Il faut bien distinguer deux approches dans le jugement de la qualité d'image que procure un objectif : la première se fait de manière subjective et observant des images ; la seconde est objective, en se basant sur les résultats de tests réalisés en laboratoire. L'une ne va pas sans l'autre. De plus, il faut tenir compte des caractéristiques de l'appareil utilisé dans le test.

Canon EOS 5D Mark III
Ici, nous avons opté pour le Canon EOS 5D Mark III équipé d'un capteur 24 x 36 mm de 22 millions de pixels. Le test terrain sert à l'évaluation subjective de la qualité d'image que procure l'objectif.

> Test Canon EOS 5D Mark III

Focale et angle de champ

Une focale correspond à un angle de champ – ou angle de vision – couvert par l'appareil équipé de l'objectif. Plus la focale est importante, plus l'angle de champ est réduit : on parle de longue focale. À l'inverse, plus la focale est courte, plus l'angle de champ est large : on parle de grand angle.

Voici ce que l’on obtient avec le Tamron SP 150-600 mm monté sur le Mark III, qui est équipé d’un capteur 24 x 36 mm. Monté sur un reflex équipé d'un capteur APS-C et avec le coefficient de conversion de 1,5x, on obtient un équivalent 225-900 mm. Cet objectif est idéal pour les photos d'action et animalières. Les très longues focales permettent de garder une grande distance avec les scènes ou les sujets que l'on souhaite photographier.





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Distorsions

Les objectifs ont tendance à "tordre la réalité". Les aberrations géométriques apparaissent lorsque l'on s'éloigne des conditions de Gauss. On rencontre deux types de distorsions géométriques : les distorsions en coussinets et les distorsions en barillets.

Les distorsions dues au Tamron SP 150-600 mm sont très discrètes, même si, sur les bords extrêmes, on constate des verticales qui fuient légèrement vers l'extérieur.





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Vignetage

Tous les objectifs donnent une image dont la périphérie, et particulièrement les coins, sont plus sombres. Le vignetage se mesure en IL (Indice de Lumination) : la valeur indiquée mesure la différence, en IL, entre la quantité de lumière reçue par les bords et celle reçue au centre.

Comme toujours ou presque, avec le Tamron SP 150-600 mm, le vignetage est visible aux plus grandes ouvertures. Il reste modéré et pourra se corriger très facilement en post-production.





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Bokeh

Le bokeh est à mettre en relation avec la profondeur de champ. On peut le comparer à la "qualité" du flou ou encore à la manière dont l'objectif passe du net au flou – notion très subjective, même si certains éléments permettent de prévoir les choses – sur des images à faible profondeur de champ. Il dépend de nombreux paramètres dont principalement la conception de l'objectif, la forme et la taille du diaphragme.

Bien entendu, un 600 mm n'est pas forcement conçu pour du portrait, mais cette focale extrême permet d'obtenir, même à des ouvertures moyennes, de très beaux flous d'arrière-plan et des zones de mise au point très courtes.





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Stabilisation

Le principe d'un stabilisateur optique est simple : ces objectifs sont équipés d’une petite lentille montée sur un système de micromoteurs qui lui permet d’être mobile, c’est-à-dire de pouvoir bouger dans deux directions : verticale et horizontale. Ces micromoteurs sont actionnés grâce à un système gyroscopique qui détecte les moindres mouvements de l’objectif (et donc du bras du photographe), et les compensent afin de les corriger.
Très schématiquement, si on monte très légèrement son appareil vers le haut, la lentille dans l’objectif se déplace vers le bas. Les deux mouvements s’annulent d’un point de vue optique et c’est comme si l’on n’avait pas bougé.

Avec ce Tamron SP 150-600 mm, nous avons réussi a descendre jusqu'au 1/250 s à main levée au 600 mm.

stabilisation

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