisible.
Le dégagement oculaire est à peine suffisant pour les porteurs de lunette qui devront bouger l'œil pour embrasser le champ couvert. Bon point, le viseur est équipé d'un détecteur de présence qui permet de basculer automatiquement d'un affichage à l'autre.

L'affichage est, comme sur l'écran, fluide dans la plupart des situations avec une granulation présente en basse lumière. Le passage d'un environnement sombre à un environnement très lumineux (et inversement) se fait assez rapidement et n'est plus vraiment une contrainte. L'affichage reste assez contrasté avec des noirs assez vite bouchés et des hautes lumières sans détail. S'il s'agit probablement du meilleur viseur électronique du moment, les viseurs optiques conservent, sur certains points, une bonne longueur d'avance.

Mise au point

Mode manuel

Le X-T1 propose plusieurs options pour vous aider à la mise au point manuelle. La première solution est assez classique : la loupe. Elle grossit l'affichage afin de mieux apprécier la mise au point. La seconde solution est plus singulière : le stigmomètre électronique. Un rectangle au centre s'affiche en niveaux de gris et découpe l'image en 3 bandes (vous pouvez passer en mode plein écran en affichant la loupe avec le bouton "Focus Assist"). Les 3 bandes sont décalées tant que la mise au point n'est pas réalisée. Enfin, vous avez la possibilité d'utiliser un système de peaking qui affiche des pixels colorés (plusieurs couleurs disponibles, mais pas de jaune...) autour des objets nets. Notez que le peaking n'est pas opérationnel en vidéo.

Autofocus

Pas de bouleversement technologique de ce côté : Fujifilm reconduit le capteur X-Trans II déjà présent dans le X100S et le X-E2. Celui-ci est équipé d'un système de corrélation de phase intégré dans le capteur. Au final, le compact utilise un système hybride qui fonctionne à la fois par détection de contraste et corrélation de phase, l'appareil sélectionnant automatiquement le meilleur système en fonction de la scène photographiée. En basse lumière, le X-T1 optera pour la détection de contraste classique. En lumière "classique", le boîtier utilisera le système par corrélation de phase.

Système autofocus hybride du X-Trans II, schéma
 

Sur le capteur du X-T1, 142 000 pixels sont dédiés à la mise au point par corrélation de phase. Ces pixels (verts) servent non seulement à la mise au point automatique, mais participent bien sûr à la construction de l'image par interpolation des pixels environnants. Dommage que Fujifilm n'ait pas intégré des modes autofocus plus récents comme le suivi de sujet ou la reconnaissance de visage, la marque étant pionnière dans le domaine.

Fujifilm annonce avoir amélioré les algorithmes du module autofocus. Nous avons noté une grande disparité au niveau de l'autofocus selon les optiques utilisées. En effet, certaines disposent d'une motorisation linéaire (LM) qui permet un déplacement beaucoup plus rapide des lentilles.

Nous avons pu essayer une optique LM (18-55 mm f/2,8-4) pour nos différents tests d'autofocus, notamment sur le suivi d'une personne marchant en direction du photographe. Les résultats sont au final un peu décevants. En effet, avec le mode rafale à 8 ips et la vitesse de déplacement d'une personne marchant d'un pas "normal", nous obtenons un taux de déchet allant du tiers à la moitié des photos en mode priorité mise au point. En mode rafale lent (3 ips), la reconnaissance des visages devient opérationnelle et le taux de déchets est bien moindre.

Par rapport à un reflex classique (le Nikon D7100 par exemple avec son suivi 3D, mais une rafale de 6 ips seulement...), le X-T1 reste en deçà en ce qui concerne le suivi autofocus.

Fujifilm X-T1, test review, suivi autofocus

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